Le projet AMAZON à Fournès



 


En construction

 

Mots clés

Bétonnage, destruction d'espaces naturels et de terres cultivables, prolifération de centres commerciaux, atteinte à la bio-diversité, risques d’inondation, espèces protégées, réchauffement climatique, lutte contre le réchauffement climatique



 

L'actualité






Tous les beaux discours de Madame la Présidente de l'Occitanie sur l'artificialisation des sols et l'arrêt du développement du PLU horizontal mais vertical vole en éclat si vous vous appelez AMAZON.

Sur les meilleures terres agricoles, au confluent du Gardon avec le Rhône dans le Gard

Lieu dit "Bois de Brignon et de la Paie"à Fournés (30).

 


 

FAIT DU JOUR Une plateforme logistique en projet à Fournès,
plusieurs centaines d’emplois à la clé

Pour l'heure, ce ne sont encore que des vignes, tout à côté de la sortie d'autoroute et de la caserne des pompiers de Fournès, mais d'ici un an et demi, ce sera une plateforme logistique.
Le projet, initié à la fin de l'été dernier, avance bon train. " Le permis de construire a été déposé en mairie fin octobre, il est parti au service d'instruction de la Communauté de communes du Pont du Gard (CCPG, ndlr) ", explique le maire de Fournès, Christelle Hinque. Le projet, c'est une plateforme logistique porté par l'entreprise Argon, spécialisée dans " le développement et la location de plateformes logistiques premium ", lit-on sur son site internet.

Une entreprise qui compte des clients prestigieux, comme Décathlon, Castorama ou encore Amazon dans son portefeuille. C'est à un nom de ce type que la plateforme de Fournès sera dédiée. Amazon, selon la rumeur ? " Argan a en vue un client particulier, mais quel que soit le client, il faut qu'il ait les reins très solides, élude le maire. Le bâtiment fait un peu plus de 30 000 m2, avec 300 places de parking, sachant qu'on parle d'emplois en 5x8. " Le terrain fait quant à lui 13 hectares.

Qu'importe, le projet est d'ampleur et on parle de plusieurs centaines d'emplois. " Au minimum 150 emplois au démarrage et on nous a expliqué que ça pourrait aller jusqu'à 600 à la fin de la montée en puissance du site, en comptant la variable de saisonnalité ", explique le député de la troisième circonscription, Anthony Cellier, qui mouille sa chemise sur ce dossier, et table plutôt " sur 300 à 400 emplois. "

" On m'a annoncé jusqu'à 600 emplois," confirme Christelle Hinque. Je me méfie de ce genre de chiffres, mais si ça pouvait être le cas, ce serait un atout exceptionnel pour le territoire. En mairie, nous recevons beaucoup de demandes d'emploi, il y a beaucoup de détresse. " Le Gard présentait un taux de chômage de 12,6 % au troisième trimestre 2018, selon les services de l'État.

Une manne fiscale

C'est que ce projet est une aubaine pour un territoire durement touché ces dernières années par le fermetures de Vitembal, à quelques centaines de mètres du projet d'aujourd'hui, puis de la centrale thermique EDF d'Aramon. Alors, même si " ce n'était pas le projet dont je rêvais pour mon entrée de village, qui est juste en sortie de l'autoroute, il est suffisamment d'envergure pour intéresser la commune et le territoire ", reconnaît Christelle Hinque.

Car outre l'aspect emploi, dont le député " souhaite que les retombées profitent au Gard, car ce sont aussi des classes d'écoles qui ne ferment pas ", il est impossible d'occulter un aspect fiscal. " Ce projet apportera une ressource financière loin d'être négligeable pour la commune, la CCPG et le département ", rappelle le maire, qui a vu passer ses dotations de l'État de 78 000 euros en 2013 à 25 000 euros aujourd'hui.

" La commune percevra la taxe foncière sur le bâti, ce qui nous permettra d'enfin effectuer nos travaux d'eau et d'assainissement, ceux de notre station d'épuration, ou encore des travaux de voirie ", avance Christelle Hinque. Côté communauté de communes, " c'est un projet très important pour le territoire en termes d'emploi et de recettes fiscales ", estime le directeur général des services, Guilhem Quairel.

Un projet qui doit aller vite : " l'objectif du porteur de projet est d'assurer Noël 2020 ", explique Anthony Cellier. Nous avons un peu moins d'un mois de battement sur l'ensemble du projet, c'est très peu. " Alors dès que les premiers contacts ont été pris, en septembre dernier, tout le monde s'est mis en branle pour que le dossier avance. Ainsi, lorsqu'un frein a été détecté, avec la présence d'un couple de pies grièches, une compensation a été rapidement trouvée qui satisfait le porteur de projet, la mairie et la biodiversité avec la sanctuarisation de zones proches.

" J'ai expliqué que la biodiversité était primordiale, mais que face à 200 familles susceptibles de trouver un boulot, il fallait trouver une solution ", raconte le parlementaire, qui salue également le " côté proactif " de la préfecture sur ce dossier. Un dossier aidé par " le côté facilitateur administratif du Contrat de transition écologique (CTE, ndlr) ", affirme-t-il. Ainsi, une fiche projet, qui doit se transformer en fiche action, a été déposée et va rentrer dans le cadre du CTE. À ce stade, difficile d'en dire plus, si ce n'est qu'il y aura des panneaux photovoltaïques sur l'installation. Un point souligné par la CCPG, qui souhaite le voir intégré.

Si tout va bien, les travaux démarreront " en août-septembre 2019, pour une mise en exploitation en juin 2020 ", avance Anthony Cellier. Pour l'heure, Christelle Hinque préfère en parler au conditionnel : " rappelez-vous du village de marques ", glisse-t-elle, évoquant un projet d'envergure qui avait fini par capoter. Un projet qui était prévu… sur le même emplacement que la plateforme logistique.

Courtoisie ObjectifGard / Thierry ALLARD

 

 

Lisez l'intégralité de ce rapport...

 

Lisez l'intégralité de cet article...Un rapport d’Olivia LaVecchia et de Stacy Mitchell
de l’institut de recherche américain ILSR (Institute for Local Self-Reliance)

 

Lisez l'intégralité de cet article...



 

Des emplois espérés avec un projet de plate-forme logistique


Fournès. La zone avait été pressentie pour accueillir un village de marques en 2014.

À proximité immédiate de la sortie de l’A9 (Remoulins – Pont du Gard) et de la RN 100, reliant Nîmes à Avignon, une zone d’une quinzaine d’hectares, située sur la commune de Fournès, bénéficie d’une situation privilégiée qui en fait une zone très convoitée. Jusqu’en 2014, la mairie de Fournès avait l’espoir de voir aboutir un projet d’un village de marques. Validé au niveau de la CDAC (Commission départementale d’aménagement commercial) mais retoqué par la commission nationale, le projet avait définitivement été enterré par le Conseil d’État.

Actuellement, c’est donc un autre projet qui émerge sur cette zone agricole, "identifiée depuis les années 70 comme zone à fort potentiel de développement économique" : celle d’une plate-forme logistique. "Il s’agit d’un projet porté par un privé, la société Argan, explique Christelle Hinque, maire de Fournès. Elle a déposé un permis de construire pour un bâtiment de 30 000 m² ainsi que des locaux administratifs et industriels." Un projet qui nécessite d’y associer de nombreux acteurs : les services de l’État, le Département, la Chambre d’agriculture, le Scot, le Smage, la CCI… "On a à cœur que toutes les règles soient respectées. Ce projet devrait être un des premiers dans le Gard à devoir trouver des solutions de compensations, ce à quoi le porteur de projet travaille. Trois hectares ont notamment été identifiés comme ressource de nourriture pour un couple de pie-grièche. La préfecture a annoncé qu’elle serait très vigilante là-dessus et c’est rassurant pour nous. Ces compensations vont ainsi nous permettre de sanctuariser une partie de nos fosses (une curiosité géologique, NDLR)."

"Composer avec le contexte économique"

Si le nombre de 600 emplois avait été évoqué lors des vœux à la population, la maire reste plus prudente sur un chiffre, même si le projet doit en générer plusieurs centaines. "Que ce soit Amazon ou une autre société, il faudra de toute façon que le groupe ait les reins solides pour pouvoir louer de tels locaux", note Christelle Hinque. Pour la communauté de communes du Pont du Gard, un tel projet est bienvenu. "Les emplois liés à ce projet correspondent totalement à la cible de la population en demande sur notre territoire, précise Guilhem Quairel, directeur général des services de la CCPG. C’est également intéressant en termes de revenu fiscal, puisque cela permettra de compenser les pertes liées à l’arrêt de la centrale thermique d’Aramon."

"Ce projet a l’appui de notre député Anthony Cellier, dans le cadre du CTE (Contrat de transition écologique) en ce qui concerne l’aspect formation. Évidemment, c’est loin d’être le projet dont je rêvais. Mais il faut composer avec l’état actuel des choses et le contexte économique de notre territoire. Tous les jours arrivent en mairie des demandes d’emploi", conclut Christelle Hinque.

"Préserver ces terres agricoles nourricières"

Le projet de village de marques avait généré les oppositions de commerçants gardois et des environs, regroupés en collectif.

À Fournès, des habitants commencent également à réagir à ce nouveau projet. "On est un certain nombre à se mobiliser. On sait notamment qu’Amazon, entre autres, pourrait candidater", explique Patrick Genay, apiculteur.

Ce collectif en train de se structurer dénonce essentiellement la disparition de terres agricoles.

"Ces terres sont dans la zone AOP côtes-du-rhône, c’est du gâchis, alors qu’entre les années 90 et aujourd’hui, notre territoire a perdu beaucoup en biodiversité. On n’est pas opposé à un projet, mais qui porte sur du développement local. Notre territoire vit du tourisme, il y a sans doute mieux à proposer comme paysage aux touristes que ces gros bâtiments logistiques, poursuit Patrick Genay qui a été, durant un an, président de l’office de tourisme du Pont du Gard. Les citoyens vigilants veulent d’autres projets, respectueux des terres nourricières et en ont assez des camions qui nous pourrissent l’air. Notre plus forte volonté est de préserver ces terres agricoles nourricières. Pourquoi ne pas en faire un espace paysager de biodiversité d’expérimentation ?"

Sur l’argument de l’emploi, le collectif est assez dubitatif. "Quand on sait que ces plates-formes logistiques sont très automatisées, le chiffre annoncé nous rend perplexe…"

Courtoisie MidiLibre / Catherine MILLE



 

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