Le 1013 ne répond pas



 

Se préparer à l’arrêt du téléphone classique

À partir de fin 2018, Orange va progressivement faire évoluer la téléphonie fixe traditionnelle en arrêtant son réseau téléphonique commuté (RTC) remplacé par la technologie IP.

Les particuliers, mais aussi les entreprises doivent se préparer à cette transition : recenser leurs usages, analyser leurs besoins et faire évoluer leur matériel (fax, alarmes, etc.). Pour les aider, la Fédération française des télécoms vient de publier un guide pédagogique.

Téléphonie fixe : du RTC vers le tout IP - Livre Blanc et plaquette pédagogique

Source : ARCEP




Téléphonie mobile : vers la fin des zones blanches dans le Gard

Depuis décembre dernier, le relais téléphonique de la Saint- Sauveur-Camprieu permet enfin aux habitants et aux touristes de bénéficier d'une couverture téléphonique mobile satisfaisante : 2G et 3G sur le territoire de la commune pour Bouygues, Orange, SFR et Free.

En région Languedoc-Roussillon - Midi-Pyrénées (LRMP), 77 communes ont été identifiées à la fin 2015, dont 27 dans l'Aude, 9 dans le Gard, 3 en Aveyron et dans l'Hérault, et 2 en Lozère et dans les Pyrénées-Orientales.



Publication de la liste des 171 communes rurales en zone blanche, que Free, Orange, SFR et Bouygues devront couvrir d’ici 2016

Le ministère de l’économie vient de publier la liste de 171 communes rurales dépourvues de toute couverture mobile dont les quatre opérateurs mobiles devront couvrir les centres-bourgs en internet mobile d’ici la fin 2016. Cette liste vient s’ajouter aux 67 communes qui avaient été identifiées précédemment. Ce sont ainsi 238 communes qui vont pouvoir bénéficier d’un accès au mobile.

Afin de s’assurer qu’aucun territoire n’a été oublié, cette liste sera complétée dans les prochaines semaines, le temps que les dernières mesures soient faites sur le terrain. Selon le gouvernement, il s’agit là de répondre à une première urgence : amener l’accès à la téléphonie et à l’internet mobiles dans l’ensemble des communes rurales qui ne disposent à ce jour d’aucun service.

Free, Orange, SFR et Bouygues Télécom lors de la signature de l’accord sur la couverture des zones blanches

Au-delà de cette première urgence, les quatre opérateurs nationaux sont également tenus par la loi d’équiper en internet mobile (3G ou 4G) plus de 2200 communes rurales qui n’ont aujourd’hui accès qu’au seul service de téléphonie (2G). Ces 2200 communes devront être couvertes au plus tard d’ici la mi-2017.

Enfin, début 2016, le gouvernement lancera un appel à projets pour la couverture mobile, à la demande des collectivités et au-delà des seuls centres-bourgs, de 800 sites d’intérêt économique ou touristique dépourvus de couverture. Afin d’accompagner les collectivités territoriales, Emmanuel Macron et Axelle Lemaire ont décidé de mettre en place, au sein de l’Agence du numérique, un point de contact unique dédié à la couverture mobile. Ce point de contact, qui sera ouvert dans les tout prochains jours, permettra d’orienter les collectivités locales et d’identifier, avec elles, les problèmes de couverture mobile qu’elles rencontrent dans ces zones.

Voir la liste des 171 communes rurale en zone blanche



Couverture téléphonie mobile mobile

L'ADHCA s'est adressé à l'ARCEP pour signaler l'état des lieu su sujet de la téléphonie dans notre commune.

Habitant d'un petit village Cévenol , Saint-Sauveur-Camprieu, 30750, aux confins du Gard, de la Lozère et de l'Aveyron, nous sommes donc en zone grise. Il s'agit d'une zone rurale. Seul opérateur téléphonique possède un équipement réseau.

Nous d'avons qu'un seul opérateur pour la téléphonie mobile : Bouygues Telecom. Pas ou trés mauvaise de couvertures pour les autres opérateurs de téléphonie mobile, FranceTélécom, Sosh, B&You, SFR, Virgin Mobile, Prixtel, NRJMobile, La Poste Mobile, Orange, Auchan Telecom, Budget Mobile, Coriolis, Joe Mobile,
Numericable Mobile, ou Free.

Pas de cabine téléphonique, pas d'accès à la télémédecine qui utilise France Télécom, la plupard des habitants sont des personnes âgées pour qui ce service est vital.

Un accord de partage entre les trois principaux opérateurs de téléphonie mobile est impératif.
Nous souhaitons un accord de partage de réseau entre les 3 opérateurs ?

Voici les réponses de l'ARCEP à nos questions



Le prestataire de la composante « publiphonie » est Orange jusqu’en 2014.

Cette composante couvre d’une part l’installation et l’entretien de cabines téléphoniques (à raison d’au moins un publiphone dans chaque commune et deux dans celles de plus de 1.000 habitants) sur le domaine public et, d’autre part, la fourniture dans ces cabines d’un service téléphonique de qualité à un tarif abordable.

Le Champ d’application du service universel

Le service universel des communications électroniques est l’un des volets des obligations du « service public des communications électroniques ».

Le service universel est assuré sur l’ensemble du territoire de la métropole, de la Guadeloupe, de la Guyane, de la Réunion, de la Martinique, de Mayotte, de Saint-Barthélémy, de Saint-Martin et Saint-Pierre-et-Miquelon. Il comprend trois composantes dont l’une (Annuaires et service de renseignements) qui comprend deux sous-composantes : l’ annuaire universel et le service universel de renseignement.

Pour plus d’informations concernant la réglementation : Qu’est-ce que le service universel ?


L'ARCEP nous répond au sujet du l'accès à des cabines téléphoniques

Pour votre information, concernant les cabines téléphoniques vous trouverez ci-dessous les dispositions des articles du code des postes et communications Electroniques (CPCE) en la matière :

Article L-35-1 CPCE :
" Le service universel des communications électroniques fournit à tous : (..)
3° L'accès à des cabines téléphoniques publiques installées sur le domaine public ou à d'autres points d'accès au service téléphonique au public ; (…) "

Article R. 20-30-3 du CPCE :
"Tout opérateur chargé, en application de l'article L. 35-2, de fournir la composante du service universel mentionnée au 3° de l'article L. 35-1 met à disposition des installations, dénommées publiphones sur le domaine public, ou d'autres points d'accès au service téléphonique au public permettant d'accéder sans restriction à ce service.
Cet opérateur met à disposition du public au moins un publiphone ou un autre point d'accès au service téléphonique au public dans chaque commune de la zone géographique dans laquelle il est désigné. Dans les communes dont la population dépasse 1 000 habitants, cet opérateur implante au moins un second publiphone ".

Enfin, pour plus d'information sur les communications électroniques, je vous invite à consulter notre site internet www.telecom-infoconso.fr

Cordialement,
L'unité relations avec les consommateurs

7, square Max Hymans - 75730 Paris cedex 15
www.telecom-infoconso.fr


2013 : La dernière cabine téléphonique de notre commune (Saint-Sauveur-Camprieu, 30750 dans le Gard) a disparue. Nous sommes en zone grise (En télécommunications, une zone grise est une zone de couverture téléphonique où un seul opérateur téléphonique possède un équipement réseau).

MINISTÈRE DE L’ÉCONOMIE, DES FINANCES ET DE L’INDUSTRIE
INDUSTRIE, ÉNERGIE ET ÉCONOMIE NUMÉRIQUE

ARRETE
Arrêté du 14 février 2012 portant désignation de l'opérateur chargé de fournir la composante du service universel prévue au 3° de l'article L. 35-1 du code des postes et des communications électroniques (publiphonie)

23 février 2012

L’opérateur fournit sur l’ensemble du territoire de la métropole, des départements d’outre-mer et des collectivités de Saint-Martin, de Saint-Barthélemy et de Saint-Pierre-et-Miquelon la composante du service universel des communications électroniques prévue au 3o de l’article L. 35-1.
. .
Il assure en permanence la disponibilité de ce service pour l’ensemble des utilisateurs sur l’ensemble du champ géographique précité dans le respect des principes d’égalité, de continuité et d’adaptabilité.
L’opérateur met à disposition du public sur le domaine public des installations, dénommées « publiphones », permettant d’accéder sans restriction au service téléphonique au public.
L’opérateur met à disposition du public, pendant toute la durée de sa désignation, au moins un publiphone dans chaque commune. Dans les communes dont la population dépasse 1 000 habitants, cet opérateur implante un second publiphone. Cette répartition des publiphones est fonction du nombre d’habitants de chaque commune résultant du dernier recensement de la population connu à la date de la désignation de l’opérateur en charge du service universel.

La question que nous posons : Pour qu'elle raison notre unique cabine à disparue ?



Il y avait, en 2007, 10 cabines téléphoniques sur la commune de Camprieu. Suite à une directive visant les communes de moins de 1000 habitants, ce nombre a été réduit à une seule cabine. Située devant la Mairie, et cette cabine a une fonctionnalité inquiétante, comme l’exemple suivant le démontre.

Vendredi 3 avril 2009, Madame A., qui a un chalet à Camprieu, y vient, à Pâques, pour les vacances scolaires. L’hiver a été long et rigoureux, et ses séquelles sont bien là. La toiture à beaucoup souffert, les crochets qui détiennent les ardoises n’ont pas supporté l’enneigement et beaucoup ont cédé. Le couvreur doit venir au plus vite.

Le fil téléphonique reliant le chalet au pylône a été arraché et se trouve sur la route.


En l’absence de téléphone et voulant obtenir la réparation, Mme A. veut joindre le 1013, service de France Télécom affecté aux maintenance des lignes. Munie d’une carte de 50 unités, elle se dirige vers la cabine, y entre, cherche la fente pour introduire la carte. Il n’y en a pas. Une affiche indique que ni les « cartes unités », ni les cartes bancaires également ne fonctionnent avec ce nouvel appareil. Il faut faire l’acquisition d’une carte téléphonique France Télécom. La démarche auprès de l’agence postale est un échec, cette carte est vendue à l’épicerie Fabre, du village. Mme A. en fait l’acquisition pour 5 € et se dirige vers la cabine pour joindre le 1013 et faire réparer sa ligne France Télécom.

l’aide d’un numéro de code de la carte achetée, elle tente de joindre le 1013 mais une voix métallique lui apprend qu’avec cette carte elle ne peut accéder à ce service. Elle essaye le 0800 et c’est la même réponse. Elle essaye le 3900, même réponse. Retour à l’épicerie Fabre , Mme Fabre lui propose d’appeler simplement avec son téléphone en expliquant . « vous n’êtes pas la première ». La voix métallique lui dit alors qu' avec cette ligne elle ne peut accéder à ce service. C’est, paraît-il, le cas pour toutes les lignes professionnelles.

En définitive, avec son portable elle appelle sa famille au Vigan et obtient enfin France Télécom en se servant comme relais du portable de sa mère et de celui de sa sœur qui sert d’intermédiaire, un appareil à chaque oreille. Il lui faut alors indiquer le matériel nécessaire à l’intervention : une nacelle, la nécessité de la signalétique routière et l’équipe de travail. La réparation pourrait intervenir dans 2 ou 3 semaines.

Il est donc impossible en cas de rupture de ligne accidentelle ou de dérangement d’obtenir le service de dépannage de France Télécom 1013 depuis la seule cabine de Camprieu.

Notre commune reçoit la visite d’estivants, de randonneurs, skieurs, de ramasseurs de champignons de pêcheurs, de chasseurs qui pour une raison ou une autre, auront besoin de téléphoner.Si l’épicerie qui vend les cartes France Télécom est fermée, s’il faut joindre le 1013 comment feront-ils ?

La situation actuelle pose un vrai problème.

Notre association se veut être à l’écoute des revendications et des problèmes rencontrés par ses adhérents.
Il semblerait que, dans ce cas là, cette demande revête une importance particulière, dans notre zone de montagne isolée et donc mal desservie par les services publics.

L’hiver dans notre commune a laissé le réseau téléphonique dans un état déplorable, peu de lignes téléphoniques ont supporté la neige. Beaucoup sont toujours à terre, et la réparation ne se fait que par interventions individualisées à chaque demande au 1013 ; les techniciens qui viennent de Millau, de Rodez, de Mende ou de Béziers, se contentent de réparer que la seule ligne faisant l’objet de l’ordre de mission.
En conséquence il y aura autant d’interventions que de lignes interrompues et chaque fois avec des déplacements conséquents. Nous nous interrogeons sur la logique et l’efficacité de ces méthodes.

L’ Association de Défense des Habitants Contribuables de L’Aigoual se permet de porter à la connaissance des usagers du service téléphonique que, dès qu' il y a une interruption de ce service de plus de 48h, (dans notre cas habitants de la commune de Saint-Sauveur-Camprieu, elle est intervenue du 01/02/2009 au 05/02/2009), en vertu du contrat qui vous lie à France Télécom, vous êtes en droit de réclamer une indemnité forfaitaire.

Si vous le désirez, vous devez dans les meilleurs délais après le rétablissement du service téléphonique, personnaliser ce courrier type et le faire parvenir au service clients de France Télécom.

Depuis 2014, l'unique cabine a disparue.



 

Arrêté du 14 février 2012 portant désignation de l'opérateur chargé de fournir la composante du service universel prévue au 3° de l'article L. 35-1 du code des postes et des communications électroniques (publiphonie)

L'opérateur met à disposition du public, pendant toute la durée de sa désignation, au moins un publiphone dans chaque commune. Dans les communes dont la population dépasse 1 000 habitants, cet opérateur implante un second publiphone. Cette répartition des publiphones est fonction du nombre d'habitants de chaque commune résultant du dernier recensement de la population connu à la date de la désignation de l'opérateur en charge du service universel.
http://legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000025395612&categorieLien=id
Le retrait des cabines téléphoniques bloqué par les "zones blanches"

Catégorie Brèves , publié le 28 octobre 2014 à 13h29 par Thomas Braun
Elles sont encore près de 75 500 à s'éparpiller sur tout le territoire, pourtant leur utilisation fond comme neige au soleil. En moyenne, 3 minutes par jour et par cabine, le plus souvent en cas de panne de batterie ou d'oubli du téléphone portable. Cette année, 25 000 cabines téléphoniques devraient encore disparaître de la surface de l'hexagone.
Même la secrétaire d'Etat au Numerique, Axelle Lemaire a estimé il y a quelques jours, que les cabines téléphoniques "ont vécu" et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'elles ont mal vieillies.

Parmi les cabines téléphoniques encore existantes certaines ne dépendent que de la volonté d'Orange qui en a bien profité, mais qui désormais les exploite à perte. "Les cabines téléphoniques, étaient un peu la gloire de France Télécom", désormais Orange cherche à les supprimer. Depuis le mois d'avril, les cartes téléphoniques, fierté des collectionneurs, ne sont plus commercialisées. D'ici le 31 décembre 2015, les cabines exploitées par Orange auront totalement disparu.

A cette date, il n'en restera que 46 000 correspondant à l'obligation de service universel imposant 2 cabines téléphoniques dans les communes de plus de 1000 habitants. Selon Orange, 95 % du parc de ces cabines est "obsolète et inutilisé". Leur maintien représente 12 millions d'euros de pertes nettes par an pour Orange.

S'il bénéficie d'une compensation au titre du service universel, dont l'exploitation des cabines téléphoniques fait partie, cette dernière est payée par une petite partie du chiffre d'affaires des opérateurs et par extension par les abonnés qui ne les utilisent plus. Cette année, l'ARCEP a réclamé par exemple 1,2 million d'euros à Free de contribution provisoire au fonds du service universel.

Depuis le mois de février, le contrat qui liait Orange à l'État concernant leur exploitation et leur entretien a expiré. En théorie, l'Etat aurait du lancé un nouvel appel d'offres, mais aucun candidat n'a l'air franchement emballé et Orange ne veut plus s'acquitter de cette tâche.

Si Orange pourrait être contraint de reprendre le contrat pour 3 ans, l'Etat ne semble pas se battre pour maintenir ce service. La décision de toutes les retirer ne dépend pourtant que de lui.

Seul problème : les zones blanches. Selon le rapport Camani-Verdier et le Commissariat Général à l'égalité des territoires, 175 communes ont été recensées sans services mobiles.

Pour Axelle Lemaire, secrétaire d'Etat au Numérique, il n'est pas question d'enlever les cabines téléphoniques avant d'avoir élargi cette couverture mobile dans ces zones blanches.

Pour Pierre Camani à l'origine de ce rapport, "les opérateurs sont taxés sur la publiphonie, un service obsolète. Demain s'ils investissent ces sommes dans le mobile, c'est gagnant-gagnant."

Pour Jean-Pierre Quignaux, conseiller innovation de l'Assemblée des départements de France, tout a été fait à l'envers : "en Allemagne quand ils ont vendu les licences 4G, ils ont demandés aux opérateurs de couvrir les zones rurales et après les zones denses. Nous, on a fait l'inverse."

D'autres ont envisage une reconversion de ces cabines : y stocker des défibrillateurs comme en Ecosse, les transformer en boite d'échange de livres, les transformer en station de rechargement de portables comme à Londres avec ses célèbres cabines rouges désormais vertes, Orange a également essayé de les transformer en borne Internet.

L'avenir de ces cabines téléphoniques est plus que jamais en question mais pourrait constituer un levier de chantages pour l'Etat qui pourrait autoriser leur retrait en échange d'engagement forts autour de ces zones blanches.

Et vous ? C'est quand la dernière fois que vous avez utilisé une cabine téléphonique ?

Source : Les Echos

Détrônées par le téléphone portable, la téléphonie sur voie publique est en perte de vitesse. Sur les 290 000 cabines françaises de 1996, il n'en reste plus que 153 000 actuellement. Et l'utilisation de chaque appareil est elle aussi en baisse. Rien d'étonnant lorsqu'on sait qu'environ 80% des Français sont équipés d'un téléphone mobile.

Arrêté du 14 février 2012 portant désignation de l'opérateur chargé de fournir la composante du service universel prévue au 3° de l'article L. 35-1 du code des postes et des communications électroniques (publiphonie)

L'opérateur met à disposition du public, pendant toute la durée de sa désignation, au moins un publiphone dans chaque commune. Dans les communes dont la population dépasse 1 000 habitants, cet opérateur implante un second publiphone. Cette répartition des publiphones est fonction du nombre d'habitants de chaque commune résultant du dernier recensement de la population connu à la date de la désignation de l'opérateur en charge du service universel.
http://legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000025395612&categorieLien=id
Le retrait des cabines téléphoniques bloqué par les "zones blanches"

Catégorie Brèves , publié le 28 octobre 2014 à 13h29 par Thomas Braun
Elles sont encore près de 75 500 à s'éparpiller sur tout le territoire, pourtant leur utilisation fond comme neige au soleil. En moyenne, 3 minutes par jour et par cabine, le plus souvent en cas de panne de batterie ou d'oubli du téléphone portable. Cette année, 25 000 cabines téléphoniques devraient encore disparaître de la surface de l'hexagone.
Même la secrétaire d'Etat au Numerique, Axelle Lemaire a estimé il y a quelques jours, que les cabines téléphoniques "ont vécu" et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'elles ont mal vieillies.

Parmi les cabines téléphoniques encore existantes certaines ne dépendent que de la volonté d'Orange qui en a bien profité, mais qui désormais les exploite à perte. "Les cabines téléphoniques, étaient un peu la gloire de France Télécom", désormais Orange cherche à les supprimer. Depuis le mois d'avril, les cartes téléphoniques, fierté des collectionneurs, ne sont plus commercialisées. D'ici le 31 décembre 2015, les cabines exploitées par Orange auront totalement disparu.

A cette date, il n'en restera que 46 000 correspondant à l'obligation de service universel imposant 2 cabines téléphoniques dans les communes de plus de 1000 habitants. Selon Orange, 95 % du parc de ces cabines est "obsolète et inutilisé". Leur maintien représente 12 millions d'euros de pertes nettes par an pour Orange.

S'il bénéficie d'une compensation au titre du service universel, dont l'exploitation des cabines téléphoniques fait partie, cette dernière est payée par une petite partie du chiffre d'affaires des opérateurs et par extension par les abonnés qui ne les utilisent plus. Cette année, l'ARCEP a réclamé par exemple 1,2 million d'euros à Free de contribution provisoire au fonds du service universel.

Depuis le mois de février, le contrat qui liait Orange à l'État concernant leur exploitation et leur entretien a expiré. En théorie, l'Etat aurait du lancé un nouvel appel d'offres, mais aucun candidat n'a l'air franchement emballé et Orange ne veut plus s'acquitter de cette tâche.

Si Orange pourrait être contraint de reprendre le contrat pour 3 ans, l'Etat ne semble pas se battre pour maintenir ce service. La décision de toutes les retirer ne dépend pourtant que de lui.

Seul problème : les zones blanches. Selon le rapport Camani-Verdier et le Commissariat Général à l'égalité des territoires, 175 communes ont été recensées sans services mobiles.

Pour Axelle Lemaire, secrétaire d'Etat au Numérique, il n'est pas question d'enlever les cabines téléphoniques avant d'avoir élargi cette couverture mobile dans ces zones blanches.

Pour Pierre Camani à l'origine de ce rapport, "les opérateurs sont taxés sur la publiphonie, un service obsolète. Demain s'ils investissent ces sommes dans le mobile, c'est gagnant-gagnant."

Pour Jean-Pierre Quignaux, conseiller innovation de l'Assemblée des départements de France, tout a été fait à l'envers : "en Allemagne quand ils ont vendu les licences 4G, ils ont demandés aux opérateurs de couvrir les zones rurales et après les zones denses. Nous, on a fait l'inverse."

D'autres ont envisage une reconversion de ces cabines : y stocker des défibrillateurs comme en Ecosse, les transformer en boite d'échange de livres, les transformer en station de rechargement de portables comme à Londres avec ses célèbres cabines rouges désormais vertes, Orange a également essayé de les transformer en borne Internet.

L'avenir de ces cabines téléphoniques est plus que jamais en question mais pourrait constituer un levier de chantages pour l'Etat qui pourrait autoriser leur retrait en échange d'engagement forts autour de ces zones blanches.

Et vous ? C'est quand la dernière fois que vous avez utilisé une cabine téléphonique ?

Source : Les Echos

Détrônées par le téléphone portable, la téléphonie sur voie publique est en perte de vitesse. Sur les 290 000 cabines françaises de 1996, il n'en reste plus que 153 000 actuellement. Et l'utilisation de chaque appareil est elle aussi en baisse. Rien d'étonnant lorsqu'on sait qu'environ 80% des Français sont équipés d'un téléphone mobile.

Avec la téléphonie mobile, il n'y a plus d'obligation de continuité de ce service.

http://cabinetelephonique.net/



L’ Association de Défense des Habitants Contribuables de L’Aigoual se permet de porter à la connaissance des usagers du service téléphonique que, dès qu' il y a une interruption de ce service de plus de 48h, (dans notre cas habitants de la commune de Saint-Sauveur-Camprieu, elle est intervenue du 01/02/2009 au 05/02/2009), en vertu du contrat qui vous lie à France Télécom, vous êtes en droit de réclamer une indemnité forfaitaire.

Si vous le désirez, vous devez dans les meilleurs délais après le rétablissement du service téléphonique, personnaliser ce courrier type et le faire parvenir au service clients de France Télécom.

Indemnité forfaitaire : courrier type


Téléphonie mobile

On entend par Zone Blanche (de téléphonie mobile) une zone couverte par aucun des trois opérateurs (Bouygues Télécom, Orange, SFR).On entend par Zone Grise (de téléphonie mobile) une zone couverte par une partie des opérateurs et/ou couverte avec une qualité de service médiocre

Nous nous interrogeons sur le fait que seul un opérateur, en l'occurence BOUYGUES TELECOM, nous donne accès au service de téléphonie mobile.

.Nous allons interpeller l'ARCEP (Autorité de Régulation des Communications Electroniques et des Postes), à ce sujet.

Il nous ai dit qu'en 2017, les zones blanches auront disparues...


La Législation


Code des postes et des communications électroniques

Loi n°2003-1365 du 31 décembre 2003 relative aux obligations de service public des télécommunications et à France Télécom (1).

Article L35-1 à 8 : Les obligations de service public

Article L37-1 : Dispositions relatives aux opérateurs exerçant une influence significative sur un marché du secteur des communications électroniques

Loi n°2004-669 du 9 juillet 2004 relative aux communications électroniques et aux services de communication audiovisuelle




Association Causses-Cévennes d'action citoyenne
Avenue du Devois, Le Devois, Saint Sauveur Camprieu, 30750, tel 0467826111.
Site internet : http://www.adhca.com, Email: adhca@live.fr