Le loup en Lozère


 


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Arrêté 19-096

portant d'élimination d'une zone difficilement protégable au sien d'un front de colonisation du loup dans le sud ouest du Massif central, Aveyron, Tarn, Hérault, Lozère,

Cet arrêté vient en application de l’article 37 de l’arrêté du 19 février 2018 fixant les conditions et les limites dans lesquelles des dérogations aux interdictions de destruction peuvent être accordées par les préfets concernant le loup.





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La brigade anti-loup du Massif Central serait implantée en Lozère

Le 4 octobre, la présidente du Département de la Lozère, Sophie Pantel, et le sénateur, Alain bertrand, étaient reçus au ministère de l'Environnement accompagnés par Michèle Manoa, vice-présidente du conseil départemental en charge des Politiques territoriales et Europe et d'André Barret, le maire d'Hures-la-Parade. Ce rendez-vous fut l'occasion d'évoquer la problématique du loup en Lozère.
Selon les estimations de l'Office national de la chasse et de la faune sauvage, le "canis lupus" a vu sa population tripler en dix ans en France, de 100 à 300 individus environ. A ce titre, il n'est donc plus une espèce en voie de disparition et paraît à ce titre incompatible à long terme avec l'élevage extensif lozérien.

Un signal fort pour l'élevage

Les élus lozériens ont obtenu la confirmation qu'une antenne sud Massif Central de la brigade nationale anti-loup allait être créée et que cette antenne serait installée en Lozère et composée de quatre agents (dont trois recrutements sont en cours). Selon le ministère, la brigade sud Massif Central interviendra en Lozère "aussi souvent que de besoin" y compris en temps de neige. C'est un signal fort en faveur des éleveurs.

À plusieurs reprises déjà, la présidente du Département et le sénateur avaient alerté le Gouvernement de la nécessité de trouver des réponses complémentaires aux dispositifs de protection qui existent pour diminuer la vulnérabilité des troupeaux. A l'époque, leurs entrevues au ministère de l'Environnement avec Ségolène Royal puis avec le Président de la République et enfin avec le Premier ministre à Paris et lors du Congrès de la race brune à Mende leur avait permis d'obtenir l'autorisation des tirs de défense en zone cœur du Parc national des Cévennes.

Lors du rassemblement anti-loup de Prévenchères, récemment, alors qu'il avait pris de nouveaux arrêtés, le préfet de la Lozère nous avait également confirmé avoir transmis un important dossier au ministère pour défendre ce choix de la Lozère, "departement le plus impacté du Massif Central" selon Hervé Malherbe, pour cette localisation de cette brigade. Cette dernière était venue ponctuellement en juillet et en août dernier, sur le causse Méjean , sans avoir pu prélever un seul animal.

Source : Midi Libre le 4 octobre 2016






Communiqué de l'ASPAS / 15 juin 2016

Alors que de nouvelles coupes budgétaires affectent le ministère de l’Écologie (2 départs à la retraite sur 3 ne seront pas remplacés dans les parcs nationaux notamment), l ’État trouve tout de même le budget pour l’embauche de 10 « emplois jeunes » afin d’aider à mieux tuer des loups.

Jusqu’où ira la ministre de l’Écologie dans l’ignominie ?

Pendant que l’association FERUS met en place des bénévoles pour assister les éleveurs et favoriser la cohabitation, Ségolène Royal embauche des jeunes pour tuer des loups. Cherchez l’erreur et qui est sur la bonne voie !

La préfète des Alpes-de-Haute-Provence l’avait annoncé lors du dernier congrès de la Fédération Départementale des Chasseurs du 04 à Digne-les-Bains en avril dernier. Ce n’était hélas pas un gag et elle était bien renseignée Madame la Préfète…

L’ONCFS est donc chargée de recruter 10 « jeunes » pour la création d’une « Brigade Loup » dont le rôle essentiel sera de participer aux opérations de défense des troupeaux et aux opérations de prélèvements ordonnées par l’État.

Belles missions pour ces jeunes tueurs d’une espèce protégée dans notre pays !

FERUS, une fois de plus, dénonce l’attitude irresponsable de nos plus hautes autorités qui, au lieu de développer et mettre en place les mesures de protection des troupeaux, choisissent le fusil pour « régler le problème ». Le jour viendra où il faudra bien rendre des comptes et les citoyens sauront se souvenir de l’incohérence de ces décisions.

Projet emploi jeune / brigade loup (compétences nécessaires et profil recherché : « Aptitude au maniement des armes de catégories C et D (armes de chasse lisses et rayées) »; « Permis de chasser, la possession du Brevet Grand Gibier serait un plus » ; « Expérience souhaitée dans la pratique de tous les modes de chasse » !!!)


Communiqué de presse, FERUS, 15 juin 2016

Loup, le déni d'écologie du gouvernement

La ministre de l'environnement, Ségolène Royal et son collègue de l'agriculture, Stéphane Le Foll, sont bien décidés, une fois de plus, à passer en force et à prendre un nouvel arrêté de destruction de loups, alors même que la population de loups diminue en France et que, dans le même temps, le nombre de dégâts aux troupeaux, remboursés par les pouvoirs publics, augmente toujours, restant à un niveau bien trop élevé ! Un non-sens qui ne semble pas déranger les deux ministres. Ils n'hésiteront pas, une fois de plus, à ignorer les témoignages très majoritairement hostiles des citoyens à la consultation publique.

L'arrêté en cours de consultation publique prévoit l'abattage de 36 loups dans un premier temps, alors que pour la première fois, l'estimation du nombre de loups en France n'est pas officiellement connue. Il était en baisse importante en 2014 (chiffres ONCFS), avant même l'abattage de 36 loups et la mort plus ou moins suspecte d'une dizaine d'autres. Il est donc très probable qu'au cours de l'année 2015 la population française de loup a chuté de façon significative.

En dépit à la fois de la dégradation de l'état de conservation de cette espèce au cours des deux dernières années et de l'absence de " résultats " sur les attaques de troupeaux, les décideurs de la République au plus haut niveau ont choisi de garder la même stratégie dogmatique d'abattage de loups, plutôt que de développer les moyens de protection des troupeaux, seule mesure capable de faire cohabiter durablement pastoralisme et loup. C'est ce qui est appliqué avec succès dans tous les autres pays européens et c'est ce que Ferus met en oeuvre depuis plus de 15 ans avec son action " pastoraLoup ", sur un certain nombre d'estives en zones à loups…

Nos loups ne sont pas une exception européenne et ne sont pas les responsables du malaise économique de l'élevage, notamment de la filière ovine.

Alors que la ministre nous promet l'adoption de " la loi pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages " avant la fin de l'année, elle lancerait un bien mauvais message en s'entêtant à multiplier les abattages de loups, une des espèces clé des équilibres biologiques de notre nature. Un non-sens qui sonnerait comme une provocation auprès des français qui attendent un peu plus de sérieux dans la gestion des enjeux environnementaux auxquels nous sommes confrontés et moins d'écoute à l'égard des lobbies de l'agriculture et de la chasse.

Ferus rappelle que depuis plus de deux ans, la ministre a systématiquement refusé toutes ses demandes de rendez-vous, comme elle les a d'ailleurs également refusées aux autres associations françaises de protection de la nature, notamment celles du collectif CAP-Loup. Pendant cette même période, Mme Royal a reçu a plusieurs reprises les représentants des organisations agricoles et des fédérations de chasse au sujet du loup.

Notre ministre aura t-elle le courage, en fin de mandat, de développer une véritable réflexion sur une politique loup cohérente, axée enfin sur la protection des troupeaux et non sur une soumission aux diktats des lobbies des mondes de l'élevage et de la chasse ?



Arrêtés préfectoraux juillet et août 2016

Arrêté préfectoral n° DDT-BIEF-2016-210-0001 du 28 juillet 2016 autorisant la réalisation de tirs de défense renforcée en vue de la protection contre la prédation du loup (Canis lupus) du troupeau de Madame Laure GAL

ARRETE N° DDT-BIEF 2016-217-0001 du 4 août 2016 autorisant la réalisation de tirs de défense renforcée en vue de la protection contre la prédation du loup (Canis lupus) du troupeau de M. Jean-Marc EMILIAN pour le GAEC Toulousette

ARRETE N° DDT-BIEF 2016-217-0002 du 4 août 2016 autorisant la réalisation de tirs de défense renforcée en vue de la protection contre la prédation du loup (Canis lupus) du troupeau de Madame Patricia GRANAT pour le GAEC de la Viale

ARRETE N° DDT-BIEF 2016-217-0003 du 4 août 2016 autorisant la réalisation de tirs de défense renforcée en vue de la protection contre la prédation du loup (Canis lupus) du troupeau de M. Frédéric DESGATS-GOBILLOT pour le GAEC DESGATS-GOBILLOT

Arrêté préfectoral n° DDT-BIEF-2016-225-0001 du 12/ 08/2016 autorisant M. NAVECTH Théophile, au nom du GAEC du Petit Buis, à effectuer des tirs de défense avec une arme de 5ème catégorie en vue de la protection de son troupeau contre la prédation du loup (Canis lupus)

Arrêté préfectoral n° DDT-BIEF-2016-225-0002 du 12 août 2016 autorisant M. JOSEPH Xavier, au nom du GAEC N’AUTRE CHEMIN, à effectuer des tirs de défense avec une arme de 5ème catégorie en vue de la protection de son troupeau contre la prédation du loup (Canis lupus)

Arrêté préfectoral n° DDT-BIEF-2016-225-0003 du 12 août 2016 autorisant la réalisation de tirs de défense renforcée en vue de la protection contre la prédation du loup (Canis lupus) du troupeau de M. René RIESEL


 

Plan national loup, le préfet de la Lozère a été reçu par Madame Ségolène ROYAL

Le 25 juillet dernier, le Préfet de la Lozère et le Préfet de l'Aveyron ainsi qu’une délégation représentant les éleveurs lozériens et aveyronnais ont été reçus par Madame Ségolène ROYAL, ministre de l’environnement, de l’énergie et de la mer (MEEM).

Préalablement, une réunion préparatoire présidée par le Préfet et réunissant les éleveurs du causse méjean, le conseiller technique de la Ministre et le Directeur en charge de la biodiversité du MEEM avait eu lieu sur le terrain à Hures-la-Parade.

Cette rencontre ministérielle a permis de faire un état de la situation de la prédation dans le département et des mesures de protection et de gestion mises en œuvre, dans le cadre du plan national Loup.

Il convient de rappeler que dans le département, depuis le début de l’année 2016, les attaques de loup ont entraîné 74 brebis tués et 58 blessées (151 tués et 157 blessées sur l’année 2015).


La Ministre a donc décidé la création pour les départements du Massif central d’une brigade loup. Cette nouvelle brigade loup fait suite à celle créée par la Ministre en 2015 pour les départements de l’arc alpin et dont les résultats ont été jugés comme étant très satisfaisants. Afin d’être opérationnelle sans délai, elle sera constituée dans un premier temps d’agents des Brigades Mobiles d’Intervention de l’ONCFS (Office national de la chasse et de la faune sauvage). La ministre a chargé l’ONCFS de lui faire des propositions de scénarios, pour la mise en place d’une solution pérenne qui privilégie une localisation dans les territoires, des personnels brigade loup.

D’ores et déjà, un détachement de l’ONCFS est intervenu, début août, dans le cadre des tirs de défense renforcée autorisés par le Préfet auprès des troupeaux victimes de la prédation du loup sur le causse Méjean dans l’attente de la création de la brigade. Un autre interviendra du 30 août au 3 septembre.

Source : http://www.lozere.gouv.fr /02/09/2016




Loup : dispositifs existants pour la protection des troupeaux et les tirs de défense

Dans une période de remise à l’herbe progressive des troupeaux, Hervé MALHERBE, préfet de la Lozère, souhaite rappeler les dispositifs existants pour leur protection face à la prédation du loup.

Mesures de protection des troupeaux

Les éleveurs de troupeaux ovins et caprins situés sur les zones exposées à la prédation peuvent mettre en place des dispositifs de protection. L’État propose des subventions pour l’achat et l’entretien de chiens de protection, l’achat de clôtures (parcs de nuit mobiles électrifiés ou clôtures fixes électrifiées) ou le surcoût de gardiennage (embauche d’aide-berger ou gardiennage fait par l’éleveur pour rentrer les brebis la nuit en bergerie par exemple).

Autorisations de tirs de défense

D'après l'arrêté ministériel du 30 juin 2015 qui encadre les conditions de destruction du loup, les éleveurs peuvent demander une autorisation de tir de défense de leur troupeau. Cette autorisation individuelle permet à un éleveur de tirer sur un loup, lors d’une tentative d’attaque.

Une telle autorisation de tir n’est possible qu’à la condition que l’éleveur ait mis en œuvre de moyens de protection ou que son troupeau soit reconnu comme "non-protégeable".

Pour plus de renseignements :

- Les éleveurs qui souhaitent obtenir un tir de défense doivent en faire la demande auprès de la Direction départementale des territoires de la Lozère (Sébastien DAMBRUN au 04 66 49 41 31)

Source : http://www.lozere.gouv.fr / 19/05/2016





Loups en Lozère : la justice suspend un arrêté autorisant les tirs de prélèvement

Des tirs de loup sont stoppés grâce aux associations citoyennes ! Le Tribunal administratif de Nîmes vient de donner raison à lASPAS, Ferus, One Voice et l’ALEPE, en suspendant d’urgence l’arrêté préfectoral du 22 juillet 2016 qui ordonnait illégalement le « tir de prélèvement renforcé » d’un loup pour une durée de 6 mois sur 6 communes dans le secteur du causse Méjean, en Lozère.

Comme le veulent la majorité des Français[1], les loups doivent être maintenus dans notre pays. C’est chose faite : dans son ordonnance qui suspend l’arrêté ce 9 août, le juge souligne que la pérennité de l’élevage ovin dans le département n’est pas compromise par la présence d’un loup, et relève l’absence de mise en œuvre de « tirs de défense » préalables au tir de prélèvement renforcé.

Le juge administratif rappelle ainsi que des battues aux loups ne peuvent pas être autorisées si tout n’a pas été mis en œuvre pour protéger les troupeaux exposés à un risque de prédation. Il existe en effet des moyens de protection des troupeaux ainsi qu’une gradation des tirs que les préfets peuvent autoriser, qui ne visent à tuer des loups, espèce protégée, qu’en dernier recours, et uniquement si des dégâts sont causés malgré la mise en œuvre de moyens de protection.

lLa justice confirme donc un « doute sérieux quant à la légalité » de cet arrêté préfectoral qui ne respecte pas les conditions définies dans l’arrêté ministériel encadrant les tirs de loups, pourtant lui-même extrêmement permissif.

Il est inadmissible que les préfets, représentants de la loi, continuent d’autoriser le tir d’une espèce protégée alors que de nombreux troupeaux sont laissés sans surveillance ni protection, à la merci des prédateurs naturels mais aussi des chiens divagants.

La solution n’est pas dans les abattages mais dans un changement profond des pratiques d’élevage et du système de subventionnement des éleveurs, qui n’incite actuellement pas suffisamment aux bonnes pratiques.

À l’approche des élections de 2017, ce problème de fond est sûrement trop délicat à aborder par les politiciens de tous bords qui préfèrent multiplier les tirs de loups pour caresser les chasseurs et les lobbies agricoles dans le sens du poil, au risque de prendre des décisions illégales.

Enfin, les associations demandent la fin des tirs de loups, et la suppression des indemnisations pour les éleveurs ne protégeant pas leur bétail.





Comité Grands prédateurs du 18 février 2016





Arrêté relatif à la divagation de loups issus du parc animalier
« Les Loups du Gévaudan »

Publié le 11 mars 2016




Arrêté préfectoral n° 2015-357- 0005 du 23 décembre 2015
abrogeant l’arrêté préfectoral n° 2015352-0006 du 15 décembre 2015 autorisant la réalisation d’un tir de prélèvement en vue de la protection contre la prédation du loup (Canis lupus) des troupeaux domestiques situés sur le causse Méjean (hors coeur du parc national des Cévennes)




Arrêté préfectoral n° 2015352-0006 du 18 décembre 2015

Arrêté préfectoral n° 2015352-0006 du 18 décembre 2015 autorisant la réalisation d’un tir de prélèvement en vue de la protection contre la prédation du loup (Canis lupus) des troupeaux domestiques situés sur le causse Méjean (hors coeur du parc national des Cévennes)



L’Etat facilite l’abattage des loups

36 loups pourront être abattus en France pour la période 2015-2016, contre 24 pour 2014-2015.
Les tensions autour de la présence du loup en France sont toujours aussi vives. A tel point que les ministres de l’écologie et de l’agriculture, Ségolène Royal et Stéphane Le Foll, ont donné un nouveau coup de vis à la législation en adoptant deux arrêtés ministériels, publiés au Journal officiel jeudi 2 juillet, qui durcissent la lutte contre le canidé. Ce, malgré une consultation publique majoritairement opposée à ces nouveaux textes et une pétition en faveur d’une cohabitation entre le loup et le pastoralisme, lancée par des associations de défense des animaux sauvages, qui a recueilli 67 000 signatures.

Le premier arrêté fixe à 36 le nombre maximum de loups qui pourront être abattus pour la période 2015-2016, au titre de dérogations au statut de protection de l’espèce. L’an dernier, ce plafond était de 24 individus, avec la possibilité de l’augmenter jusqu’à 12 loups supplémentaires après avis d’un collège d’experts. Une telle hausse n’avait pas été nécessaire : en 2014-2015, 19 loups ont été tués officiellement et un braconné – auxquels il faut ajouter 5 individus morts naturellement ou par accident.

Tirs autorisés dans les cœurs des parcs

Le second arrêté, lui, encadre, et surtout facilite, les conditions dans lesquelles ces abattages pourront être autorisés par les préfets en cas de dommages importants aux élevages, perpétrés malgré les mesures de protection (clôtures électrifiées, chiens, etc.). Le dispositif, fixé par le plan national loup 2013-2017, reste le même : tout d’abord, l’effarouchement pour dissuader le prédateur, puis les tirs de défense à proximité immédiate du troupeau et, enfin, les tirs de prélèvement, c’est-à-dire, dans le jargon administratif, l’abattage des bêtes, sur un territoire plus large, si toutes les autres mesures ont échoué.

Mais le nouvel arrêté ministériel renforce chaque degré de réponse. Les tirs d’effarouchement et de défense seront désormais possibles dans les cœurs des parcs nationaux dont les décrets de création autorisent la chasse, comme c’est le cas pour le parc national des Cévennes, après un vote du conseil d’administration. Dans les « unités d’action » (zones où la prédation du loup est probable), les tirs de défense seront autorisés même si le troupeau n’a jamais été attaqué, et notamment pour les cheptels reconnus comme « ne pouvant être protégés » – une notion laissée à l’appréciation des préfets. Ces tirs seront possibles toute l’année et autorisés pendant cinq ans dans certaines zones à risques, même si aucune attaque n’est constatée tout au long de cette période.

Les tirs de prélèvement, quant à eux, pourront mener à la destruction de plusieurs loups par opération et ne seront plus forcément réalisés sous le contrôle de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) mais pourront être laissés à la responsabilité des chasseurs, des lieutenants de louveterie et des gardes-chasses particuliers assermentés. Le prélèvement de loups à l’occasion de chasses au grand gibier, en battue, à l’approche ou à l’affût, qui avait été expérimenté en août 2014, est maintenant officialisé et généralisé.

Diminution du nombre de loups

« L’idée était d’avoir des tirs efficaces et un dispositif réactif pour protéger les élevages face à la progression du loup », indique-t-on au ministère de l’écologie. Revenu naturellement dans les Alpes en 1992 après avoir été éradiqué de l’Hexagone dans les années 1930, Canis lupus a recolonisé, département après département, un tiers du territoire situé à l’est d’une ligne Sedan-Pau. Résultat : les agressions dans les élevages n’ont cessé de croître. En 2014, 9 190 bêtes ont été attaquées, contre 6 812 en 2013 et 6 701 en 2012, selon les statistiques de la Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement (Dréal) Rhône-Alpes. En plus d’indemniser les éleveurs – à hauteur de 2,6 millions d’euros l’an dernier – et de financer la protection des troupeaux, l’Etat cherche donc à gérer la population de loups, sans toutefois nuire au « maintien de l’état de conservation favorable de l’espèce ».

Lire aussi L’homme et le loup, trois mille ans de face-à-face

Mais pour les associations pro-loup, ces mesures portent atteinte au statut de protection de l’espèce, couverte par la convention de Berne de 1979 et la directive Habitat-faune-flore de 1992. De fait, pour la première fois, la population de Canis lupus a connu une légère baisse : elle a été estimée par l’ONCFS à 282 individus en 2015 contre 301 en 2014 – même si l’ampleur des intervalles de confiance enjoint à la prudence. Ce ralentissement est à « relier à la mortalité en hausse (tirs) et/ou une reproduction en baisse », indique la dernière lettre d’information InfoLoup, publiée par la Dréal Rhône-Alpes. Selon une modélisation réalisée par l’ONCFS avec l’université suédoise des sciences agricoles, l’abattage de 36 loups en 2015-2016 entraînerait un risque de 38 % de décroissance de la population lupine.

« Davantage de destructions »

« Le ministère affiche une nouvelle fois sa volonté de “gérer le problème du loup” par davantage de destructions et non par l’amélioration des moyens de protection, regrette Madline Raynaud, directrice de l’Association pour la protection des animaux sauvages (Aspas). Le nombre de 36 loups devient un quota et non pas un plafond, et rien ne permet d’affirmer que cela permettra de baisser les dommages attribués au loup. Le recours aux tirs ne peut permettre une réelle cohabitation entre élevage et loup. »

Ces dernières années, les arrêtés autorisant les tirs contre les loups n’ont cessé d’augmenter, sans pour autant réussir à limiter la prédation sur le bétail : on dénombrait l’an dernier 501 tirs de défense, 49 tirs de défense renforcée et 49 tirs de prélèvement. Une partie de ces arrêtés a été âprement combattue devant les tribunaux par les associations : l’Aspas, et le collectif d’associations CAP loup, a ainsi déposé 42 recours en référé (dont 23 gagnés) et autant en annulation (non encore jugés) entre 2013 et 2015. « Avec les nouveaux arrêtés ministériels qui assouplissent le protocole, il va être beaucoup plus difficile de contester les arrêtés de tirs devant les tribunaux, prévient Madline Raynaud. Le loup est maintenant davantage considéré comme une espèce nuisible que protégée. »

Le Monde.fr 02.07.2015 / Par Audrey Garric



Arrêtés préfectoraux juillet 2015

Arrêté n° 2015187-0003 du 6 juillet 2015 définissan t les unités d’action en application de l’arrêté interministériel du 30 juin 2015 fixant les conditions et limites dans lesquelles les dérogations aux interdictions de destruction peuvent être accordées par les préfets concernant le loup (Canis lupus).

Arrêté préfectoral n°2015187-0004 du 6 juillet 2015 autorisant Monsieur Jean-Louis VIGNE à effectuer des tirs de défense avec une arme de 5ème catégorie en vue de la protection de son troupeau contre la prédation du loup (Canis lupus).

Arrêté préfectoral n°2015187-0005 du 6 juillet 2015 autorisant Monsieur Jean-Marie PAULHAN à effectuer des tirs de défense avec une arme de 5ème catégorie en vue de la protection de son troupeau contre la prédation du loup (Canis lupus).

Arrêté préfectoral n°2015187-0006 du 6 juillet 2015 autorisant Monsieur Loïc BIENSAN à effectuer des tirs de défense avec une arme de 5ème catégorie en vue de la protection de son troupeau contre la prédation du loup (Canis lupus).

Arrêté préfectoral n° 2015187-0007 du 6 juillet 2015 autorisant Monsieur Julien PARADAN, au nom du GAEC de Champerboux, à effectuer des tirs de défense avec une arme de 5ème catégorie en vue de la protection de son troupeau contre la prédation du loup (Canis lupus).

Arrêté préfectoral n°2015187-0008 du 6 juillet 2015 autorisant Monsieur Claude BEAU à effectuer des tirs de défense avec une arme de 5ème catégorie en vue de la protection de son troupeau contre la prédation du loup (Canis lupus).








MINISTÈRE DE L’ÉCOLOGIE, DU DÉVELOPPEMENT DURABLE ET DE L’ÉNERGIE

Arrêté du 5 août 2014 portant expérimentation pour la mise en œuvre de tirs de prélèvement de loups au sens de l’arrêté du 15 mai 2013 fixant les conditions et limites dans lesquelles des dérogations aux interdictions de destruction peuvent être accordées par les préfets concernant le loup (Canis lupus)

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Arrêté du 5 août 2014 portant expérimentation pour la mise en oeuvre de tirs de prélèvement de loups au sens de l’arrêté du 15 mai 2013 fixant les conditions et limites dans lesquelles des dérogations aux interdictions de destruction peuvent être accordées par les préfets concernant le loup (Canis lupus)

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Par quatre fois; le Préfet de Lozère a autorisé des tirs de défense.

Depuis 2012, les services de l’État se mobilisent pour la protection des troupeaux contre les prédations du loup et pour une mise en œuvre efficace et réactive des mesures du plan loup.

En 2014, le bilan està ce jour de 13 attaques attribuées au loup sur la Margeride (canton de Châteauneuf de Randon), la partie est du Mont Lozère et l’Aubrac. On dénombre 37 ovins ou caprins tués et 25 blessés au total. Par ailleurs deux attaques ponctuelles sont recensées à Ispagnac et Florac pour lesquelles l’expertise n’a pas écarté la responsabilité du loup. Il semble falloir faire la différence entre ovins, capris, bovins ou équins. Selon les sercices de l'état, DDT 48, en 2014, on dénombre, en Lozère, un total 95 victimes "en loup non écarté" et 44 blessés et 23 "loup écarté"et 6 blessés pour un total de 118 tués et 50 blessés.

Il faut tenir compte que certaines attaques ne font pas l'objet de demande d'indémnisations.







MINISTÈRE DE L’ÉCOLOGIE, DU DÉVELOPPEMENT DURABLE ET DE L’ÉNERGIE

Arrêté du 5 août 2014 portant expérimentation pour la mise en œuvre de tirs de prélèvement de loups au sens de l’arrêté du 15 mai 2013 fixant les conditions et limites dans lesquelles des dérogations aux interdictions de destruction peuvent être accordées par les préfets concernant le loup (Canis lupus)

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Arrêté du 5 août 2014 portant expérimentation pour la mise en oeuvre de tirs de prélèvement de loups au sens de l’arrêté du 15 mai 2013 fixant les conditions et limites dans lesquelles des dérogations aux interdictions de destruction peuvent être accordées par les préfets concernant le loup (Canis lupus)

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Par quatre fois; le Préfet de Lozère a autorisé des tirs de défense.

Le loup fait l'objet de nombreuses protections notamment par le Convention de Berne de 1979 et de la recommandation n°17 de l'Union Européenne de 1989. Cette recommandation pour la protection de loup en Europe dispose de clauses parfois surprenantes. D'autres n'ont jamais été appliquées. Mais au-delà de la dite recommandation qui n'est qu'une recommandation mais non une directive qui s'impose, il existe une marge de manœuvre que les pouvoirs publics devraient utiliser pour disposer d'une marge de manœuvre nécessaire pour des prises de décisions ponctuelles et rapides en cas de nécessité.

Comité grands prédateurs du 24 mars 2014

Une réunion du comité départemental grands prédateurs s’est tenue le 24 mars 2014 sous la présidence du préfet de la Lozère.

Ce comité rassemble les principaux acteurs régionaux et nationaux chargés de la mise en œuvre du plan national loup ainsi que les structures départementales impliquées au quotidien dans le suivi des actions de connaissance de l’espèce, de défense et de protection des troupeaux domestiques.

Ce dernier comité a permis de dresser un bilan de l’année 2013 sur la formation du réseau de correspondants chargé de recueillir les indices de présence de l’espèce, les indices collectés et l’analyse des éléments validés, les constats de dommages, les tirs de défense.

Un bilan des mesures d'accompagnement des éleveurs et de protection des troupeaux a également été présenté et un retour sur les premières orientations des groupes de travail installés dans le cadre du plan national loup a été réalisé.

Pour l’année 2014, la stratégie de communication a été exposée autour de quatre axes : connaissance du loup ; interactions avec les activités humaines ; accompagnement des nouveaux territoires ; organisation de la communication.

Au niveau départemental, le plan de gestion a été présenté et discuté avec les représentants agricoles : cercles 1 élargi en fonction des communes ayant subies des attaques en 2014, appel à projets pour les subventions, moyens de protection adaptés aux caractéristiques locales, etc.

Ce comité s’est déroulé de façon constructive, chacun desparticipants disposant d’une information transparente sur lasituation en Lozère et sur les moyens à mettre en œuvre.

Groupe national loup et communication

Présence du loup et défense des troupeaux

Protection des troupeaux

Comité grands prédateurs du 30 janvier 2015

Une réunion du comité départemental grands prédateurs s’est tenue le vendredi 30 janvier 2015 sous la présidence du préfet de la Lozère.

Ce comité rassemble les principaux acteurs régionaux et nationaux chargés de la mise en œuvre du plan national loup ainsi que les structures départementales impliquées au quotidien dans le suivi des actions de connaissance de l’espèce, de défense et de protection des troupeaux domestiques.

Ce comité a en premier lieu permis de dresser un bilan de l’année 2014 concernant la présence de l’espèce dans le département, au travers des indices récoltés par les correspondants du « réseau loup »,notamment avec les résultats d’analyses génétiques effectuées par le centre national d’expertise et de recherche appliquée (CNERA) de l’office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS).

Un état des lieux des dommages causés aux élevages domestiques a ensuite été proposé,ainsi qu’un bilan de la mise en œuvre des mesures de protection des troupeaux pour l’année écoulée.

La mise en œuvre des différentes opérations de tirs de défense et de prélèvements visant cette espèce a également été présentée.

Le préfet de la région Rhône-Alpes assurant la coordination nationale du plan loup, la DREAL et la DRAAF Rhône-Alpes ont présenté des éléments de bilan à l’échelle nationale (état de la population de loups, bilan du dispositif d’indemnisation des dommages, bilan des tirs de destruction de spécimens de loup, …).

La réunion s’est achevée par une présentation des perspectives pour l’année 2015 concernant les évolutions du plan national loup et les modalités du système de protection des troupeaux induites par l’application de la nouvelle politique agricole commune.

Ce comité s’est déroulé de façon constructive, avec une bonne participation des structures invitées. Chaque participant a ainsi pu disposer d’une information transparente sur la situation du loup en Lozère et sur les perspectives pour l’année à venir.

Déroulé de la réunion - comité grands prédateurs de la Lozère - 30 janvier 2015

Comité grands prédateurs de la Lozère - 30 janvier 2015

Plan d'action national loup 2013 - 2017 - bilan 2014

Le plan national loup 2013 - 2017 - les dispositions de l'article 44 de la loi d'avenir pour l'agriculture, l'alimentation et la forêt

Dispositif de protection des troupeaux contre la prédation

Comité Grands prédateurs du 10 juillet 2015

Une réunion du comité départemental grands prédateurs s’est tenue le vendredi 10 juillet 2015

Les documents présentés :

Le diaporama présenté lors du comité

Présentation des differents tirs de défense et de prélèvement...

Document de travail : logigramme non exhaustif de l'arrêté du 30 juin 2015 fixant les conditions et les limites dans lesquelles des dérogations aux interdictions de destruction peuvent être accordées par les préfets concernant le loup

Compte-rendu de la réunion : comité grands prédateurs de la Lozère - 10 juillet 2015

Comité Grands prédateurs du 18 février 2016

Une réunion du comité départemental grands prédateurs de Lozères’est tenue le jeudi 18 février 2016.

Les documents présentés :

le compte rendu de la réunion

Le diaporama présenté lors du comité

Etat des connaissances sur le loup dans le massif central - Le diaporama présenté par l'ONCFS

Présentation Formation - emploi de bergers - Le diaporama présenté par SUPAgro et le PNC

Le plan loup 2013-2017 - Bilan 2015

Plan National loup - la protection des troupeaux - Bilan national 2015

Mende, le 2 juillet 2015 / Loup : deux nouveaux arrêtés ministériels encadrent les dérogations à l’interdiction de destruction de l’espèce

Source : Les services de l'État en Lozère, Préfecture, DDT et ONCFS




Bilans dommages et protocole


Télécharger le Bilan des dommages 2014 Comparatif 2012, 2013 et 2014
(format pdf - 25 ko - 05/02/2015)

Télécharger le Nombre d’attaques par commune en 2014
(format pdf - 46.1 ko - 13/03/2015)

Télécharger le Bilan des dommages du 1er janvier au 15 avril 2015 - Comparatif 2013, 2014 et 2015
(format pdf - 37.4 ko - 22/04/2015)]

Télécharger le Bilan de la mise en œuvre du protocole d’intervention sur la population de loups au 20 avril 2015
(format pdf - 10.2 ko - 22/04/2015)





Un arrêté préfectoral prescrivant le prélèvement d’un loup a été publié ce jour

RECUEIL DES ACTES ADMINISTRATIFS SPECIAL N° 19 /2014

Tir de prélèvement en vue de la protection contre la prédation du loup sur le territoire des communes de Châteauneuf de Randon, Arzenc de Randon, Pierrefiche et Chaureyrac


Un arrêté préfectoral prescrivant le prélèvement d’un loup a été publié ce jour

Par arrêté préfectoral publié ce jour, Guillaume Lambert, Préfet de la Lozère, a ordonné une opération de prélèvement d'un loup pour la protection des troupeaux domestiques de certaines communes du secteur de Châteauneuf-de-Randon.

Cette mesure administrative de prélèvement intervient après le constat, sur ce massif, de 11 attaques pour lesquelles la responsabilité du loup ne peut être écartée. Ces attaques ont eu lieu sur les communes de Châteauneuf-de-Randon, Arzenc-de-Randon, Pierrefiche et Chaudeyrac entre le 1er janvier et le 20 août 2014 et ont entraîné la mort ou la blessure de 38 animaux.

Dans la zone géographique concernée, les éleveurs ayant subi des dommages ont mis en œuvre l’ensemble des mesures de protection (achat et présence de chiens de protection, rassemblement des troupeaux en parcs de nuit électrifiés, rentrée des troupeaux en bergerie la nuit, etc.) et de défense (moyens d’effarouchement sonores, veilles répétées de tireurs pour effectuer des tirs de défense, etc.) contre la prédation du loup.

Malgré la mise en œuvre effective de ces mesures de protection et de défense, les prédations du loup ont persisté sur ce secteur et occasionné de nouveaux dégâts aux troupeaux. C’est pourquoi le préfet de la Lozère a pris un arrêté préfectoral autorisant le prélèvement d’un loup afin de réduire la pression de prédation dans la zone considérée.

La mise en œuvre de ce tir de prélèvement est encadrée par les textes applicables et par le protocole « loup » adopté au niveau national.

Placée sous la direction du Chef de Service Départemental de l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage (ONCFS), cette mise en œuvre recouvre plusieurs techniques de chasse incluant le recours à des battues.

Le tir pourra avoir lieu de jour comme de nuit, pendant un mois à compter de la publication de l'arrêté.

Source : http://www.lozere.gouv.fr / 24/10/2014


 


Proposition de loi a été déposée au Sénat par Alain Bertrand (RDSE - Lozère) et plusieurs de ses collègues

Elle vise à « créer des zones d'exclusion pour le loup regroupant les communes dans lesquelles les actives pastorales sont gravement perturbées par les attaques des loups qui causent des dommages importants. La destruction des loups sera autorisée dans ces zones, délimitées chaque année, indépendamment des tirs de prélèvements autorisés. Ces zones ne devront pas menacer la présence du loup sur notre territoire.».





Association Causses-Cévennes d'action citoyenne
Avenue du Devois, Le Devois, Saint Sauveur Camprieu, 30750, tel 0467826111.
Site internet : http://www.accac.eu Email: adhca@live.fr

 


 

 

 


 



 










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