Saint Sebastien d'Aigrefeuille

 

 

En construction



L’affaire signe l’époque. La santé de milliers de personnes a été très gravement affectée par des pollutions de l’air, de l’eau, des sols…, qui se sont perpétuées depuis des décennies jusqu’à aujourd’hui dans des proportions extravagantes.
A l’origine des mines, depuis longtemps abandonnées. Depuis des années les riverains se révoltent, les experts expertisent, les pouvoirs publics procrastinent, les medias dénoncent le scandale...

« L’obligation d’endurer nous donne le droit de savoir.
Et le fait de savoir nous offre la possibilité du changement. »
Rachel Louise Carson





Mots clé

Bergbaurisiken und Umweltverschmutzung in den Cevennen - Risks and Mining Pollution in the Cévennes - Riscos de mineração e poluição em Cévennes - Rischi minerarie e l'inquinamento nelle Cévennes - Riesgos minería y la contaminación en la región de Cevennes - Zagro?enia górnicze i zanieczyszcze? w Cevennes - Riscos mineria i la contaminació a la regió de Cevennes - Plomb - Arsenic - Cadnium -antimoine - thallium - Zinc - Plomo - Arsénico - Cadmio - Lead - bruit de fond





L'actualité






Un petit village, Carnoules à Saint Sebastien d'Aigrefeuille
,
grâce aux services de l'état, efface une cicatrice d'un lourd passé minier.



Sous la direction de l'ADEME, TESORA, INRA et ICF ont relevé ce défit. Il ne faut pas oublier les nombreux sous-traitants (Foreziennes Entreprises, BPSTP, Amiantes Cévennes et ceux que j'oublie.)

 


Il n'a plus qu'a pleuvoir pour que l'herbe recouvre le sol. Les résultats sont à saluer. Voila le coté paysager bien traité, pour l'impact sur l'Amous, il faut attendre pour constater si progrès il y a !




Situé dans une magnifique vallée de nos contrefort cévenol,
Saint Sebastien d'Aigrefeuille, proche d'Anduze et de la Banbouzeraie de Pratfrance, retrouve toute sa beauté.

 



La Bambouseraie de Prafrance fut créée en 1856 par Eugène Mazel, un cévenol passionné de botanique. Jeune orphelin, il est confié à son oncle maternel, un riche armateur marseillais. À la mort de celui-ci, il hérite d'une fortune qu'il met au service de sa passion pour l'horticulture et les sciences naturelles. En 1855, il débute l'aménagement du domaine de Prafrance à Générargues et construit les canaux d'irrigation essentiels à la croissance des végétaux. En 1856, il réalise ses premières plantations de bambous Phyllostachys Mitis, Phyllostachys viridiglaucescens et Phyllostachys edulis, et essaie d'acclimater des espèces exotiques en provenance du Japon, d'Amérique du Nord et de la région himalayenne.

En 1890, Mazel subit des revers de fortune entraînant sa faillite. Ses biens sont hypothéqués et, séparé de son œuvre, il meurt à Marseille. En 1902, Gaston Nègre achète la Bambouseraie et poursuit l'œuvre de Mazel. En 1945, son fils Maurice Nègre, ingénieur agronome, prend la relève de son père et avant-gardiste, ouvre le parc au public moyennant un droit d'entrée. Le parc fut très gravement endommagé par les inondations du Gardon, en 1958. À la mort de Maurice Nègre, en 1960, c’est son épouse Janine, qui continua l'œuvre de son mari. En 1977, sa fille Muriel et son mari (ingénieur agronome) prirent en main la gestion du domaine et le développement du parc.

Depuis 2004, c’est Muriel Nègre qui préside à la destinée de la bambouseraie qui devient Jardin remarquable en 2005 et fut inscrite sur la liste supplémentaire des monuments historiques en 2008.

La bambouseraie en Cévennes (connue aussi sous le nom Bambouseraie d'Anduze) est un jardin exotique situé à Générargues dans le Gard.

Unique en Europe par ses dimensions, la bambouseraie en Cévennes se situe dans un domaine d'une superficie de 34 hectares (le parc, seule partie ouverte au public, couvre à lui seul 15 hectares) à 11 km au sud-ouest d’Alès et à 2 km au nord d’Anduze. Elle contient des bambous plantés à partir de 1856 par Eugène Mazel.

C'est un parc ouvert au public, qui comprend :

une forêt de bambous géants ;
le bambousarium : propose sur une petite surface une sélection de différentes espèces de bambous présents sur le site ;
un jardin d’inspiration japonaise ;
un labyrinthe ;
un village laotien ;
le vallon du Dragon : ce jardin japonais créé en 2000 (année du Dragon), s’étend sur 15 000 m2 et repose sur les principes du Feng Shui ;
des serres construites en 1860 par Eugène Mazel ;
un jardin floral ;
Le jardin des Bassins d'Eugène
Une jardinerie (ventes de bambous et nombreuses autres plantes) en accès libre.
Une grande boutique
Un snack en été.


Le Village de Saint-Sébastien-d'Aigrefeuille

Saint-Sébastien-d'Aigrefeuille est un petit village du sud de la France. Le village est situé dans le département du Gard en région Languedoc-Roussillon. Le village de Saint-Sébastien-d'Aigrefeuille appartient à l'arrondissement d'Alès et au canton d'Anduze. Le code postal du village de Saint-Sébastien-d'Aigrefeuille est le 30140 et son code Insee est le 30298.

Géographie :

L'altitude moyenne de Saint-Sébastien-d'Aigrefeuille est de 200 mètres environ. Sa superficie est de 15.82 km². Sa latitude est de 44.107 degrés Nord et sa longitude de 3.995 degrés Est. Les villes et villages proches de Saint-Sébastien-d'Aigrefeuille sont : Générargues (30140) à 2.92 km, Mialet (30140) à 4.19 km, Saint-Jean-du-Pin (30140) à 4.54 km, Corbès (30140) à 4.64 km, Saint-Paul-la-Coste (30480) à 5.24 km.
(Les distances avec ces communes proches de Saint-Sébastien-d'Aigrefeuille sont calculées à vol d'oiseau - Voir la liste des villes et villages du Gard)

Population et logements :

La population de Saint-Sébastien-d'Aigrefeuille était de 435 au recensement de 1999, 486 en 2006, 494 en 2007 et 507 en 2009. La densité de population du village est de 32.05 habitants par km².
Le nombre de logements sur la commune a été estimé à 315 en 2007. Ces logements se composent de 205 résidences principales, 93 résidences secondaires ou occasionnels ainsi que 17 logements vacants.


 

Risques et pollutions minières / Comment l'état élabore-t-il la stratégie à suivre ?

Les CSIs de Saint Sebastien d'Aigrefeuille et de Saint Félix de Pallières sont deux commissions qui avec le travail du CGEDD- IGAS et l'INVS, sont chargés par 3 ministères d'élaborer la politique à suivre pour l'après mine et la gestion des sites industriels pollués. Avec les services de l'état, sous la direction des Préfets, sont en charge de la mettre en pratique.

Trois ministères sont à l'œuvre :

Ministère de l’environnement, de l’énergie et de la mer
Ministère des affaires sociales et de la santé
Ministère de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt

En voici une des directives.

INSTRUCTION INTERMINISTERIELLE N° DGS/EA1/DGPR/DGAL/2017/145 du 27 avril 2017 relative à la gestion des sites pollués et de leurs impacts nécessitant la mise en oeuvre de mesures de gestion sanitaire et d’études de santé et/ou de mesures de gestion sanitaire des productions animales et végétales.

 





La reconstrution d'une citée minière




Mise à disposition des données de l'Observatoire de l'ancien site minier de Carnoulès

Une partie des données de l'Observatoire de l'ancien site minier de Carnoulès du SO POLLUMINE sont à disposition du public.

Depuis une quinzaine d’années, le laboratoire HydroSciences et ses partenaires effectuent des observations hydrologiques, géochimiques et microbiologiques sur le site de l’ancienne mine de plomb-zinc de Carnoulès dans le Gard. La mine est située sur le bassin Cévenol du Rhône. Cette exploitation, fermée depuis 1962, a laissé 1 km² de carrières et un stock de 1,5 MT de déchets contenant des sulfures, des métaux et de l’arsenic.




 

Impacts des anciennes exploitations minières autour d'Anduze

Diagnostic environnemental personnalisé / sols, eaux, végétaux, poussières

Bruit de fond

Une citoyenne habitante d'Anduze dont le foyer à été jugé prioritaire, nous communique l'analyse de Géodéris



Base de données BASOL sur les sites et sols pollués

Site BASOL numéro : 30.0012

Situation technique du site : Site en cours de traitement, objectifs de réhabilitation et choix techniques définis ou en cours de mise en oeuvre Site en cours de traitement, objectifs de réhabilitation et choix techniques définis ou en cours de mise en oeuvre
Date de publication de la fiche : 06/01/2016
Auteur de la qualification : DREAL (389)

Caractérisation du site à la date du 27/07/2015

Description du site : Il s’agit d’un dépôt de sables et de boues riches en sulfures (pyrite arséniée et galène) issus d'une installation de traitement de minerais de plomb et de zinc (stériles de flottation) qui a cessé son activité en 1963.
Le dépôt de 500 000 m3 environ, est constitué au milieu et en travers de la partie amont du bassin versant du ruisseau REIGOUS sur l’emplacement d’une ancienne source.
Un filet d’eau polluée surgit à la base en aval du dépôt qui fonctionne comme un réacteur hydrogéochimique "naturel" produisant des eaux acides, sulfatées et riches en métaux par oxydation des sulfures. Cette « source » forme le REIGOUS qui s'écoule en aval du dépôt sur 1,5 km dans une zone rocheuse non occupée, avant de rejoindre la rivière AMOUS qui elle même rejoint le GARDON D’ANDUZE 5 km plus loin.

Description qualitative :

La procédure d'abandon légal de la mine de plomb de Saint Sébastien d'Aigrefeuille (30) par la Société Minière et Métallurgique de Penarroya (SMMP) a abouti le 24/10/1963 (Arrêté Préfectoral (AP) pris au titre du Code minier).
Le dépôt de stériles constituant barrage sur le lit du ruisseau REIGOUS et les rejets dans celui-ci ont cependant continué d'être réglementés au titre de la police des eaux (AP du 7 mars 1963, services concernés DDAF, DDASS).

Dès 1955 les riverains (associations, communes) se sont plaints d'une pollution du REIGOUS, de l'AMOUS et du GARDON, par l'arsenic, le plomb, l'hydroxyde ferrique.

A la suite de forts orages survenus en septembre et octobre 1976, une partie importante des produits (300 000 t) a été emportée (le 25/10/1976) dans un torrent de boue recouvrant de sables à sulfures les prairies en bordure de l'AMOUS.

La DDAF et le département du Gard ont alors conduit, avec participation du dernier exploitant, Metaleurop, des travaux de remodelage, de protection et de drainage du dépôt de stériles (fin des travaux en 1982) dans le but de stabiliser physiquement la masse des sables, de limiter les quantités d'eau percolant à travers, et de limiter les quantités de polluants émis en aval du dépôt.
Les lits du REIGOUS et de l'AMOUS ont également été nettoyés.
Les travaux ont été financés par l'ancien exploitant SMMP, le Conseil Général du Gard, le ministère de l'environnement à travers l'ANRED, l'Agence de l'Eau RMC et les propriétaires des terrains sur lesquels est constitué le dépôt.
Une surveillance des ouvrages par suivi topométrique du site a continué d'être exercée sous contrôle de la DDAF avec financement du conseil gnéral.

Situation en 2000 :

En 2000 les terrains sont propriété de la commune de Saint Sébastien d'Aigrefeuille.
Les eaux de percolation qui coulent en aval du dépôt sont très acides (pH 2,7 à 3,7) et chargées en fer (800 à 1600 mg/l), en arsenic (80 à 300 mg/l) en zinc (7 à 25 mg/l), en plomb (5 mg/l), et en cadmium.
Des phénomènes d'épuration naturelle permettent une nette diminution de la concentration en arsenic tout au long des 2 km du ruisseau issu du dépôt.
Le flux mensuel d'arsenic est indiqué par l'INERIS comme relativement variable (57-800 kg/mois).
Le REIGOUS reçoit également des eaux acides et chargées en métaux en provenance du gisement métallique située à l'ouest (en particulier des zones découvertes par les anciens travaux).
Le REIGOUS traverse aussi des zones constituées par des sables provenant probablement d'anciens dépôts "miniers".
Dès la confluence avec l'Amous, il y a une forte dilution et précipitation spectaculaire du fer (hydroxyde ferrique) avec coloration rouge des eaux.
L'impact des eaux du REIGOUS sur l'AMOUS est visible (quasi absence de vie piscicole - concentrations en arsenic et en plomb supérieures aux normes de potabilité).
Le projet de SAGE du Gardon signale le site de Saint Sébastien d'Aigrefeuille comme problématique.
Il est notamment constaté que :
- les actions d'entretien et de surveillance des ouvrages de protection du dépôt semblent moins rigoureuses;
- la station de traitement des eaux issues du dépôt, prévue pour une deuxième phase d'action après stabilisation de l'ouvrage, travaux 1982, n'est plus évoquée.

Diagnostic de l'INERIS et suites données en 2001 :

A la demande de la DRIRE, l'INERIS a réalisé un 1er diagnostic de la situation et a conclu à la nécessité de réaliser une EDR en complément du projet de réhabilitation élaboré par la commune de Saint Sébastien d'Aigrefeuille.
Par ailleurs, suite à la communication de ce diagnostic, la DDCCRF a effectué des prélèvements et contrôles sur la production du maraîcher de St Sébastien d'Aigrefeuille.
Les résultats ont conduit à interdire (arrêté municipal du 3 mai 2002) la production et la mise sur le marché de certains fruits et légumes pour l'année 2002.
Sur demande de la DRIRE, l'INERIS a présenté un cahier des charges pour les études de réhabilitation. Celui-ci a été validé par l’ensemble des acteurs locaux, notamment par le comité syndical du Syndicat Mixte d'Aménagement et de Gestion Hydraulique (SMAGH) des Gardons lors de sa réunion du 12 février 2002, au cours de laquelle il en acceptait la maîtrise d'ouvrage déléguée par la commune.

Inondations de septembre 2002 et suites :

Les précipitations exceptionnelles des 8 et 9 septembre 2002 ont provoqué plusieurs dégradations brutales dans les ouvrages de protection du dépôt. Les scientifiques de l'université de Montpellier y ont signalé une situation physico-chimique à nouveau évolutive.

Fin 2002 le lancement des appels d'offres pour la réalisation des études n'était pas encore engagé, aussi, sur proposition de l'inspection des installations classées, le préfet a prescrit le 23 septembre 2003 au producteur du dépôt, la SMMP devenue Metaleurop, la mise en sécurité du site et la surveillance des effluents et des eaux. Cet AP a fait l’objet d’un recours de l’exploitant au Tribunal Administratif (TA) de Montpellier.

L'AP du 23/09/2003 n'étant pas respecté, celui du 26 février 2004, met en demeure Metaleurop de respecter les mesures prescrites qui présentent un caractère d'urgence; ce dernier AP a été suivi en septembre 2004 d'un AP de consignation. Metaleurop a alors engagé une étude sur la stabilité de la digue et a demandé la suspension de l'AP de consignation (accordée).

Des travaux de mise en sécurité et de restauration des protections hydrauliques détruites par les inondations de 09/2002 ont été réalisés en 2004 par le SMAGE des Gardons avec la participation de Metaleurop.

En septembre 2006, l'étude de stabilité de la digue a été remise à la DRIRE; elle écarte tout risque de rupture à court terme mais préconise des mesures de surveillance et d'entretien pour garantir la pérennité de l'ouvrage. Cette étude a été confiée pour analyse à un tiers expert.

Le tribunal administratif s'est prononcé le 15 juin 2007 par le rejet des requêtes présentées par Metaleurop. Metaleurop a fait appel de ce jugement, début août 2007 auprès de la cour administrative d'appel de Marseille.

Après examen du rapport d'analyse critique, reçu en décembre 2007, la DRIRE a sollicité Recylex, nouveau nom de Métaleurop, en vue de la définition de solutions garantissant la stabilité du dépôt de manière pérenne et transmis tous ces éléments, notamment les deux rapports d'étude, afin qu'ils soient portés à la connaissance du maire de la commune.

La cour administrative de Marseille a conclu le 3 décembre 2009 que le dépôt de stériles relève de la réglementation des installations classées pour la protection de l'environnement, mais en application du principe de la prescription trentenaire, son jugement annule les articles des arrêtés préfectoraux de 2003 et 2004, ainsi que l'arrêté de consignation lui-même, mettant les frais à la charge de l'ancien exploitant.

Une Commission Locale d'Information et de Surveillance (CLIS) a été créée, et s'est réunie pour la première fois le 10 février 2010.

Le Ministère en charge de l'écologie a été sollicité en vue d'une intervention de l'ADEME afin de conduire le projet de mise en sécurité du site priorisant la stabilité du dépôt. Par courrier du 21 juillet 2010, le Ministre d'Etat a fait part au Préfet de Gard qu'une intervention de l'ADEME sur ce site était justifiée.

Les arrêtés préfectoraux de travaux d'office et d'occupation des terrains ont été pris en novembre 2010.Des travaux de protection à court terme du dépôt ont été réalisés en 2012 :
- création d'une piste d'accès au mur de soutènement,
- installation d'une clôture, d'un portail et de panneaux d'information,
- entretien des fossés,
- installation d'éléments provisoires de suivi et de gestion des eaux .

Un suivi de la stabilité du mur de soutènement a été mis en place pour 2 ans .
Des études et un avant-projet en vue d'une gestion durable du dépôt ont été réalisés .
Les travaux prévus visent à limiter les infiltrations d'eaux pluviales dans le massif de déchets et à éviter les dommages en cas de précipitations intenses ( épisode cévenol ) .

Des investigations ont été réalisées sur les sols, les eaux et les végétaux dans les environs du dépôt ( ancienne usine de traitement, zone d'extraction de minerai, aval hydraulique de l'activité minière ) .
Elles ont mis en évidence l'étendue de la zone impactée .
Elles n'ont pas révélé de risque avéré pour la santé publique mais des incertitudes qui feront l'objet d'investigations complémentaires ( ex : dépistage du saturnisme infantile ) et ont conduit à recommander à la population locale d'adopter quelques règles d'hygiène pour réduire ce risque .
Une réunion publique a été organisée le 16 juillet 2013 .

Par lettre du 13 décembre 2013, le ministre de l'écologie a donné son accord au préfet du Gard pour une nouvelle intervention de l'ADEME ; les arrêtés préfectoraux de travaux d'office et d'occupation des sols ont été pris en juillet 2014 .
Il est prévu :
- la mise en sécurité à long terme du dépôt de stériles par confortement du mur de soutènement , remise en état et réalisation d'ouvrages complémentaires de collecte des eaux ;
- le suivi de l'impact des travaux sur l'air et sur l'eau avec réalisation d'un point zéro avant travaux ;
- des investigations complémentaires sur la pollution des anciens bâtiments et ouvrages des activités industrielles et sur la pollution des sols de la zone inondable de l'Amous sur la commune de Générargues ;
- une étude de faisabilité d'un programme de phytomanagement de l'ancienne mine ;
- la réalisation de documents d'information du public ;
- l'institution de servitudes de restriction d'usage .

 





LES EAUX GLACÉES DU CALCUL ÉGOÏSTE

VAGUES

Appel pour une signalisation publique des risques miniers
par Marc Laimé, vendredi 7 juillet 2017 @ 13:39

A l’initiative d’un réseau d’acteurs qui militent depuis de longues années contre l’omerta imposée sur les conséquences dramatiques pour la santé humaine et l’environnement des pollutions très graves localisées autour de milliers d’anciens sites miniers, la question de la signalisation de ces risques à destination du public est désormais posée.

Existe-t-il une réglementation à ce sujet ? Il semble bien que non, la cause est orpheline.

Il est pourtant urgent et vital de protéger la population de toute exposition accidentelle ou chronique aux matières dangereuses pour la santé de l’homme et de l’animal qui sont présentes autour de tous les anciens sites miniers.






Inspection générale des affaires sociales

Contamination par les métaux lourds d'habitants proches d'anciens sites miniers du Gard

A.Besson (IGAS) – A.Delaunay et P.Tardivon (CGEDD)


Divers rapports officiels et des alertes de la société civile ont mis en évidence des teneurs élevées de métaux lourds dans les sols et un risque pour la santé d'habitants proches d'anciens sites miniers du Gard, dont l'exploitation s'est étalée sur plus d'un siècle (du IInd Empire aux années 1970), dans les communes de Saint-Félix-de-Pallières, Saint-Sébastien-d'Aigrefeuille, Thoiras et Tornac.

La Ministre de l'environnement, de l'énergie et de la mer, la Ministre des affaires sociales et de la santé et la Ministre du logement et de l'habitat durable ont, par lettre du 3 mai 2016, mandaté le Conseil général de l'environnement et du développement durable et l'Inspection générale des affaires sociales pour une mission relative à cette contamination.

Dans ce cadre, la mission présente :

- des recommandations relatives à l'utilisation des données de santé recueillies ;

- un cadrage juridique des actions à entreprendre, le cas échéant en matière d'expropriation et/ou d'acquisition amiable des logements, ainsi que de relogement des populations concernées ;

- des recommandations relatives aux mesures conservatoires à prendre d'urgence, dans l'attente des résultats définitifs des expertises en cours, aux fins de protéger les personnes dont la santé est susceptible d'être compromise par leur exposition aux pollutions présentes sur ces sites.




Géodéris, dans le rapport en cours, se penche sur une étude du milieu.(sol, eau de consommation, légumes, fruits, poussières, etc). L'Association Causses-Cévennes d'action citoyenne, lors de la premiere réunion du Comité de pilotage et d'information de l'ancien site minier de la Croix de Pallière du 7 juin 2016 et la deuxième du 10 octobre 2016, a demandé que la qualié des eaux de baignade fasse aussi l'objet d'un contrôle plus poussé que le contrôle effectué à ce jour (bactériologie).

Sur l'Amous, L'arche; sur le Gardon, Le Castel Rose, le Pont d'Anduze.

La question que nous nous posons : est-ce que les elémens physico-chimiques font l'objet d'un contrôle ?


 

Mines, notre affaire à tous

Alors que les ravages provoqués par les anciennes mines commencent à peine à être pris en compte, le gouvernement et les industriels parlent d'en ouvrir de nouvelles. Mais notre approvisionnement en matières premières doit d'abord faire l'objet d'un débat citoyen.

Pour faire marcher vos ordinateurs, il faut 5 grammes d'or, et s'il n'y a pas des mecs qui vont les chercher dans les entrailles de la terre, vous aurez pas d'ordinateurs, les petits." Ancien mineur et syndicaliste, Robert Montané (1) n'a pas fini de voir mourir ses anciens collègues : dans un rayon de 15 km autour de l'ex-mine de Salsigne, dans l'Aude, le taux de cancers de l'estomac et des poumons est nettement plus élevé que la moyenne française.
Fermée en 2004, la dernière mine d'or de France, qui fut aussi l'une des plus importantes mines d'arsenic du monde, devrait empoisonner l'eau, la terre et les êtres vivants de la région pendant encore des milliers d'années. Depuis vingt ans, le préfet avait d'ailleurs l'habitude de publier chaque année un arrêté interdisant aux habitants de six communes riveraines de vendre ou de donner des carottes, des salades ou encore des poireaux (2), qui contenaient des quantités dangereuses d'arsenic, de plomb, de mercure et de cadmium.

Un gros passif enterré

Le cas de Salsigne n'est que la partie émergée d'un énorme iceberg. Déchets radioactifs dans le Limousin, mouvements de terrain en Lorraine et dans le Nord-Pas-de-Calais, remontée et pollution des nappes phréatiques, émanations de gaz, déchets riches en métaux lourds… Régulièrement, la loi du silence qui empêche les mineurs de " cracher dans la soupe " est brisée, et de nouveaux scandales sanitaires sont révélés - sans compter les territoires socialement et économiquement dévastés. " Sur une période de 150 ans, des centaines de sites miniers ont ouvert en France, rappelle un ingénieur des mines, membre de l'association Ingénieurs sans frontières - Systèmes extractifs et environnements (ISF SystExt). Il y a un gros passif à assumer. " Mais la plupart du temps, ce passif est enterré. En 1990, la dernière usine de charbon a fermé dans le Nord-Pas-de-Calais. En 1998, c'était le tour du fer de Lorraine, et en 2001, celui de l'uranium du Limousin. Les gisements les plus riches en minerais avaient déjà été exploités, et ceux qui restaient n'étaient plus assez rentables face à la concurrence internationale. L'industrie minière semblait appartenir au passé. Elle n'a pourtant jamais complètement disparu. Ouverte en 1991, une petite mine de bauxite, dans l'Hérault, fonctionne encore. En 2012, une autre a ouvert dans le même secteur. Et en 2013, patatras : pour la première fois depuis une trentaine d'années, l'Etat a accordé des permis d'exploration en vue d'exploiter des métaux. Huit permis ont été attribués à des sociétés privées, et neuf autres sont en attente (3). La trêve minière, en France hexagonale, aura duré à peine une dizaine d'années.

Une question de rentabilité

Pourquoi ce regain d'intérêt pour le sous-sol français ? C'est avant tout une question de rentabilité : la hausse des prix des métaux rend économiquement intéressants des gisements qui ne l'étaient pas auparavant. Cette hausse des prix s'explique, en partie, par une croissance de la demande. Les objets fabriqués sont de plus en plus complexes, et les pays émergents consomment davantage de matières premières minérales qu'autrefois. (4) On parle également de la posture d'Arnaud Montebourg, ancien ministre du Redressement productif, qui voulait relancer l'industrie minière, et de la volonté de l'Union européenne de sécuriser son approvisionnement en matières premières stratégiques.
Mais il y a des raisons plus profondes à ce renouveau : l'industrie minière est inscrite dans les gènes de l'économie française. " Pendant cent ans, la France a été l'un des plus grands pays miniers d'Europe, souligne notre militant d'ISF SystExt. Le pays s'est forgé sur cette industrie qui a fait sa richesse, et a développé de grands savoirs. Des batteries de gens du BRGM (Bureau de recherches géologiques et minières, Ndlr) partaient en expatriation pour ouvrir des mines. Ce sont eux, par exemple, qui ont découvert le site de Yanacocha, au Pérou, qui est aujourd'hui une gigantesque mine d'or à ciel ouvert et qui constitue un scandale humain et écologique. " Les écoles des Mines sont encore un lieu de formation des élites françaises, signe que ce corps de métier a marqué durablement le tissu social et économique du pays. Il existe donc toujours, en France, un vivier d'ingénieurs et d'investisseurs convaincus de l'intérêt d'exploiter les minerais.
Ce qui a changé, c'est que les citoyens revendiquent désormais un droit de regard et de décision sur cette activité opaque. Un peu partout en France, des collectifs s'opposent aux nouveaux projets et se mobilisent pour que les dégâts provoqués par les anciennes exploitations soient pris en compte. Extraire des métaux : pour qui, pour quoi ? Cette question mérite des réponses collectives, et ne peut être laissée aux seules mains du petit monde de l'industrie minière.
19 août 2016 / Courtoisie L'âge de faire / Lisa Giachino



 

Saint-Sébastien-d'Aigrefeuille / Préfecture du Gard / ADEME

Arrêté Préfectoral de Travaux d’Office du 2/07/2014

Présentation des travaux sur le stockage de résidus / Réunion en mairie du 24 novembre 2016



Les travaux ont commencés, plus 2 000 000 € sont engagés, C'est l'ADEME qui est à l'oeuvre avec d'autres partenaires comme l'Université de Montpellier, le CNRS et les principaux acteurs comme l'ARS, ICF, DREAL, et j'en oubli.

 



- Conforter le mur le soutènement
- Redimensionner et remettre en état les réseaux
- Réduire la quantité d’eau qui s’infiltre dans le massif
- Réduire les écoulements en aval du mur
- Permettre la maintenance à long terme
- Créer une piste de maintenance
- Fermer les accès
- Mettre en place une télésurveillance (eaux, débits)
- Evaluer les débits et concentrations résiduelles
- Phase de suivi après les travaux(2 ans)
etc.

Lire l'intégralité de la présentation






Nous allons essayer de mettre en résau et diffuser toutes les informations qui nous sont communiquées, par les services de l'état comme par exemple DDTM, BRGM, INERIS, GEODERIS, et par des associations menant une ou des actions relatives à des risques miniers et pollution minière ou industrielle dans notre région et en France.







Sur internet





Commentaires de nos lecteurs


Comme on nous dit que l’utilisation de la Bauxaline pour la dépollution des sols et des déchets (miniers par exemple) est l’une des filières les plus prometteuses, voila donc une solution toutr trouvée...

Pourquoi ne faudrait-il pas rajouter un peu de arsenic, sélénium, aluminium, fer, titane, plomb, thorium et uranium (radioactifs), mercure, cadmium, chrome.

Va-t-on, ici aussi, combattre la pollution avec de la pollution ?

Philippe D.


La bauxaline ne serait plus à l'ordre du jour car elle contiendrait de 9 à 15 % d'oxyde de titane, qui serait cancérigène.

http://presse.inra.fr/Communiques-de-presse/Additif-alimentaire-E171




Enrichissez le débat en donnant votre opinion...adhca@live.fr






Association Causses-Cévennes d'action citoyenne
Avenue du Devois, Le Devois, Saint Sauveur Camprieu, 30750, tel 0467826111.
Site internet : http://www.adhca.com, http://www.accac.eu Email: adhca@live.fr , accac@free.fr

 


 



 







 










Préfecture du Gard


Publications

 



 





Comite de suivi et d'information de l'ancien site minier et industriel de Saint- Sebastien- d'Aigrefeuille

 

Ancien site minier et industriel de Saint-Sébastien-d'Aigrefeuille

 

Conférence de presse du 11/02 : anciens sites miniers, l’ARS restitue les résultats des dépistages

AP 2017-20 prorogation occupation des sols

Plaquette info SSA

Pésentation ARS CSI 26 MAI 2016

2016 05 26 Prsentation ADEME CSI -

 

Prés DREAL CSI 26 MAI 16


Compte rendu CSI St Sébastien 26 mai 16 - format

 

26 05 16 présentation GEODERIS

 

Présentation ADEME CSI 22 06 17

 

Présentation ARS CSI 22 06 17

 

Présentation DREAL CSI 22 06 17

Présentation GEODERIS CSI 22 06 17 - format : PDF sa

 

CR CSI SSA 22 juin 2017 -







 

La Centrale photovoltaïque de Carnoules

 

Étude
d'un programme
de réaménagement
et de la faisabilité
du phytomanagement
de la mine de
Saint-Sébastien-
d'Aigrefeuille