Que faire des rémanents de coupes de bois ?



3 articles, 3 sources

Rémanents / Source : Wikipédia

Les rémanents d’exploitation / INFORETS

Que faire des rémanents de coupes ? / Forêt privée Française


Rémanents

En sylviculture, les rémanents sont les restes de branches ou de troncs mal conformés abandonnés en Forêt par les exploitants pour leur faible valeur commerciale, ou parfois pour des raisons écologiques (le bois mort étant nécessaire pour la production de l'humus forestier, du cycle du carbone, et les équilibres écologiques). Ils peuvent constituer de 25% à 50% de la partie aérienne de l'arbre 1, soit un volume non négligeable lors de l'exploitation notamment quand elle se fait en coupe rase.

Usages

Actuellement ces produits sont le plus souvent considérés par les sylviculteurs et marchands de bois comme des déchets.

Dans les pays ou régions pauvres, ce "petit bois" est souvent ramassé par les femmes et les enfants comme bois de feu ou, en partie, pour alimenter les animaux (volailles, cochons, bovins, moutons..)
. La partie raméale des rémanents peut servir à faire du BRF (Bois raméal fragmenté), utilisé pour améliorer ou restaurer la qualité de sols (cultivés ou à protéger de l'érosion), ou pour des produits autres que le bois telles que les truffes2.
Dans les pays riches, les rémanents sont généralement laissés en forêt après les coupes. Parfois, pour les feuillus, ils sont broyés pour en faire des copeaux ou plaquettes forestières utilisées comme « bois énergie » pour alimenter des chaudières fonctionnant au bois. (Les résineux posent problème à cause de la résine fraiche qui encrasse les outils et machines)

Diverses expériences ont été tentées pour transformer les rémanents en charbon de bois, du compost, du mulch, mais elles sont généralement limitées par le manque de rentabilité de ces opérations nécessitant une main d'œuvre importante. De plus, il est apparu qu'il est important de conserver un stock de bois mort en forêt, pour la santé même de la forêt.

Gestion et perception de la forêt

La gestion des rémanents évolue dans l'espace et dans le temps. Elle traduit à la fois des traditions, des présupposés culturels et une évolution de la connaissance.
En Europe, après une longue période tolérant leur collecte par les riverains pour le bois de feu (dont fabrication de fagots) la tendance hygiéniste du XIXe siècle a conféré à ces rémanents une mauvaise réputation ; on les a imaginé source de problèmes sanitaires, ou d'infestations par des scolyte) et d'incendie. Si les romantiques du XIXe siècle appréciaient les entrelacs de bois morts de tous âges, au point de faire classer la partie la plus sauvage de la Forêt de Fontainebleau pour sa naturalité... au XXe siècle, une forêts « bien gérée » se devait au XXème siècle contraire de paraître « propre » et « entretenue». Dans les forêts plus ouvertes et sèches, une tradition qui semble récente (et certains règlements locaux, en zone sèche) imposent le nettoyage ou regroupement en andains, notamment dans les allées "anti-feu". Ailleurs on les brûlait (c'est maintenant souvent interdit en raison des risques d'incendies de forêts).

Évolutions récentes

Les rémanents ont aujourd'hui une image paradoxale, à la fois positive et négative. En tant que bois mort, ils sont de plus en plus considérés comme utiles pour l'écosystème forestier, mais posent des problèmes sylvicoles spécifiques qui font que les modèles de bonnes pratiques ne sont pas encore fixés pour leur gestion. Diverses stratégies sont mises en œuvre par le sylviculteur et l'exploitant pour tenir compte des problèmes suivants :

ils rendent l'accès des petits engins difficiles dans les parcelles fraichement coupées, en cachant par exemple certains accidents de terrain, mais inversement, ils sont aussi utilisés pour régulariser des sols irréguliers ou permettre aux engins de franchir des zones boueuses ou ruisseaux ;
ils rendent difficile la marche sur le sol après les coupes rases, pour les ouvriers forestiers (dont ceux qui doivent s'occuper de la régénération), mais aussi pour les chasseurs (qui louent le droit de chasse et n'apprécient pas toujours que le gibier s'y cache et y soit plus difficile à traquer et à tirer.
ils rendent difficile les techniques de régénération artificielle par plantations de plants issus de pépinière (et moindrement le semis direct).
ils sont souvent entassés dans les creux, les trous d'eau, ornières et autres zones boueuses, anciens trous d'obus, et parfois sur les petits cours d'eau (pour y permettre le passage de engins en limitant l'orniérage), mais tendent alors à polluer l'eau de surface et homogénéiser les paysages.

Localement, ils sont broyés dans un broyeur tracté et amené dans les parcelles (surcoût non négligeable, pour partie remboursé par leur éventuelle valorisation en bois de chauffage ou mulch).

Des études récentes montrent qu'ils peuvent jouer un rôle écologique important, à condition de ne pas être trop rassemblés en andain (leur connectivité est gage d'une colonisation plus rapide, riche et complète par les cortèges saproxylophages. Ils sont alors rapidement recyclés dans l'écosystème.

Source : Wikipédia



Les rémanents d’exploitation

« Ah ! L’exploitant vient de finir la coupe des bois que je lui avais désignés, parfait ! Mais que vais-je faire de toutes ces branches et autres débris d’exploitation présents sur le sol ?»

Voilà la question que se posent certains propriétaires forestiers après avoir fait mener une coupe dans leurs propriétés. Et bien il existe des solutions pour retrouver au plus vite à un état propre des parcelles, prêtes à accueillir une nouvelle régénération pour les rentes futures.

1.Définition, étymologie et histoire

Rémanent : se dit de quelque chose qui perdure après la disparition de la cause qui l’a mis en place.

Rémanent : Vient du mot raméal ou rameau. Ce terme est employé à la base pour définir les branchages ou ce qui vient des branchages (débris, sections, ...).

Les rémanents, ces rebus d’exploitation sont souvent laissés à l’abandon par les exploitants à cause de leur faible valeur commerciale. Mais cela n’a pas toujours été le cas. En effet, au début de 20e siècle, tout était récupéré en forêt (pour le petit bois de chauffe souvent) ! Les branches étaient précieusement récoltées jusqu’à 3cm de diamètre. Entre cette mesure et celle de 17,5cm qui définie les premiers rondins (de grumes), il y a différentes catégories de bois.

2.Solutions actuelles

Aujourd’hui, les rémanents sont un problème très important. Les négociants en bois de chauffage n’en veulent pas car le produit ne rentre pas dans les normes de consommation actuelles. Alors, il existe différentes solutions radicales ou non. A vous de peser le pour et le contre avec les arguments proposés.

2.1 Tout d’abord, il faut les quantifier

Les rémanents peuvent représenter de 25% à 50% de la partie aérienne de l’arbre et donc correspondre à un volume très important sur une exploitation.

2.2 Ensuite, il faut solutionner le problème

Vous pouvez ne rien en faire. Certes cette solution est la plus simple mais elle peut entrainer une gène pour la circulation dans les parcelles, dans la réalisation des plantations ou de régénération naturelle, etc. Eparpiller les rémanents diminue l’impression de chaos qui règne dans une parcelle qui a subi une exploitation. L’aspect est plus homogène. Cependant, les rémanents peuvent mettre du temps pour se dégrader. Cette solution reste très économique mais peu réalisable en cas d’exploitations sur d’importantes surfaces. La mise en andain est réalisable mais a des pour et des contres. L’aspect paysager est très détérioré avec ce type de solution. Cependant, il reste un point positif qui est une conservation de la biodiversité.Le bois raméal fragmenté peut en effet servir de lieu d’habitation à des insectes saproxyophages et divers champignons.

La mise en tas ponctuels suit le même principe que les andains. La différence se perçoit dans l’aspect paysager qui reste plus sobre et qui perturbe moins la vision globale de la parcelle.

Brûler reste quelque chose de permis (selon les régions) même si cela apporte plus de contraintes que de solutions. En effet, le brûlage fait disparaître instantanément les rémanents en surface, mais il a des inconvénients : les minéraux issus des branchages brulés sont concentrés seulement sur une surface réduite et sont rapidement lessivés. Le sol une fois brulé reste infécond pendant plusieurs années et ne permet pas une régénération efficace de la parcelle.

Le broyage reste une solution pour le traitement des rebus d’exploitation. Cette technique permet par la suite une utilisation des produits déchiquetés : en panneaux agglomérés, papier, combustible, paillage des jeunes plants. Cette technique permet de conserver la fertilité du sol si les plaquettes ainsi obtenues sont laissées sur place. L’inconvénient est son coût, pas toujours accessible à tous les propriétaires.
(JPG)

Pour ce qui est de l’exportation du bois raméal fragmenté, sous forme de plaquettes (bois énergie par exemple) ou non, il est important de tenir compte de la richesse chimique initiale des sols. En effet, si sur sols suffisamment riche, l’exportation du BRF ne pose pas de gros soucis du point de vue de l’exportations d’éléments minéraux, il n’en va pas de même en sols pauvres, beaucoup plus sensibles et où des baisses de fertilité et donc de productivité pourraient être observées. N’a t’on pas par le passé épuisé des sols en pratiquant des coupes de taillis à trop courtes révolution ?

Quoiqu’il en soit,toutes ces techniques sont à mettre en place par temps sec car les risques sont moindres (hors incinération des rémanents suivant les régions). Travailler par temps beau est souvent plaisant. Aussi, s’il y a emploi de matériel type tracteurs ou autres engins forestiers, le risque de tassement du sol (qui limite la productivité d’une parcelle forestière) est quasiment nul.

3.Idée de valorisation

(JPG) Voici la solution qui semble la plus avantageuse : Tout d’abord, il faut inscrire dans les clauses du contrat de vente de la coupe que les rémanents doivent être mis en andains par l’exploitant. Ensuite, une fois ceci fait et que la coupe des bois est effectuée, il est souvent possible de, récupérer les rebus utilisables pour les besoins que vous leur trouverez (petit bois pour allumer le barbecue de cet été, plus gros morceaux pour faire partir le foyer de la cheminée et enfin, découpes de grumes utilisables directement dans la chaudière).
Puis, faire venir un tracteur muni d’un broyeur qui réduise les rémanents en « plaquettes forestières ». Une fois ces plaquettes réalisées, il est possible de les répandre au pied des jeunes semis pour créer un paillage afin de les protéger de la dessication (évaporation de l’eau du sol ) et de la concurrence herbacée suivant la période de l’année. Répandre ainsi ces produits permet un apport maximal et régulier de minéraux aux jeunes pousses qui formeront la future forêt.

Photo source : http://perso.numericable.fr/frsmolis/_frame/plaquettes.jpg

4.Conclusion

Le traitement des rémanents reste quelque chose de varié à l’heure actuelle et, il est possible de trouver des solutions autres. L’accent sera mis sur le point du contrat de vente qui peut permettre de limiter les travaux post-coupe des bois (voir 3.Idée de valorisation) Toutefois, il est recommandé de façonner chaque solution avec le contexte de la station et de la région. Pour terminer avec ce sujet, les perspectives d’avenir semblent bonnes pour tous ces rebuts d’exploitation avec le développement du bois énergie. Le BRF (Bois Raméal Fragmenté) semble un débouché très sérieux dans les années à venir. L’avenir nous le dira...

5.Bibliographie, sources

Notes de sortie dans le cadre de la formation à la Gestion Forestière, gestion des rémanents, 2006.

Définitions
Wikipedia : http://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9manent
Ifremer : http://www.ifremer.fr/envlit/glossaire/index.php ?p=definition&num=1108

Lecture conseillée : DODELIN et al.(2007) - Les rémanents en foresterie et agriculture - Editions Tec &Doc, Paris, 186 p.

Cet article vise à guider les propriétaires dans la gestion de leur(s) propriété(s). Il à été réalisé avec le plus grand soin et il est possible qu’il soit incomplet. Vous pouvez y apporter vos commentaires. Errare humanum est, sed perseverare autem diabolicum. Merci de votre compréhension.

Courtoisie © Pierre Fieux / INFORETS



Que faire des rémanents de coupes de bois ?

Les rémanents sont les résidus de l'exploitation d'une coupe, constitués de feuillages et de branches, généralement non récoltés et laissés sur le parterre de la coupe.
Pour des raisons de risque incendie, d'esthétisme ou de difficultés de circulation dans la parcelle suite à une coupe, les propriétaires forestiers formulent régulièrement des plaintes à l'égard des exploitants qui laissent les rémanents surplace, bien souvent de façon anarchique.


Photo Philippe Vergon

La gestion courante des taillis dans le Gard

Prenons, à titre d'exemple, les pratiques locales en terme de gestion des taillis de chêne. Elle se résume le plus souvent en une succession de coupes rases dont la fréquence varie généralement de 30 à 50 ans et dont l'unique débouché est le bois de chauffage.

Différents modes de traitements des rémanents succèdent à la coupe

- Le mode le plus simple consiste à laisser les rémanents sur le sol, éparpillés de façon régulière au fur et à mesure de l'avancement de la coupe ;
- L'autre option, couramment pratiquée, consiste à ranger les rémanents en andains afin de faciliter les opérations de débardage ;
- Un mode de traitement plus confidentiel consiste à mettre en tas les rémanents et à les faire brûler;
- Enfin, pratique encore plus rare, certains propriétaires demandent à ce que les exploitants forestiers pratiquent un broyage des rémanents.

L'importance des rémanents quant à l'équilibre des sols et de l'écosystème

Les feuillages et branchages constituent des quantités importantes de matière qui sont source d'enrichissement pour l'humus forestier et nécessaires à l'équilibre des sols.

Les exportations répétées de rémanents (ou les brûlages) entraînent un appauvrissement des sols en calcium, phosphore et azote, pouvant conduire à une baisse de la fertilité et une acidification des sols. Elles privent également les sols d'une partie de l'humus, donc du rôle d'éponge joué par le sous-bois (érosion, inondation...) et de réservoir de biodiversité (de nombreux insectes, petits mammifères trouvent refuge dans cette litière). Les rémanents jouent par ailleurs une fonction d'abri pour la régénération. Enfin, garder les rémanents à terre prévient le tassement des sols lors du passage des engins forestiers.

Traiter les rémanents dans les zones sensibles aux départs de feu

Dans certains cas, notamment dans les zones soumises au débroussaillement réglementaire, le traitement des rémanents de coupe est une obligation. Le schéma idéal consiste à prévoir la coupe en automne. Les rémanents sont ensuite laissés à terre pendant les mois d'hiver, le temps que le feuillage (qui contient 10 à 50 % des éléments minéraux) retombe au sol. Ils peuvent alors être broyés ou transportés vers une déchetterie. Le brûlage des rémanents est à limiter autant que possible car il dégage des quantités importantes de suies et de gaz toxiques tels que le monoxyde de carbone (bois vert, feu qui « couve »).

Le choix du compromis

Le contexte économique est également à prendre en compte. La rémunération du propriétaire qui vend une coupe de bois sur pied, est, dans l'exemple évoqué ci-dessus, souvent modeste. Le broyage des rémanents de coupe est une opération coûteuse et dont les dépenses peuvent être supérieures aux recettes de la coupe. Le brûlage est à limiter pour les raisons évoquées plus haut. Un bon compromis consisterait donc à laisser pourrir les rémanents à terre, régulièrement éparpillés sur le sol ou en andains. Afin de limiter la quantité de branchages, il faut veiller à vendre en bloc et sur pied, l'exploitant aura intérêt à valoriser jusqu'au plus petit. Enfin, il est vivement conseillé de demander à l'exploitant de bien démanteler les branchages afin qu'ils se trouvent au maximum en contact avec le sol, favorisant ainsi leur décomposition.

En conclusion, les rémanents de coupe ne sont pas une « catastrophe » pour la forêt, même si visuellement l'effet est quelque peu « déplorable » les premières années. Bien au contraire, les rémanents, une fois transformés en humus, dynamisent l'écosystème forestier. Cependant, pour en arriver là, un minimum de bonnes pratiques sylvicoles s'imposent.

Courtoisie © Jean-Baptiste Régné /Auprés de nos arbres / Gazette des propriétaires de guarrigues, bois et forêts du Gard



Les rémanents de coupes et les incendies de forêts ?

.. Après l’exploitation forestière d’un peuplement résineux ou d’un taillis de chêne, il reste sur le parterre de la coupe les branches et houppiers des arbres abattus. Des propriétaires forestiers comme de nombreux promeneurs ou personnes riveraines de l’exploitation se plaignent des dangers d’incendie que constituent ces rémanents. Des dispositions réglementaires donnent la possibilité aux maires d’exiger des propriétaires de nettoyer la coupe des rémanents et branchages.

.. Qu’en est-il exactement ?

Il faut distinguer l’inflammabilité du peuplement (la facilité avec laquelle il s’enflamme au départ du feu), et la combustibilité du peuplement (sa capacité à propager le feu en se consumant), qui est liée à la masse combustible à brûler. ..

.. Au point de vue de l’inflammabilité, les branches sèches, et particulièrement les feuilles et les branchages fins, constituent une matière très inflammable. On imagine très bien que lancer une allumette enflammée ou un mégot de cigarette y déclencherait plus facilement un feu que
dans la zone non exploitée.

.. Du point de vue de la combustibilité, la biomasse globale aura diminuée puisqu’il y a eu enlèvement de bois. Plus la masse combustible sera répartie sur le sol, moins elle risquera de se propager aux houppiers.

.. Précautions de base

.. Cas du taillis

.. Rappel : pour une bonne exploitation, les brins doivent être coupés le plus près possible du sol.
Exploiter les brins jusqu’à 5 cm de diamètre, bien démanteler les branches et éparpiller les rémanents sur l’ensemble de la coupe ou les ranger en cordons (andains) pas trop hauts.
.. La vente en bloc incite l’exploitant à récolter le plus possible de bois, donc le petit bois.

.. Cas des résineux

Le cahier des charges doit prévoir obligatoirement le démantèlement des houppiers et la coupe des grosses branches en tronçons de moins de 2 mètres, ceci pour faciliter leur décomposition.

.. Vis à vis de l’exploitant

Ce qui est demandé à l’exploitant doit être compatible avec la valeur marchande des bois. On peut exiger le démantèlement des houppiers et l’éparpillement sur la coupe. On ne peut pas leur imposer l’enlèvement (non rémunéré) des rémanents, car le coût des travaux dépasse la valeur
des bois sur pied.

.. Évolution des rémanents

.. Au terme d’un an

Tous les éléments fins des rémanents les plus inflammables comme les feuilles et les fines branches sont décomposés ou sont incorporés à la litière. On peut dire à ce stade, que l’inflammabilité est peu différente par rapport à l’état antérieur.

.. Au terme de 5 ans

Seules les branches d’un diamètre supérieur à 7 cm sont visibles ; en grande partie décomposées, elles ne peuvent plus brûler.

.. Au terme de 10 ans

Plus rien n’apparaît, on distingue encore quelques souches de résineux ou quelques grosses branches détruites par un simple coup de pied.

.. Contreparties offertes par les coupes de bois

• Une forêt dans laquelle les coupes sont régulièrement effectuées est une forêt mieux protégée. Le propriétaire s’intéresse à la gestion et réinvestit souvent une partie des revenus dans des travaux d’amélioration ou d’équipement de la forêt.

• Les massifs sont plus facilement accessibles (notamment aux pompiers) grâce aux pistes forestières et traînes de débardages ouvertes, ou réouvertes, lors de l’exploitation des bois alors que les peuplement étaient très souvent impénétrables avant la coupe .

• La masse combustible est réduite du fait des bois récoltés

• De plus, les peuplements sont « purgés » des arbres malades, mal conformés ou en surnombre, ce qui est profitable aux arbres conservés (moindre concurrence pour l’eau et les éléments nutritifs du sol et pour la lumière).

.. Cas des voies ouvertes à la circulation publique

Le traitement des rémanents aux abords des voies ouvertes à la circulation publique est régi par des arrêtés préfectoraux à consulter auprès des services forestiers des DDAF ou voir les fiches ..633701à ..633751 établies par département.

.. Conclusion : enlever les rémanents à bon escient

.. Les rémanents doivent absolument être traités là où :

• c’est obligatoire, c’est évident mais, il faut le rappeler (voir arrêtés préfectoraux)

• il y a une forte fréquentation du public

• le propriétaire de la coupe le souhaite et est prêt à en payer le prix

.. Pour les deux derniers cas, il faut souligner l’initiative intéressante du Conseil Général des Bouches-du-Rhône qui finance partiellement le broyage des rémanents ..

.. Ailleurs, il n’est pas souhaitable de broyer systématiquement les rémanents dans la mesure où
l’on a pris les précautions signalées plus haut.

• Depuis 1972, l’étude statistique des feux de forêt (opération Prométhée) et en particulier de leur origine ne fait aucune allusion aux rémanents issus des coupes de bois.

• Enlever les rémanents, c’est aussi « anti-écologique ». On crée une rupture dans le cycle biologique qui permet aux sels minéraux et aux oligo-éléments contenus dans les rémanents de migrer dans l’humus du sol redevenant disponibles pour la nutrition des arbres.

• Broyer systématiquement les rémanents, c’est constituer un tapis de plaquettes de bois (un « mulch ») qui sera difficile à traverser et s’opposera à la germination des graines ou des glands, alors que les rémanents bien démontés constituent à la fois des pièges pour ces
graines et un abri provisoire pour le développement du jeune plant.

• Exiger systématiquement le nettoiement des rémanents dans les coupes, compte tenu de la valeur économique des bois, se traduira par l’arrêt des exploitations et, à terme, par l’abandon de la forêt.

Courtoisie Forêt privée Française / Fiche n° 421101


Commentaires


La forêt domaniale de l'Aigoual, se situent à une altitude qui oscille entre 800 m et 1400 m, l'évolution des rémanents lorsqu'il s'agit de certains résineux, comme par exemple le douglas, est beaucoup plus lente.

- Au terme de 10 ans :

toutes les branches sont visibles ; pratiquement pas décomposées, elles peuvent brûler.

- Au terme de 15 à 20 ans :

les branches d'un diamètre supérieur à 2 ou 3 cm sont toujours là; elles peuvent toujours brûler.

Les parcelles de forêt étant remises en exploitation tous les 20 ans, les sous bois de notre forêt domaniale est en train se voir encombrée d'un amoncellement de branchages et de devenir impénétrable.

Des mesures urgentes doivent être mises en place en urgence. Les règlements et pratiques d'exploitation forestières doivent être adaptées aux spécificités d'une zone d'altitude dans notre un parc national.

Les rémanents ont rendu les sous bois inhospitaliers et vulnérables au feu.

- Les rémanents doivent absolument être traités là où :

- c'est obligatoire, c'est évident mais, il faut le rappeler (voir arrêtés préfectoraux)

- il y a une forte fréquentation du public, il faut considérer que plus de 300 000 personnes visitent chaque année le massif de l'Aigoual, beaucoup se promènent en forêt.

L'objectif est de préserver certaine des plus belles forêts d'une exploitation inadaptée aux spécificités locales et conforter les objectif de la Charte du Parc National des Cévennes.

La nature en partage : rendre accessible la nature à tous

Protéger la nature, le patrimoine et les paysages

Préserver et valoriser les paysages forestiers

Contribuer à la préservation des espèces et des milieux remarquables

Préserver la tranquillité et de la faune et mieux protéger la flore.

 




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