Oxygène v/s Oxylane



Un combat pour préserver la forêt et les terrains agricoles du bétonnage


Mots clés

Bétonnage, destruction d'espaces naturels et de terres cultivables, prolifération de centres commerciaux, atteinte à la bio-diversité, risques d’inondation, espèces protégées, réchauffement climatique, lutte contre le réchauffement climatique


OXYGÈNE

Le collectif OXYGÈNE regroupe des associations de protection de la nature et des associations agissant pour un aménagement du territoire plus respectueux de l’environnement. Il est indépendant de toute formation à caractère politique.

Charte du collectif

Ce collectif est fondé par les associations suivantes (membres fondateurs par ordre alphabétique) :

ACNAT / Action Nature et Territoire en Languedoc Roussillon

ASSOPIC (CCGPSL)

Castelnau Environnement

Eau Secours Grand Pic Saint-Loup

Énergie Nouvelle (Prades-le-Lez)

La CAPE (Clapiers)

Prades Le Lez Environnement

Saint Jean (de Vedas) Environnement

SOS Lez Environnement

Vivons Montferrier

En janvier 2015, une onzième association est venue nous rejoindre :

A gauche toute à Saint-Gély

En mars 2015, deux nouvelles adhésions :

Nature et Progrès

Paysages de France

Le but du collectif est l’abandon du projet d’implantation d’un complexe commercial «Oxylane» prévu sur le territoire de la commune de Saint-Clément-de-Rivière, au lieu-dit «Les Fontanelles».

Cette action s’inscrit dans une démarche visant à maintenir cet espace en terre naturelle et agricole.


Aujourd’hui notre combat entre dans une phase critique ! En effet, l’association SOS-Lez-Environnement, qui porte les recours en justice contre ce projet au nom du collectif Oxygène, a été condamnée en juillet par la Cour d’Administrative d’Appel de Marseille (le jugement) – contre l’avis de son rapporteur public ! – et doit payer des frais importants (4 500€) aux trois enseignes dont nous contestions l’autorisation d’exploitation commerciale.

Faute de soutien financier, nous pourrions être contraints d’abandonner le combat, l’association SOS-Lez-Environnement ne pouvant assumer seule la charge financière !

Or, les recours engagés et à venir sont extrêmement importants. Au delà des arguments de fond mettant en évidence les faiblesses de ce projet, ils ont jusqu’à présent réussi à « bloquer » le projet, les promoteurs ne souhaitant vraisemblablement pas s’engager avant que ceux-ci soient purgés.



Oxylane veut densifier ses villages Décathlon

En juin dernier, le groupe Oxylane mettait, pour la première fois, les pieds dans un Salon d'immobilier dédié au commerce, au Siec. Ses actionnaires, conscients de la valeur potentielle des terrains en grande partie inoccupés qu'ils possèdent autour des magasins Décathlon, ont décidé d'en faire quelque chose. Ces parcelles pourraient accueillir plus de commerces et d'activités. Oxylane, le distributeur nordiste, compte dix de ces " villages " en France et projette d'en ouvrir cinq autres avant fin 2015. Au total, 73 baux à gérer, dont une bonne moitié auprès d'enseignes lui appartenant. " Nous serons à 80 baux fin 2013 et j'espère 100 d'ici à 2015 ", expliquait le directeur des villages Oxylane, Nicolas Ochem. Cet objectif a depuis été revu à la baisse. " Nous prospectons dans le domaine du sport et des loisirs. Or les enseignes installées, et celles qui se développent en ce moment, se comptent sur les doigts d'une main ", poursuit-il. Pour cete raison, entre autres, le groupe se montre moins sélectif et n'est plus opposé à la venue de jardineries, de surfaces de bricolage et de culture. Et se fait aider, depuis peu, par des agents immobiliers locaux, et par Cushman & Wakefield.

Le modèle économique des villages Oxylane n'est pas simple. Il suppose l'achat de terrains peu chers, ce que le groupe réussit plutôt bien à faire. Mais aussi, et surtout, la venue de commerces qui puissent payer au moins 90 euros par mètre carré par an, afin que les activités de loisirs, bons compléments des Décathlon, mais incapables de supporter un tel loyer, puissent, elles aussi, s'installer. Pour plusieurs professionnels, ce schéma n'est pas une bonne affaire pour les magasins Décathlon, non plus : le niveau de charges d'entretien des espaces verts, les frais de sécurité, ainsi que la participation au fonds marketing d'animation seraient trop élevés. " Nous avons étudié cette critique, mais la charge locative globale n'est pas plus élevée pour un magasin Décathlon situé dans un village que lorsqu'il est isolé, assure Nicolas Ochem. De plus, la foncière porte une partie des charges liées aux terrains non construits. " Elle vient, d'ailleurs, de faire une entorse à l'un de ses grands principes, en acceptant de céder le terrain et non plus de le louer à des nouveaux arrivants.

Courtoisie Les Echos / Vincent Lepercq / le 14/11/2013



Oxylane, la face cachée de Decathlon

Les bureaux ressemblent à une grande plaine de jeux, les jeunes employés y ont l’attitude "relax" et le look sportif : pour peu, on se croirait dans une "start-up" de la Silicon Valley en Californie. Pourtant, le ciel gris le rappelle, le "campus" de Decathlon se trouve bien à Villeneuve d’Ascq dans la banlieue de Lille. Ou plutôt le campus... d’Oxylane, comme on nous le rappelle à plusieurs reprises.

Car Decathlon n’est qu’une infime partie de l’iceberg Oxylane, groupe mondial spécialisé dans la création de produits sportifs et le commerce local ou en ligne. Dans ce labyrinthe, Decathlon est l’une des formes de vente mis en place par la maison mère. Le chemin parcouru par le groupe français, devenu 4e distributeur et 5e producteur sportif mondial, s’est fait à saut d’athlète. C’est en 1976, à Lille, que l’aventure commence pour Decathlon. A l’époque, Michel Leclercq lance un nouveau concept, celui d’une grande surface entièrement dédiée au sport. "L’idée était de rendre accessible le sport au plus grand nombre, donner envie aux gens de se lancer dans la pratique sportive", explique Florence Delcroy, attachée de presse.

Au début, le magasin ne commercialise que des marques traditionnelles, puis, peu à peu, les articles labellisés "Decathlon" font leur apparition et attirent d’abord par leur prix. "Mais nous avons changé cette image ‘discount’. Nous avons en fait un large éventail de produits allant de l’entrée de gamme au produit spécialisé", poursuit Florence Delcroy.

Aujourd’hui, la vingtaine de marques "Oxylane", associées chacune à un type de sports, représentent plus de 60 % de l’ensemble des produits vendus par le distributeur. Concentrés à Lille, les sièges de ces différentes marques ont, dès la fin des années 90, progressivement migré vers un village, où les produits sont pensés, testés et développés dans leur condition d’utilisation. Ainsi, la marque associée aux sports nautiques Tribord, a son Q.G. à Hendaye, sur la côte basque. Quechua, dédiée aux activités de montagne, est basée à Sallanches, au pied du mont Blanc. "On essaie d’être le plus proche de nos utilisateurs, d’être à leur écoute en permanence pour pouvoir adapter nos produits. Cette capacité de réaction et d’innovation a fait la force du groupe", développe l’attachée de presse.

Chaque année, Oxylane lance ainsi plus de 3 500 nouveaux produits dans ses différents magasins. Certains sont brevetés, comme "la tente qui se monte en la jetant" ou le "frein bouton" de vélo pour enfant. Mais le budget "conséquent", consacré à l’innovation par le groupe, qui emploie 53 000 personnes à travers le monde et produit un quart de ses articles en Europe, reste "top secret".

Depuis peu, Oxylane a aussi développé des marques de "composants", ce qui lui permet de contrôler toute la chaîne de production d’un article, allant de sa conception à sa commercialisation. Au sein du centre de recherches de Villeneuve d’Ascq, des dizaines de scientifiques s’activent quotidiennement pour trouver la fibre qui rendra cette veste la plus imperméable ou ce T-shirt le moins odorant en cas de forte transpiration. D’énormes douches ou une salle climatique allant de -40°C à 40°C sont là pour tester le résultat des recherches.

Le corps humain est aussi analysé sous toutes ses formes, via des panels de sportifs amateurs. Un mouvement d’une raquette de tennis, celle d’un coup de pédale : rien n’échappe aux puissants ordinateurs du centre lillois.

Mais sa plus grande source d’inspiration, Oxylane va la chercher auprès de ses utilisateurs. A Lille, tout est pensé pour que ceux-ci côtoyent en permanence les employés du groupe français. C’est le cas au village "Be -Twin" où les bureaux et le centre de recherche sont ancrés dans le magasin. Chaque cycliste peut y dessiner ou expliquer son vélo idéal. Même topo à l’Inesis Golf park, où un magasin côtoie un simulateur et un parcours de golf.

Preuve que ce contact est recherché en permanence : les employés d’Oxylane sont davantage engagés en fonction de leur passion pour un sport que selon leurs éventuels diplômes. "Tous sont mordus de sports, nous explique-t-on. Sur le temps de midi, la grande majorité va courir, pédaler,..."

Reportage à Lille / RaphaëlMeulders / Publié le lundi 02 juillet 2012 à 04h15 - Mis à jour le lundi 02 juillet 2012 à 07h50

Courtoisie La Libre Belgique


Présentation et critique du projet Oxylane de Saint-Clément-de Rivière par SOS-Lez Environnement



Collectif Oxygène

Projet agricole pour le domaine de Fontanelle

Saint-Clément-de-Rivière

Le collectif « Oxygène » vous propose dans ce document un projet agricole adapté au site du village multi-activités de Décathlon, à Saint Clément de Rivière (34).

La préservation des terres agricoles est un des ressorts de notre action contre le projet de zone commerciale de la SA Décathlon, et nous nous devions donc de montrer que d’autres projets sont possibles.

Il s’agit d’un exemple d’aménagement proposant des activités viables, adaptées au marché local.

Plan de situation du terrain :

Il se situe sur la commune de Saint-Clément-de-Rivière, en limite de la commune de Grabels, à l’Ouest, le long de la RD986.

Il est classé en zone II NAd du POS de la commune (c’est-à-dire à urbaniser, mais sous contraintes diverses).

Sa surface est de 24 ha dont 19 de terres agricoles et environ 5 ha de colline boisée, classée EBC (espace boisé classé) dans le POS.

Il est actuellement cultivé pour l’essentiel en blé dur, par un agriculteur d’un village voisin.

Pourquoi voulons-nous maintenir la vocation agricole de ce terrain ?

Enrayer la disparition des bonnes terres agricoles : ça commence chez soi !

Entre 2006 et 2010, en métropole, les espaces cultivés ou toujours en herbe ont diminué de 327.000 ha, les espaces naturels (forêts, landes, roches...) et artificialisés (constructions, routes, chantiers…) ayant respectivement augmenté de 12.000 ha et 315.000 ha (1).

La définition des espaces agricoles dans la loi d’avenir agricole est la suivante :

« il s'agit des parties non actuellement urbanisées des communes non dotées d'un document d'urbanisme, des secteurs où les constructions ne sont pas admises et des zones agricoles ou naturelles et forestières des communes qui sont respectivement soumises au règlement national d'urbanisme ou bien pourvues d'une carte communale ou d'un plan local d'urbanisme. En outre, si le sol appartient, selon ce code, au patrimoine de la nation, sa gestion ne relève pas de l'Etat mais a été transférée aux collectivités territoriales, essentiellement les communes. »

Il est donc de la pleine responsabilité des collectivités territoriales de garantir la sauvegarde de ce patrimoine et de contribuer à la sécurité alimentaire de notre pays.

Mais force est de constater que la plupart des collectivités territoriales n’ont pas pris la mesure des enjeux et considèrent encore les zones agricoles comme un réservoir de terres à urbaniser.

Face à une réglementation nationale de plus en plus sévère, certaines profitent des délais généreux accordés pour la mise en application de nouvelles mesures plus strictes, délais qui donnent de larges « fenêtres de tir » pour permettre une disparition accélérée de ces espaces avant que cela ne devienne plus compliqué.

Force est aussi de constater que l’absence de limitation aux plus-values réalisables lors du passage d’un statut de « zone agricole » à « zone à urbaniser » ne facilite pas la tâche des élus communaux.

(1) Loi d’avenir pour l’agriculture, l’alimentation et la forêt du 13 octobre 2014 – article 12 « Préserver le foncier agricole »

La préoccupation de sécurité alimentaire est pourtant revenue ces dernières années à l’agenda des débats publics, en lien avec les phénomènes d’accaparement de terres dans les pays qui disposent encore de vastes ressources.

La tendance est à la réduction de la surface disponible par habitants.

Pour mémoire, nous avons dans l’Hérault besoin de 465 000 ha pour nourrir la population (Mégane Bollon (Stagiaire en géographie de l’Univ. Lyon 3) - Nicolas Bricas (Cirad, UMR Moisa) - Une autonomie alimentaire de l’Hérault ? 2010)

Pour nourrir les 400 000 habitants de la région urbaine de Montpellier, il faudrait disposer de 179 000 ha.

La surface cultivée dans l’Hérault est aujourd’hui de 185 000 ha.

Le ministère de l’Agriculture encourage, afin d’enrayer cette tendance, le développement de projets alimentaires de territoire. Prévus dans la loi d’avenir pour l’agriculture,

l’alimentation et la forêt du 13 octobre 2014 (Art 39), les projets alimentaires territoriaux sont élaborés de manière concertée à l’initiative de l'ensemble des acteurs d'un territoire. Ils s'appuient sur un diagnostic partagé faisant un état des lieux de la production agricole locale
et du besoin alimentaire exprimé au niveau d’un bassin de vie ou de consommation, aussi bien en termes de consommation individuelle que de restauration collective.

Les collectivités territoriales sont en général plus promptes à invoquer leur responsabilité en matière de création d’emplois commerciaux qu’en termes d’emplois agricoles.

Nous avons donc élaboré un projet qui sera à la fois créateur d’emplois agricoles et lieu de de découverte de diverses activités pour le public.

Les consommateurs veulent du local ?

Nous constatons que les attentes des consommateurs en matière alimentaire ont fortement évolué en une dizaine d’années ; les tendances du moment portent sur les produits locaux issus de l’agriculture biologique. Le consommateur devient de plus en plus « citoyen » et
cherche à orienter par ses choix individuels les politiques alimentaires.

Cette demande forte, relayée par les médias, a suscité des réponses de la grande distribution, mais les consommateurs ne s’y trompent pas : ils recherchent non seulement du local, mais aussi un dialogue avec le producteur, et la garantie que celui-ci aura une juste rémunération de son travail. La multiplication des AMAP, coopératives d’achat, boutiques paysannes, et de la vente directe sur les exploitations, est un signal fort que nos élus devraient percevoir.

D’autre part, les établissements de restauration collective, et particulièrement les cantines des établissements scolaires, sont de plus en plus nombreux à souhaiter s’approvisionner en produits de qualité issus de l’agriculture locale, si possible issus de l’agriculture biologique.

Ils rencontrent actuellement une difficulté importante pour identifier des fournisseurs réguliers et organisés, les filières d’approvisionnement ayant besoin de se structurer et les opportunités d’installation de producteurs souhaitant répondre à ces exigences étant relativement limitées. La difficulté pour trouver du foncier agricole est un des principaux obstacles à ces installations.

Nous partons de ce constat pour défendre une politique de maintien d’une « ceinture verte » autour des zones urbanisées actuelles, ayant une vocation agricole, récréative, et paysagère, afin de ne pas reporter sur d’autres collectivité le devoir de préserver les terres agricoles.

La proposition de notre collectif, c’est aussi d’inciter nos élus à traduire dans les actes deux principes :

- la souveraineté alimentaire (avoir accès au type d’alimentation que nous souhaitons)

- le maintien d’une agriculture locale « durable », respectant les hommes, les écosystèmes, et viable économiquement.

Comment fait-on ?

Le parti pris de cette valorisation agricole est de créer le maximum d’emploi sur ce site dans la mesure de leur compatibilité en termes techniques et économiques.

Nous avons demandé un diagnostic agro-pédologique à un spécialiste, dont nous joignons quelques éléments en annexe.

La conclusion de ce diagnostic est la suivante :

Nous avons là, en excluant les collines boisées, des sols de qualité qui, en mettant un bémol à l’entité 3b, peuvent porter toutes les cultures traditionnelles (annuelles ou pérennes) ou maraichères. Si l’on fait référence aux autres sols méditerranéens, ceux-ci peuvent supporter
la comparaison haut la main, notamment dans la réserve en eau (RU) élevée à très élevée, provenant d’une grande profondeur, mais aussi et surtout d’une texture riche en argile qui est gage de rétention hydrique et de réserves fertilisantes.

Nous avons ensuite analysé les contraintes inhérentes au terrain :

- Ressources en eau :
La source de Fontfroide, présente sur le terrain, dépend du domaine de Fontfroide-le-Bas qui en revendique l’utilisation ; il sera donc nécessaire de faire un forage pour des cultures nécessitant une irrigation ou d’utiliser un ancien puits.

- Accessibilité des parcelles :
L’accès ne pose a priori pas de problèmes pour les grandes cultures – des cheminements intérieurs pourront être créés en fonction des besoins.

- Espace boisé classé : la colline boisée est à conserver en l’état.
Les arbres ne peuvent être coupés – seul du débroussaillage est autorisé.Cet espace pourrait éventuellement abriter quelques ruches.

- Les productions seront menées en bio ; outre le fait de répondre à une demande forte du consommateur, c’est une précaution nécessaire du fait de la proximité de captages d’eau potable (captage de la Buffette, Saint-Clément-de Rivière)

- La partie arborée à la limite nord-est du terrain est identifiée comme habitat de chasse des chauves-souris ; c’est un milieu naturel à enjeu fort. Il restera en l’état en tant que zone à préserver.

- La présence d’une route à grande circulation à sa limite ouest, entraînant une pollution par les gaz d’échappements aux abords de cette voie ; il sera nécessaire de créer un écran végétal sous la forme d’une haie arborée le long de cette voie.

Le choix des activités agricoles

Compte-tenu de la situation de ce domaine, aux portes de la ville de Montpellier, le choix doit se porter sur des productions à haute valeur ajoutée à l’hectare.

Nous avons consulté des personnes-ressources et confronté les opinions : agriculteurs, candidats à l’installation, une formatrice du CFPPA de Montpellier, animateurs de structures d’aide à l’installation, animateurs d’associations comme «Terre de Lien », « marchés paysans 34 », « Terres Vivantes », réseau des AMAP.

L’objectif était de définir les productions valorisant le mieux ce terrain tout en collant à la demande locale.

Il fallait également avoir une idée des projets d’installation existants dans ce secteur et des perspectives en matière d’installation offertes ailleurs, afin de connaître le niveau d’attractivité de ce terrain pour des postulants à l’installation.

Ce qui ressort de cette consultation, c’est que ce terrain est potentiellement intéressant pour des candidats à l’installation à condition que le coût d’accès reste dans les normes agricoles pour des terrains de cette qualité.

Puis il a fallu calibrer le projet et établir un plan d’occupation du sol.

Le fruit de notre réflexion se traduit par le schéma suivant :

o 12 ha de rotation avec du blé tendre (luzerne – blé)
o 7 ha de maraîchage répartis en deux exploitations.

- Le long de la route :

La contrainte liée à la proximité de la route, relativement bruyante, nous oriente vers une culture nécessitant peu d’interventions : nous pouvons par exemple produire du blé tendre (selon un mode biologique).

L’installation d’un paysan boulanger disposant d’un atelier de boulangerie ailleurs, serait une formule intéressante. Pour que ce projet soit viable économiquement, il faudrait pouvoir semer une douzaine d’hectares avec un assolement avec une légumineuse en tête de rotation.

La demande de pain bio local est assez forte, et peut passer par les traditionnels circuits courts, la formule la plus utilisée étant la vente à des particuliers au travers de coopératives d’achat.

- Sur la partie est du terrain :

Nous avons repéré, dans un proche périmètre, des personnes recherchant des terres pour mener des activités maraîchères (issues de la coopérative Terra Coppa du domaine de Viviers, par exemple).

Il existe aussi une forte demande de terres de la part des personnes qui sortent de centres de formation pour adultes et d’établissements agricoles locaux : le CFPPA de Montpellier forme chaque année treize personnes, et l’antenne de Béziers une vingtaine de personnes,
dont beaucoup n’ont pas de terrains à disposition.

Ce type d’activité nécessite la présence d’eau, c’est-à-dire un forage (à noter qu’il existe un puits sur ce terrain). Le raccordement au réseau électrique serait à prévoir, ce qui ne posera pas de problème particulier à cet endroit.

Le marché existe et 3 à 4 ha de terrain suffisent, en principe, pour obtenir un revenu correct.

Un producteur fournissant 70 paniers de légume par semaine a besoin d’un hectare et demi en production ; si on compte autant de surface en repos et un espace de stockage, vente directe, on aurait donc besoin de 3,5 ha par exploitant.

La vente directe des producteurs aux consommateurs peut être envisagée sous différentes formes :

- la vente sur le terrain : Le site situé en bordure de la RD986 (route de Ganges) conviendrait pour l’installation d'un point de vente sur place ouvert aux heures de retour de bureau, conjuguée à la vente de paniers avec un préfinancement selon le modèle des AMAP.

- la vente sur les marchés : plusieurs marchés hebdomadaires fonctionnent à proximité :

marché de St Clément de Rivière le dimanche matin, marché de Montferrier sur Lez le samedi matin, marché de St Gély du Fesc le samedi matin, marché circuit court de Grabels qui favorise les producteurs locaux.

- Une autre possibilité pour les futurs exploitants serait la vente indirecte avec un intermédiaire :

o vente à un commerce de détail : primeurs présents sur la commune ou magasins bio localisés à Montpellier (Chez Marielou, locavore..) ou bio & sens à Jacou par exemple.

o vente à une structure qui commercialise via Internet comme Verts de terre basée à St Gély du Fesc qui assure la livraison à domicile de paniers de fruits et légumes bio de producteurs locaux ou Terroir direct, association située à Castelnau le Lez spécialisé dans la vente par internet de produits fermiers ou bio majoritairement d’origine locale ou régionale avec distributions dans différents points de collecte
à Montpellier , St Mathieu de Tréviers ... (structure agréée « groupement collectif circuit court « par le Région Languedoc Roussillon)

L'évolution vers un projet alimentaire territorial porté par une collectivité pourrait être envisagée avec l'approvisionnement de cantines scolaires et de crèches.

Le schéma d’occupation du sol proposé est le suivant :

Gestion du terrain et statut des occupants

Le terrain sera acheté par un GFA en recourant à un financement participatif.
Les exploitants seraient locataires de ces terres (bail), ce qui leur donnerait une sécurité juridique


Dans la région Languedoc-Roussillon, 6315 ha de terres agricoles ont disparu entre 2006 et 2011 (source : SAFER-LR) soit environ 3,5 ha (cinq terrains de foot) par jour - principalement autour des villes où les terres sont pourtant historiquement les plus fertiles. Ce phénomène est dénoncé par de nombreux organismes officiels, à l’échelon national, régional, départemental, métropolitain. L’ artificialisation des sols qui en résulte a des effets néfastes sur le réchauffement climatique, la régulation des eaux, l’épuration des polluants, la production agricole et donc la sécurité alimentaire, etc. Elle est le plus souvent irréversible et est particulièrement dommageable pour les sols à grande valeur agronomique. L’atteinte aux paysages est un facteur de diminution du sentiment de bien-être.

Une des causes de l’artificialisation de ces terres réside dans le développement des zones commerciales péri-urbaines. En France, quatre
millions de mètres carrés commerciaux sont encore sortis de terre pour la seule année 2014.

Au nord de Montpellier, la société Décathlon souhaite installer le complexe commercial « Oxylane » sur 23 hectares de terres agricoles de
qualité et de milieux naturels. La légitimité de ce projet est remise en cause par un nombre croissant d’experts, d’élus, de commerçants et de citoyens. Le collectif Oxygène, qui regroupe plusieurs associations et des citoyens de divers horizons, est l’une des expressions publiques de cette contestation, tout en proposant des solutions alternatives plus respectueuses de l’environnement, sauvegardant la nature de ces terres.



Bulletin Municipal n°92 - Septembre 2014

Projet Oxylane

Comme vous avez pu le constater, après l’implantation in situ des panneaux annonçant l’ouverture de l’enquête publique du vendredi 26 septembre au lundi 27 octobre 2014, le projet Oxylane, coeur de notre campagne électorale, entre en phase opérationnelle.

Ce projet a été initié au cours du dernier mandat par le maire Alphonse Cacciaguerra. Il a été soutenu et repris par Rodolphe Cayzac et son équipe et s’inscrit donc dans la succession.

Nous aurions souhaité que ce projet soit consensuel mais à notre grand regret il n’a pas toujours reçu le meilleur accueil.

Peut-être n’a-t-on pas assez rappelé que le programme Oxylane a été retenu sur des critères liés d’une part, au respect et à la protection de la nature et d’autre part, au développement de l’emploi pour les habitants de Saint Clément de Rivière.

Ainsi, la partie construite et végétalisée représentera 12 % des 23,5 hectares environ situés à l’entrée de la Commune et voués jusque-là à l’agriculture céréalière intensive. Le projet respectera une charte environnementale précise qui prévoit l’implantation et le maintien d’un biotope.

La vocation commerciale de ce programme porté par Décathlon-S.A. ne renie aucunement l’engagement écologique (au sens noble du terme) qui a toujours prévalu à Saint-Clément-de-Rivière. Des espaces naturels boisés accueilleront des professionnels de santé proposant une offre médicale et paramédicale de proximité. A terme, Oxylane entraînera la création de plus de 200 emplois.
Ce choix d’une implantation économique intégrée sur un secteur lié à l’agriculture répond enfin à une volonté de protéger nos territoires des ambitions urbanistiques galopantes émanant de l’agglomération de Montpellier.

Ajoutons que la conception du site prévoit un aménagement routier associant la fonctionnalité à la sécurité avec l’installation d’un rond-point.

La France compte une dizaine de sites Oxylane. Tous ont été édifiés autour d’une thématique particulière étroitement liée à la pratique sportive. Celui de saint-Clément de Rivière s’articule autour des axes suivants :

Sport – santé – Nature – Bien-être.

Avec l’ouverture de l’enquête publique (cf.en page suivante), nos concitoyens peuvent désormais s’approprier ce projet dont ils seront tenus étroitement informés de l’avancée.




Communiqué de presse

« Non au projet Oxylane à Saint-Clément-de-Rivière »

Collectif Oxygène

Un complexe commercial porté par la société Décathlon projette de s’implanter sur 24 ha d’espaces naturels et de terres agricoles en exploitation, situés à l’entrée Nord de la métropole montpelliéraine, sur la commune de Saint-Clément-de-Rivière.

Ce complexe comporterait 4 grandes surfaces commerciales (14 000 m2 de surface de vente), et d’autres bâtiments d’activités commerciales et de service, totalisant 35 000m2 de surface de plancher, plus les parkings et les voiries de desserte, imperméabilisant au total 12 ha de surface.
Présenté à l’origine comme un « village » sportif (concept Oxylane) il s’agit en fait d’un très grand centre commercial supplémentaire s’ajoutant à ceux qui prolifèrent déjà dans la métropole montpelliéraine.

Le collectif Oxygène (13 associations de protection de l ’environnement ou citoyennes), indépendant de toute formation politique, s’est constitué en décembre 2014 pour s’opposer à ce projet :

- D’inutilité commerciale :

- les commerces proposés existent déjà à proximité et sa situation est excentrée dans le territoire de la Communauté de Communes du Grand Pic Saint-Loup,

- les emplois annoncés ne compenseront pas la destruction d’emplois dans les commerces existants

- Nuisible au plan environnemental :

- disparition d’un magnifique paysage, source naturelle de bien-être,

- atteinte à la ceinture verte de Montpellier, en bordure d’une trame verte identifiée dans le Schéma Régional de Cohérence Écologique,

- atteinte à la bio-diversité, par destruction d’espèces protégées ou de leur habitat (amphibiens, insectes, reptiles, oiseaux, mammifères) et mesures compensatoires inadaptées,

- accroissement des risques d’inondation, la zone étant située en tête de bassin versant de la Lironde, les basins de compensation n’offrant pas les garanties suffisantes,

- risques de pollution d’une importante zone de captage d’eau potable alimentant Saint-Clément, le terrain étant contigu à la zone de protection rapprochée.

- Destructeur de terres de grande valeur agronomique :

- capables d’assurer une production agricole de qualité et diversifiée, pouvant permettre l’installation d’agriculteurs en manque de terres fertiles, et située en zone péri-urbaine,

- dont le rôle dans la lutte contre le réchauffement climatique est désormais reconnu.

C’est pourquoi notre collectif se bat pour que ce terrain soit reclassé comme zone agricole dans les documents d’urbanisme en cours d’élaboration (PLU de Saint-Clément, SCOT du Grand Pic Saint-Loup), seule manière de le défendre contre les effets destructeurs de l’étalement urbain.





La documentation

1-Bulletin municipal n° 85 / Saint-Clément-de-Rivière / juin 2013.pdf

2-Bulletin Municipal n° 92 - Septembre 2014 / Projet Oxylane Saint-Clément-de-Rivière

3-pos_reglement_IINA / Saint-Clément-de-Rivière

4-Projet d'aménagement durable du SCOT Pic Saint-Loup Haute vallée de l'Hérault

5-Documents d'orientations générales du SCOT Pic Saint-Loup Haute vallée de l'Hérault

6-Documents d'orientations commercial du SCOT Pic Saint-Loup Haute vallée de l'Hérault

7-Domaine de Fontanelle / Approche géo-pédologique

8-Projet agricole pour le domaine de Fontanelle Saint-Clément-de-Rivière

9-Montpellier Agglomeration lance l'elaboration de sa politique agricole et alimentaire avec les communes

10 Bulletin municipal n°94 / Saint-Clément-de-Rivière / janvier-2015

11-RAPPORT-D-ENQUETE-PUBLIQUE / 26-01 au 11 03 15

12-AvisConseil départemental de l'environnement et des risques sanitaires et technologiques / 28mai 2015

13-Arrêté n°DDTM34-2015-06-05022 portant sur l’aménagement de l’opération « Lotissement Multi-Activités OXYLANE »

14-etude expertise hydrologique oxylane

15-Rapport de présentation Oxylane Decathlon

16-Avis expert hydrogeologue forage de la buffette.pdf

17-etude etude d'impact faune flore habitats naturels, évaluation impacts et propositions

18-Synthèse des prospections d'Action Nature & Territoire Languedoc-Roussillon

19-courrier risque de destruction d'espèces protégées sur le site du projet Oxylane à Saint Clément de Rivière

20-Recommandation risques de déstruction d'espèces protégées DREAL DECATHLON dossier CNPN

21-reponse Decathlon à la Dreal





Actions en justice


DCDAC Hétault / Autorisation de création DECATLON à Saint-Clément-de-Rivière

DCDAC Hétault / Autorisation de création TRUFFAUT à Saint-Clément-de-Rivière

DCDAC Hétault / Autorisation de création O'TERA à Saint-Clément-de-Rivière

Commission nationale d'aménagement commercial / DECATLON France

Commission nationale d'aménagement commercial / TRUFFAUT

Commission nationale d'aménagement commercial / O'TERA

Les autorisations commerciales ont été accordées par la Commission Départementale d'Aménagement Commercial de l'Hérault (CDAC) le 25 novembre 2014 (trois pièces jointes).

Nous avons contesté ces autorisations auprès de la Commission Nationale d'Aménagement Commercial - selon la procédure prévue. Cette CNAC a rendu ses décisions le 21 mai 2015 : confirmation des décisions de la CDAC (trois pièces jointes).

Entre temps, la loi avait changé dans des conditions assez obscures : passage de la loi LME (loi de modernisation de l'Economie de 2008) à la loi "Pinel" relative à l'artisanat, au commerce et aux très petites entreprises du 18 juin 2014 (décrets d'applications avec dates de parutions variables, et dispositions transitoires peu claires).

La CNAC a décidé avec les dispositions de la nouvelle loi, alors que la procédure avait été entamée sous l'ancienne loi ...

Nous avons donc attaqué ces décisions devant la juridiction compétente, qui est la Cour Administrative d'Appel compétente pour les dossiers concernant l'Hérault, à savoir celle de Marseille. Audience du 31 mai 2016 : le rapporteur public demande l'annulation des décisions de la CNAC pour ces motifs de "confusion" de lois ... Mais nous n'avons pas le compte-rendu de l'audience. Mise en délibéré, puis jugement du 7 juillet : la Cour ne suit pas les demandes du rapporteur public.

Nous n'allons pas en cassation, pour des raisons financières d'abord, et parce que nous avons cru comprendre que la CAA juge en dernier ressort les recours contre la CNAC.

A noter : la CDAC comme la CNAC ne sont pas des institutions judiciaires, elles ne prononcent donc pas de jugements, mais accordent (ou refusent) des autorisations admnistratives.

Arrêté Cour Administrative d'Appel de Marseille / Decathlon

 





La Mairie de Saint-Clément-de-Rivière met ses finances publiques au service de Décathlon !

Le 30 mars dernier, le Conseil Municipal de Saint-Clément-de-Rivière a fait adopter un projet de convention par lequel la commune s’engage à payer une partie des travaux routiers permettant l’accès au complexe commercial Oxylane (participation à hauteur de 25%), car le promoteur du projet (Décathlon) refuse d’assurer l’intégralité du financement. Ce défaut de financement s’élève selon les estimations actuelles, à 360 000 € HT (soit environ 400 000 €TTC).

L’opposition de Saint-Clément ayant eu connaissance de l’ordre du jour du Conseil, a demandé à La Gazette de Montpellier, le 29 mars, de publier en courrier des lecteurs le texte dont nous reproduisons un extrait ci-dessous :

Saint-Clément-de-rivière semble être sortie de vos radars. Dommage parce qu’en ce moment, […] avec l’opposition locale à l’installation d’un nouveau centre commercial de plus sur son territoire (Décathlon), il y aurait de quoi dire ! Mais là,nous venons de passer un cap ! Aussi je dois attirer votre attention et celle des tous vos lecteurs sur ce qui se passe: de peur de voir s’échapper « l’opportunité » de l’installation de Décathlon, le maire convoque son conseil municipal le 30 mars pour lui faire voter une enveloppe de 360 000 € pour aider ce groupe à financer les voiries rendues nécessaires par son arrivée. Rappelons que Décathlon s’était engagé à les financer dans l’enquête publique, devant la CDAC et devant la CNAC ! Mais dans ces temps de disette budgétaire, il est bon qu’une commune qui dit faire des « économies drastiques » face au désengagement de l’État, supplée aussi le désengagement d’une multinationale au chiffre d’affaires de 9 Milliards d’euros ! C’est vrai qu’il faut les aider, les pauvres, à venir saccager les dernières terres agricoles de Saint- Clément-de-rivière !
Suite après le conseil municipal !

La Gazette, au lieu de publier ce texte, a contacté l’opposition de Saint-Clément et le collectif Oxygène, en vue de préparer un article sur le projet Oxylane. Cet article est paru dans le numéro du 14 avril.

Le collectif Oxygène a aussitôt décidé de réagir à cet article, qui d’une part, contenait plusieurs erreurs (M. Claude Fernandez n’est pas conseiller municipal!) et d’autre part, en ne citant pas les propos du collectif Oxygène, laissait entendre que l’affaire était pliée, malgré les recours pendants. Le collectif a donc demandé, à son tour, la publication d’un texte dans le courrier des lecteurs (voir ici le texte envoyé à la Gazette). Ce texte est paru presqu’intégralement, dans le numéro du 28 avril.

Voilà qui rétablit une partie de la vérité !

En quoi consistent ces aménagements ?

Rappelons que les aménagements routiers prévus dans le dossier d’enquête publique du permis d’aménager, consistaient en :

– un nouveau giratoire d’accès sur la RD127e3 , au niveau du campus de Bissy (carrefour Montée du Morastel).

– deux bretelles d’entrée-sortie sur le RD986, côté est (entrée aux véhicules venant de Montpellier, sortie des véhicules vers Saint-Gély).

Mais depuis, deux nouveaux aménagements routiers ont été rajoutés à la clôture de l’enquête publique: un giratoire de l’autre côté du pont sur la RD986, et un aménagement de la RD 127E3 entre les deux giratoires.

Montant estimé des travaux : 1 500 000 €.




Contre l'implantation du village Oxylane à St Clément de Rivière



Contre la destruction d’un site naturel et agricole par un lotissement Oxylane.

SOS-Lez Environnement Vivons Montferrier Collectif Oxygene

Un village Oxylane (Décathlon) projette de s’implanter sur 24ha d’espaces naturels et de terres agricoles en exploitation encore tout récemment, à l’entrée Nord de l’agglomération montpelliéraine sur la commune de Saint-Clément-de-Rivière (34).

Ce projet inutile provoquera des nuisances environnementales importantes et irréversibles :

Bétonnage de l’entrée de ville et atteinte irréversible aux paysages par la construction de cette zone commerciale.

Imperméabilisation de 12ha de terres sur une zone très sensibles aux inondations par ruissellement, menace sur la bio-diversité (espèces protégées qui seront chassées du site).

Destruction d'espaces naturels et de terres cultivables, alors que la Préfecture de l’Hérault-DDTM34 préconise, à travers la Commission départementale de la Consommation des Espaces Agricoles (CDCEA), de préserver les terres agricoles pour satisfaire nos besoins alimentaires futurs et maintenir un équilibre entre espace urbain, agricole et naturel.

Augmentation du trafic automobile des 900 000 visiteurs attendus par an (3000 par jour en moyenne), alors que Saint-Clément-de-Rivière a l'ambition d'être une « ville Durable/Cité verte ».

Dans l’Hérault, en 10 ans l’artificialisation des sols a augmenté de 15%, un des taux les plus élevés de France. Cela représente 10 300 ha ! (source : CDCEA).

Il est plus que temps de stopper l'artificialisation des milieux.

On peut réfléchir autrement à l'aménagement du territoire et à l'équilibre entre la ville grandissante et les indispensables espaces de culture.

Ce projet ne correspond à aucun besoin commercial,

Décathlon est déjà amplement présent dans l’aire montpelliéraine (Odysseum, Saint-Jean-de-Vedas, Easy et Koodza à Pérols, Cabesto à Mauguio), ainsi que d’autres enseignes sportives, dont une à 1 km (sur le centre commercial Trifontaine) . N’y a-t-il pas assez de zones commerciales dédiées au sport à Montpellier et ses alentours immédiats ?

Saint-Clément-de-Rivière et les communes limitrophes sont déjà dotées d'infrastructures sportives et de «bien être» variées, et de nombreuses associations dédiées au sport.

Les créations d’emploi annoncées par Décathlon-Oxylane ne sont pas garanties et sont largement surévaluées. Ce seront de toute façon des emplois très précaires. Dans un marché déjà saturé de commerces de sport, ce projet détruira plus d’emplois qu’il n’en créera.

Nous, signataires de la pétition, nous opposons donc à ce projet inutile.

NON aux projets de bétonnage des terres agricoles !

NON à la prolifération de centres commerciaux!

SOS-Lez Environnement Vivons Montferrier Collectif Oxygene

Pour nous aider financièrement (recours judiciares) nous avons lancé une souscription. Vos dons sont déductibles de l'impôt sur le revenu : vous recevrez un reçu fiscal vous permettant une déduction de vos impôts égale à 66% de la somme versée.

Pour nous aider financièrement (recours judiciares) nous avons lancé une souscription. Vos dons sont déductibles de l'impôt sur le revenu : vous recevrez un reçu fiscal vous permettant une déduction de vos impôts égale à 66% de la somme versée.



Videos

Video de présentation du collectif Oxygène (7:54).

Reportage de FR3-Montpellier sur le pique-nique du 28 mars

Reportage de FR3-Montpellier du 28 novembre 2014 : la pression monte


Sur le même thème, un autre cas de perte de terres agricoles, gaspillage de la ressource en eau, impact sur la iodiversité, gestion irresponsable de biens publics, démocratie participative.

Le-projet du golf de Saint Hilaire de Brethmas



Association Causses-Cévennes d'action citoyenne
Avenue du Devois, Le Devois, Saint Sauveur Camprieu, 30750, tel 0467826111.
Site internet : http://www.adhca.com, http://www.accac.eu / Emails : adhca@live.fr