La génétique et le loup

 

 

En élaboration


 

Y-at-il un loup de race pure ?

Faut-il protéger les loups hybrides ?

Tous les loup ne seraient-ils pas des hybrides ?

Comment différencier un loup hybride, un chien errant et un loup de race pure ?




Les analyses réalisées et payées par l'ONCFS ne sont-elles des documents administratifs, ne devraient-elle figurer en anexes des document qui en font la référence ?



En date du 28 août 2018, l'Association Causses-Cévennes d'action citoyenne a sollicité à la communication, à Monsieur Directeur général de l’ONCFS, dans le respect du Code de l’Environnement, (article L.124-1, L124-2 et L124-3), et des Lois en vigueur, des documents administratifs relatifs à la présence d’un loup déterminé comme un loup hybride dans la vallée d'Ossau(64) de lignée italienne et russe.

- la fiche d'indice de présence.
- les analyses génétiques réalisées à la demande des services de l'état.?

En l'abscence de réponse, la Commission d'Accès aux Documents Administratifscommunication, CADA, a été saisie le 13/09/2018.

 




 

Pourquoi l'ONCFS refuse obstinément de communiquer les 228 analyses génétiques réalisées par en France par ANTAGENE en 2017.

C'est grâce à ces analiyses que le comptage des loup en France seraient de 430 ce printemps 2018.

 


 


COMMUNIQUÉ DE PRESSE – 3 JUILLET 2018


L’ONCFS est sous double tutelle des ministères en charge de l’Ecologie et de l’Agriculture

HYBRIDATION DE LA POPULATION DE LOUPS EN FRANCE :

L’ONCFS ASSUME LES MÉTHODES AVEC LESQUELLES IL TRAVAILLE

Depuis le retour du loup en France en 1992, l’Etat a chargé l’Office national de la chasse et de la faune sauvage d’assurer le suivi de la population sauvage. Ces travaux reposent sur la recherche d’indices de présence et de matériel biologique par les 3500 correspondants du réseau Loup-lynx et sur des analyses génétiques à partir des échantillons collectés. A cet effet, l’établissement public a sélectionné le laboratoire Antagene par un processus transparent d’appel d’offre au niveau européen.

Ce laboratoire est reconnu au niveau international sur la génétique des canidés et en particulier sur l’hybridation entre chien et loup. Un premier état des lieux des niveaux d’hybridation en France a été rendu public en septembre 2017 (voir le communiqué). Il confirme l’existence du phénomène d’hybridation à une fréquence faible (sur 120 échantillons exploités, 1,5% relèvent d’une hybridation récente, 6% correspondant à une hybridation plus ancienne). Ce faible taux est par ailleurs cohérent avec ce qui est observé dans d’autres pays européens.

Insatisfait des résultats obtenus par l’établissement public, un collectif d’éleveurs et d’élus a, depuis, mandaté le laboratoire allemand ForGen pour conduire d’autres analyses génétiques sur les loups au moyen de prélèvements sur les carcasses d’animaux domestiques victimes de prédations. Ces résultats (voir le dossier de presse du collectif) annonçaient que près de 80% des échantillons étaient inexploitables et que ceux restants montraient tous - selon ForGen - « un caractère hybride des animaux analysés ».

Il est ici essentiel de comparer la méthodologie choisie par les deux parties en présence : l’établissement public d’une part, et le collectif d’autre part, ne travaillent pas à partir du même type d’échantillons. L’ONCFS et Antagene travaillent à partir d’échantillons de fèces, d’urine, de poils, ou de prélèvements sur des cadavres de loups retrouvés morts ou tués dans le cadre des prélèvements autorisés. Le collectif réalise, lui, des prélèvements sur des carcasses d’animaux prédatés.

Cette approche peut compromettre de manière importante la fiabilité de l’analyse, le délai entre l’attaque et le prélèvement pouvant donner lieu à contamination par d’autres espèces. La seule exception concerne le loup tué lors d’un tir de défense sur la commune de Bayons (Alpes de Haute Provence), sur lequel des échantillons ont été prélevés tant par le collectif d’éleveurs et d’élus que par l’ONCFS.

Ces deux démarches parallèles aboutissent à des résultats divergents : côté ForGen, tous les échantillons analysés de façon conclusive seraient des loups hybrides non italo-alpins, alors que les résultats d’Antagene montrent moins de 2% d’hybrides de première génération et 100 % d’origine italo-alpine (mis à part un individu récemment identifié en Lozère : voir le communiqué). L’animal prélevé à Bayons ne fait pas exception. En effet, d’après le collectif L113 qui fait partie des mandants de ForGen cet individu serait un hybride de loup balte et de chien berger allemand (voir le post Facebook de L113) A ce stade aucune information détaillée n’est disponible sur ce résultat et sur la méthodologie que ce qui figure sur cette page Facebook.

De son côté, le laboratoire Antagene par la méthodologie déjà publiée (voir le communiqué) identifie un loup d’origine italo-alpine. Ce résultat a été communiqué au groupe national loup
COMMUNIQUÉ DE PRESSE – 3 JUILLET 2018
www.oncfs.gouv.fr
L’ONCFS est sous double tutelle des ministères en charge de l’Ecologie et de l’Agriculture
réuni le 7 mai 2018. Il sera repris dans la prochaine publication du réseau ONCFS Loup-lynx (qui sera disponible en libre téléchargement comme l’ensemble de ces bulletins à l’adresse suivante).

L’ONCFS rappelle que les résultats de tous les indices, y compris génétiques, collectés par ce réseau sont rendus publics via ses publications (voir par exemple les numéros 35 et 36).

Une clarification scientifique nécessaire : la confrontation des résultats

Dans un souci de transparence et d’apaisement du débat public, l’ONCFS a donc entrepris en début d’année une démarche de confrontation entre les deux laboratoires Antagene et ForGen pour investiguer conjointement les raisons de ces divergences. Après plusieurs mois d’échanges entre laboratoires, l’ONCFS fait le constat que le rapportage factuel des divergences de méthodes reste sans suite, et ce malgré les multiples relances de l’établissement public. Alors que l’ensemble des méthodes utilisées par le laboratoire Antagene a été précisément décrit dans son rapport disponible en ligne (voir le communiqué), l’ONCFS n’arrive pas à obtenir de description précise des méthodes d’analyse utilisées par ForGen, de telle sorte qu’il est impossible pour un autre laboratoire de les comprendre en détail et d’éventuellement les reproduire. De même, aucune description précise des résultats obtenus et des modalités d’interprétation n’a pu être obtenue.

Or, ces informations sont un prérequis indispensable à des échanges scientifiques constructifs pour expliquer les différences de résultats : en leur absence aucune analyse croisée, démarche pourtant envisagée dans le processus, ne pourrait apporter de clarté à la controverse actuelle. Outre la méthode de collecte des échantillons, sont en jeu les étapes des techniques moléculaires adaptées aux échantillons récoltés ainsi que les méthodes d’interprétation des résultats en passant par les outils logiciels.

Ainsi, le collectif a d’abord indiqué que ForGen ne travaillait pas sur l’ADN mitochondrial pour établir l’espèce et sa lignée (voir le bilan des analyses génétiques effectuées par ForGen) alors que c’est le standard dans la communauté scientifique nternationale (le « code barre » du vivant, voir ce lien pour plus d'information). Cependant, la récente communication sur la page Facebook du collectif L113 à propos du loup de Bayons (voir le post Facebook de L113) indique que, pour ce cas précis, une analyse mitochondriale a été réalisée. Il est même affirmé qu’il s’agit d’une analyse « commune à tous les laboratoires, en se référant à une base de données internationale », sans qu’on sache pourquoi elle n’a pas été jugée pertinente pour les précédentes analyses. On peut supposer toutefois que cela signifie que pour cette analyse ont été utilisées les séquences de référence d’identification des différentes espèces et lignées de canidés (y compris la lignée de loups italo-alpins) disponibles librement sur la base GenBank.

La phrase « Les analyses mitochondriales, comparées à la base de données internationale, l’ont confirmé en décelant dans sa lignée maternelle 5 types de chiens et 10 types de loups issus d’Eurasie (même d’Alaska) et un peu d’italien. » est particulièrement difficile à interpréter sans disposer de plus de détails sur les analyses pratiquées puisque l’ADN mitochondrial permet de caractériser certaines lignées et non d’identifier des croisements. En effet, l’hybridation ne peut être décelée que par une analyse fine de l’ADN hérité des deux parents (l’ADN nucléaire). Pour deux espèces extrêmement proches comme le loup et le chien (plus de 99% d’ADN commun), un panel de marqueurs permet d’assigner par une méthode statistique des combinaisons d’allèles caractéristiques des différentes populations susceptibles de se croiser (loups et chiens) et de leurs hybrides. La méthode d’interprétation et d’attribution des différentes combinaisons rencontrées utilisée par ForGen n’est pas disponible à un niveau de détail qui permette sa reproduction par un tiers.

L’ONCFS s’est efforcé d’obtenir du laboratoire ForGen une description précise et reproductible des méthodes employées et des résultats obtenus, conforme aux pratiques en vigueur dans la communauté scientifique internationale. Après six mois d’échanges infructueux, l’ONCFS se voit au regret de constater que ce laboratoire ne souhaite pas qu’il soit possible d’expliquer les divergences de résultat.

L’ONCFS poursuit en parallèle son travail de fond afin d’améliorer la connaissance de la présence du loup en France. Ce travail se place dans le cadre de la gouvernance du plan national d’action sur le loup et les activités d’élevage, associant toutes les parties prenantes. En particulier l’ONCFS se tient à la disposition du Conseil Scientifique de ce plan.

A l’instar du dernier bilan sur l’hybridation édité en ligne en 2017, l’ONCFS s’attache à produire avec Antagene un nouveau bilan actualisé sur les résultats des analyses génétiques récentes dans le courant de l’été. Ces données viendront éclairer la gestion et pourront contribuer à prendre les mesures nécessaires pour limiter le phénomène d’hybridation en nature, comme préconisé par la Convention de Berne.


CONTACTS PRESSE
David Gaillardon
Responsable communication
01 44 15 10 44david.gaillardon@oncfs.gouv.fr

Nirmala Séon-Massin
Directrice adjointe de la recherche et de l’expertise
01 30 46 60 46 / 06 42 95 46 02
nirmala.seon-massin@oncfs.gouv.fr

 

 

Au nom du collectif L113, Bruno Lecomte a présenté devant la Commission d'aménagement du territoire le problème de l'hybridation des loups, analyses génétiques à l'appui. Le collectif lance aujourd'hui un appel aux sénateurs en résumant les explications fournies.
Vidéo des explications pour le Sénat : https://youtu.be/SnVpA8tY0zg
Officiellement la colonisation des loups en France résulte de l'arrivée naturelle de loups italiens. Les autorités ont annoncé leur arrivée dans le Mercantour en 1992.Quelle est la particularité des loups italiens ? D'après les experts, ce sont pour la plupart des hybrides. Que s'est-il passé ?
Dans les années 70, la population de loups italiens était en déclin. On recensait moins d'une centaine d'individus sur la chaîne des Apennins. A la même époque, l'Italie comptait un million de chiens errants environ. La promiscuité de ces deux espèces a entraîné une hybridation des loups, phénomène remarqué dès les années 1980 et qui a fait l'objet d'une étude du biologiste Luigi Boitani en 2015. Son plan d'action de conservation du loup en Italie décrit un phénomène d'hybridation quasiment généralisé dans toute la péninsule italienne.
Hybrides contre loups purs
Les écologistes partisans de la conservation de la nature, en particulier l'UICN (union internationale de conservation de la nature) et la LCIE (Large carnivors initiative for Europe), ont dans un premier temps décidé de protéger les loups purs, non hybrides, conformément à leur idéologie. En témoignent leurs " Instructions pour les plans de gestion des niveaux de population pour les grands carnivores " de 2008 qui indiquent clairement que l'hybridation loups-chiens fait perdre les caractéristiques du loup pur.
Mais devant l'importance du phénomène d'hybridation, l'UICN a tenté par la suite d'inclure les hybrides dans les espèces à protéger strictement au même titre que les loups. En 2014, elle a fait rédiger une recommandation à la convention de Berne en ce sens. Ce durcissement de la Convention de Berne a provoqué une levée de boucliers chez les éleveurs qui se sont mobilisés. Sous la pression discrète de Ségolène Royal, la recommandation 173 à la Convention de Berne du 2014 a pris une toute autre tournure. Elle préconise finalement le repérage et l'élimination de tous les hybrides sous le contrôle du gouvernement. L'Etat est donc responsable de la gestion des loups hybrides qu'il doit éliminer pour préserver les véritables loups.
Il n'en reste pas moins que les prédations de loups ou d'hybrides n'ont cessé d'augmenter et de se répandre sur le territoire. Aujourd'hui, plus du tiers des départements est touchée, les prédateurs arrivent en plaine.
Devant l'inefficacité des mesures de protection imposées, l'expansion des dégâts, le comportement familier du loup ou pseudo-loup et sachant que les hybrides devaient être supprimés, des éleveurs ont décidé de faire analyser l'ADN des prédateurs prélevé sur les victimes. Objectif : déceler les hybrides pour les éliminer, ce que l'ONCFS (office national de la chasse et de la faune sauvage) a toujours refusé. L'ONCFS reconnaît d'ailleurs par écrit (comité de veille sur le loup décembre 2017) que les analyses commanditées jusqu'en 2016 au laboratoire d'écologie alpine (LECA) dirigé par Pierre Taberlet, n'étaient pas destinées à la détermination et à la quantification des hybrides.
L' ADN à la portée de tous
Par chance, les analyses ADN ont fait un bon technologique ces dix dernières années et se sont banalisées. Les laboratoires privés spécialisés dans ces recherches se sont multipliés. Les éleveurs ont donc trouvé un laboratoire en Allemagne répondant aux qualités requises, le laboratoire FORGEN, expert en médecine légale et auprès des tribunaux allemands. De son côté l'ONCFS a laissé tomber le laboratoire de Pierre Taberlet pour conclure un marché de plus de 500 000 € avec le laboratoire ANTAGENE situé dans la région lyonnaise.
Avant de parler des résultats, quelques précisions :
1 - selon la convention de Washington, les canidés qui détiennent moins de 25 % de gênes de loups sont considérés comme des chiens, de 25 à 75 % de gènes de loups sont considérés comme étant des loups hybrides, et ceux qui détiennent plus de 75 % de gènes de loups sont considérés comme étant des loups purs.
2 - Il y a deux types d'analyses,
- les analyses mitochondriales qui ne portent que sur la lignée maternelle. L'hybridation est plus difficile à déceler car une seule lignée est analysée.
- Les analyses nucléaires. Celles-ci portent sur les deux lignées. La méthode est plus précise mais elle nécessite de bons marqueurs génétiques.
Résultats des analyses effectuées sur nos prélèvements en 2017 (lien internet)
Les analyses du laboratoire FORGEN effectuées à la demande des éleveurs révèlent que :
- Sur 127 prélèvements effectués sur des victimes (brebis, veaux, lamas, …) en prélevant la salive du loup ou de l'hybride, ou sur des-soit disant loups, seuls 20 échantillons ont pu être analysés correctement. Cela découle d'un problème de rodage. Il faut apprendre à prélever correctement la salive du prédateur et non le sang, savoir le conserver etc…
- Sur ces 20 prélèvements analysés correctement, tous provenaient d'hybrides.
- Ils ont aussi révélé que les loups inclus dans ces hybrides provenaient de Russie ou des pays Baltes y compris pour des prélèvements effectués dans le Sud de la France. On est loin du loup italien.
Ces résultats sont d'autant plus inquiétants que les frères et sœurs d'un loup hybride sont également hybrides, et que leurs descendants le seront également.
Le loup de Bayons est un cas d'espèce. Il a été tué le 1er décembre 2017 alors qu'il menaçait l'éleveur. Cet exemple met un terme à toutes les notes critiques formulées par l'ONCFS sur la méthode car :
- Le prélèvement a été effectué sur le canidé directement et non pas sur une brebis
- Il a été effectué devant des témoins maire, journalistes, éleveurs. (l'huissier de justice a été empêché à cause des précipitations neigeuses)
- Il y a eu une analyse nucléaire avec les marqueurs spécifiques du laboratoire allemand FORGEN
- Et une analyse mitochondriale qui est une analyse commune à tous les laboratoires, en se référant à une base de données internationale.
Le collectif d'éleveurs L113 a saisi le préfet de région par lettre recommandée avec copie aux ministères de l'agriculture et de la transition écologique, pour qu'il demande à l'ONCFS d'engager les analyses du loup de Bayons puisqu'il dispose des prélèvements du cadavre.
Début janvier nous avons reçu les résultats du laboratoire FORGEN. Le " loup " de Bayons est un hybride de loup balte et de chien berger allemand. Les analyses mitochondriales, comparées à la base de données internationale, l'ont confirmé en décelant dans sa lignée maternelle 5 types de chiens et 10 types de loups issus d'Eurasie (même d'Alaska) et un peu d'italien.
Au mois de mai, nous n'avons toujours aucun résultat des analyses commanditées par l'ONCFS alors que d'après le contrat de marché public signé entre l'ONCFS et ANTAGENE, ce laboratoire doit transmettre les résultats à l'ONCFS dans les 2 mois qui suivent la remise des échantillons. Pourquoi dans ces conditions l'ONCFS refuse-t-il toujours de communiquer les résultats des analyses d'échantillons envoyés en décembre ? On sait pourtant que la recherche des organismes publics (telles celles du Bureau de recherche géologique et minière), financée par des crédits publics, doit être restituée au public par des publications. Un marché de 395 370 euros (loup) et 131 790 euros (ours) par an ( PLUS D'UN DEMI MILLION D'EUROS non financé par des fonds de l'Union européenne ) ne permet pas d'obtenir un seul résultat dans les délais prévus par l'appel d'offre ?? Le collectif d'éleveurs L 113 attribue ce silence au manque de transparence de l'ONCFS sur la question des grands prédateurs et en particulier du loup.

Omerta et manipulations

Ce fait est révélateur. Il s'inscrit dans une longue de série d'autres faits que le collectif tient à faire connaître.
1 - Nous n'avons toujours pas obtenu la communication des 5000 analyses génétiques brutes qui ont été réalisées depuis 1996 et nous permettraient de comprendre le processus du retour des loups en France.
2 - Ce n'est qu'après la publication de nos premières analyses ADN en novembre 2017, montrant une forte proportion d'hybrides, que l'ONCFS a timidement reconnu l'existence de 7% d'hybrides en France, pas plus.
3 - A partir de ce moment, l'ONCFS a systématiquement dénigré la qualité des analyses réalisées par le laboratoire FORGEN pourtant officiellement reconnu Outre-Rhin, allant jusqu'à remettre en cause sa méthodologie alors que l'ONCFS se garde bien de publier la sienne.
La différence des taux d'hybridation annoncés par les laboratoires FORGEN (le nôtre) et ANTAGENE (celui de l'ONCFS) pourrait s'expliquer par la différence des bases de données servant de référence aux analyses ADN.
FORGEN dispose d'une importante base de données de chiens (700 races, dont 100 races européennes) avec 10 marqueurs spécifiques, et de bases de données de loups purs de diverses origines. Cependant, il lui manque des données sur le loup italien, ce qui ne lui permet pas d'affirmer la présence ou l'absence de loups italiens dans ses analyses nucléaires.
Du côté d'ANTAGENE, le nombre de chiens et les races n'ont jusqu'à présent pas été précisés dans les analyses réalisées avec leurs 22 marqueurs spécifiques. On ignore également si ce laboratoire possède une base de données de loups purs.
Par contre, nous savons que l'ONCFS a dès le début pris pour étalon le " loup du Mercantour " (déclaration de Pierre Taberlet, laboratoire LECA, 2003), une race qui n'existe pas et n'est donc pas répertoriée à l'échelon international. Nous nous interrogeons donc sur la validité des analyses réalisées à partir de cet étalon par le LECA dans le passé et nous aimerions savoir si cette fantaisie persiste aujourd'hui.
4 - La solution serait de confronter les échantillons témoins-référence, une pratique courante entre laboratoires et scientifiques, qui se fait généralement par mails. Cette confrontation permettrait de comprendre l'écart des résultats. Mais l'ONCFS y a opposé son veto, en se déclarant propriétaire exclusif des prélèvements et indices ainsi que des analyses, allant à l'encontre de toute démarche scientifique. Ceci explique que les deux laboratoires ne se soient encore jamais rencontrés. Ceci a été confirmé par la lettre de l'ONCFS du 23 février 2018 à notre avocat.
5 - Au niveau de la méthodologie, nous aimerions savoir si la pratique de Pierre Taberlet, d'exclure les échantillons qui ont présenté un résultat de chiens dans les analyses mitochondriales, (mais qui peut être un loup hybride) persiste toujours.
6 - Enfin, nous avons demandé en vain que les prédateurs abattus et les animaux prédatés fassent l'objet d'analyses en double, par les deux laboratoires. Nous n'avons toujours pas de réponse.
Dès le début, l'ONCFS a clairement pris position en faveur des hybrides, montrant ainsi que la protection du loup n'est pas l'objectif recherché. Puisqu'il est impossible de modifier la directive habitat ou la convention de Berne, le seul moyen de nous en sortir est d'appliquer la recommandation 173 de la convention de Berne, ce qui implique de repérer et d'éliminer les loups hybrides. Ceci permettra de diminuer drastiquement le nombre de " loups " en France, dont le coût pour la collectivité s'élève à 400 000€ par loup. (80 000€/an sur 5 ans pour indemnisations et moyens de protections). Sans compter le coût des analyses, ni le coût du personnel : ONCFS,DDT, DREAL, pour le suivi et études en tout genre.
Nous demandons aux sénateurs soucieux de préserver notre biodiversité, nos paysages, notre patrimoine et notre économie, de nous aider à faire respecter la loi.

Initiateur des analyses génétiques, le collectif L113 a réalisé le document présenté le 14 mars dernier devant la commission d'aménagement du territoire qui s'est penchée sur le loup.
Il est constitué d'éleveurs amateurs et professionnels, particuliers, chasseurs, élus, etc…
Les analyses génétiques ont été financées par le collectif L113, les associations Cercle 12 / Cercle 48, et Association des éleveurs et bergers du Vercors Drôme-Isère.
Nous avons eu le soutien financier d'autres associations, syndicats, particuliers, et collectivités. Ces dons nous aident à financer aussi les actions juridiques. Nous leur en sommes tous reconnaissants.

 




L'actualité




La transparence n'est toujours pas au rendez-vous !


Malgré l’importance et la reconnaissance juridique du droit à l’information en matière environnementale, nos multiples relances auprès de l’O.N.C.F.S. pour obtenir des renseignements complets et utilisables sur les caractéristiques génétiques des loups en France, sont restées vaines.


Pour pallier à ce manque de transparence entretenu depuis des années par les autorités publiques, et l’O.N.C.F.S. Eleveurs et élus ont dû, par leurs propres moyens, et en dépit des pressions exercées pour les en dissuader, recourir à des prélèvements sur les animaux domestiques tués ou blessés lors des attaques (ovins, bovins, équidés, camélidés,...),mais aussi sur des loups abattus légalement.

L'ONCFS accepte de confronter ses analyses génétiques à celles de L113. Des mois ont passés.
Les analyses (ADN (génome mitochondrial) du laboratoire Antagène doivent être communiquées afin d'être comparées avec celles du laboratoire Forgen ADN (nucléaire).

 

 






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L’hybridation du loup en France : Un phénomène très limité

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Antagene sort du bois



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Les analyses génétiques

 

 

 

 

 

 




Association Causses-Cévennes d'action citoyenne
Avenue du Devois, Le Devois, Saint Sauveur Camprieu, 30750, tel 0467826111.
Site internet : http://www.accac.eu Email: adhca@live.fr

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 



 

Les statuts

 

Le loup Index

 




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Le collectif
L 113

 

Yann Souriau


ABEV

association des bergers et éleveurs du Vercors


PAN

Patres des Alpes du Nord


Cercle 48


Cercle 12



 

Que faire en cas d'attaque ?

 

Réaliser un prélèvement

 

Les constats de l'Oncfs

 

Réponses possibles de l'administration

 

Faire un recours

 

Ester en justice

 


 

Une base de données extraordinaire sur :

Le monde des Pyrénées

 

et le loup dans les
Pyrénées et en France

 


 

Directive 92/43/CEE du Conseil du 21 mai 1992 concernant la conservation des habitats naturels ainsi que de la faune et de la flore sauvages

 

Convention de Berne

CONVENTION RELATIVE À LA
CONSERVATION DE LA VIE SAUVAGE
ET DU MILIEU NATUREL DE L'EUROPE

 

Recommandation n° 17 (1989) du comité permanent relative a la protection du loup (Canis Lupus)
en Europe

 

Commission d'enquête sur
la présence du loup en France
et l'exercice du pastoralisme en montagne


RAPPORT
FAIT
AU NOM DE LA COMMISSION D’ENQUETE SUR LES CONDITIONS
DE LA PRÉSENCE DU LOUP EN FRANCE ET L’EXERCICE
DU PASTORALISME DANS LES ZONES DE MONTAGNE

 

RAPPORT
FAIT
AU NOM DE LA COMMISSION D’ENQUETE SUR LES CONDITIONS
DE LA PRÉSENCE DU LOUP EN FRANCE ET L’EXERCICE
DU PASTORALISME DANS LES ZONES DE MONTAGNE (1)




 

IUCN