Reseves biologiques intégrales de l'ONF




Les réserves biologiques intégrales : la forêt en libre évolution

Dans les Réserves biologiques intégrales (RBI) l’exploitation forestière est proscrite et la forêt est rendue à une évolution naturelle. Les objectifs sont la connaissance du fonctionnement naturel des écosystèmes et le développement d’une biodiversité associée aux arbres âgés et au bois mort (insectes rares, champignons…). Les RBI constituent de véritables “laboratoires de nature”.


Les "réserves biologiques intégrales" (RBI) de l'ONF n'ont quant à elles rien à voir avec les RI de parc national. Les RBI peuvent être implantées sur l'ensemble du territoire national (et non seulement dans les PN) : elles doivent être créées soit à l'intérieur de forêts domaniales (cas dominant), soit à l'intérieur de forêts non domaniales mais soumises au régime forestier (plus rare : c'est alors à l'initiative du propriétaire de la forêt - commune(s) - que le classement peut être étudié). Dans tous les cas, c'est par arrêté interministériel (Environnement et Agriculture) qu'une RBI est instaurée. Ce statut existe juridiquement vraisemblablement depuis le début des années 1980.

En résumé, on peut dire que les RBI constituent un outil d'action publique prévu pour être mis en oeuvre par l'ONF, sur des terrains au sujet desquels il dispose d'une main-mise privilégiée. Cette dernière caractéristique constitue d'ailleurs la principale différence entre les RBI et les RI : dans le premier cas, l'Etat est propriétaire des terrains sur lesquels les réserves peuvent être implantées (du moins dans le cas dominant des forêts domaniales) ; dans le second cas, l'Etat n'en est propriétaire que très marginalement puisque le classement en parc national ne modifie pas la propriété du sol ! Ce n'est ainsi pas un hasard si la première RI (Lauvitel) a été implantée après l'acquisition du terrain en question par l'établissement public du PN des Ecrins ; et que la seconde (Bagaud) l'ait été sur un terrain acquis par le Conservatoire du Littoral, allié de l'établissement public du PN de Port-Cros...

Il est donc beaucoup plus facile pour l'Etat de mettre en place des RBI que des RI. C'est partant de ce constat éprouvé dans la pratique que l'établissement public du PNC s'est engagé à partir des années 1990 dans une stratégie visant à faire pression auprès de l'ONF afin qu'il multiplie les RBI au sein de la zone "parc national". Cela présentait en effet l'avantage de ne pas associer le nom du "parc" à de telles "mises en réserve", tout en satisfaisant aux objectifs de protection qu'il poursuivait. Cela n'a néanmoins pas été facile au départ du fait du conflit historique entre ces deux organismes. J.C

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Les réserves biologiques intégrales sont créées par l'Office national des forêts (ONF) à l'intérieur de forêts domaniales, en concertation avec l'Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) et d'autres partenaires locaux (Parcs naturels par exemple), pour mettre en œuvre les engagements de la France à la conférence d'Helsinki de 1993 (Conférence sur la protection des forêts). La France devait alors créer au moins trois réserves biologiques intégrales de plus de 2 000 hectares, en complément du réseau des petites réserves créées depuis 1998. Contrairement à la réserve biologique dirigée (RBD), une RBI est une zone ouverte à l'étude des écosystèmes forestiers et de leurs dynamiques naturelles (on y laisse la nature évoluer pour l'observer). En réalité (comme à Chizé), des travaux de sécurisation des routes et de lutte contre les espèces invasives sont encore conduits dans les réserves intégrales.

Selon l'ONF, il y aurait en 2010, en métropole, 208 RB (existantes ou en attente d'arrêté) : 39 RBI (15.926 ha), 155 RBD (23.746 ha) et 14 RB mixtes. Ce qui reste bien mince par rapport au reste de l'Europe et aux engagements pris.

A ma connaissance, il en existe 4 en Aigoual, toutes situées dans la zone coeur : celle de Peyrebesse (15 ha), celle de la Brèze (107 ha) et 2 en cour de création, celle de l'Hort de Dieu (205 ha) et celle du Marquairès (173 ha), ce qui fait un total de 500 ha.


Depuis 2014, la superficie du Parc National des Cévennes : coeur de parc 93 500 ha, aire optimale d'adhésion (AOA) de 174 000 ha
pour un total de 268 000 ha.

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Les 2 réserves biologiques intégrales représente 123,56 ha soit 0,046 % de la superficie du Parc Natonal des Cévennes.

Un parc national peut être créé à partir d'espaces terrestres ou maritimes, lorsque le milieu naturel, particulièrement la faune, la flore, le sol, le sous-sol, l'atmosphère et les eaux, les paysages et, le cas échéant, le patrimoine culturel qu'ils comportent présentent un intérêt spécial et qu'il importe d'en assurer la protection en les préservant des dégradations et des atteintes susceptibles d'en altérer la diversité, la composition, l'aspect et l'évolution.

Les séries d'intervention écologique sans intervention sylvicole" et autres "îlots de vieillissement", alternatives aux RBI pour poursuivre une politique de "renaturalisation" dans les forêts domaniales...


Natura 2000

Réserves intégrales de parc national (RI)

Zones naturelles d'intérêt écologique, floristique et faunistique de type I et II (ZNIEFF)

Territoires de chasse aménagées (TCA)

Zone importante pour la conservation des oiseaux (ZICO)

Zone interdite à la chasse (ZIC)

Zone de Protection Spéciale (ZSP)

Zone de tranquilité de la faune sauvage

Zones Spéciales de Conservation : ZSC


 

Association Causses-Cévennes d'action citoyenne
Avenue du Devois, Le Devois, Saint Sauveur Camprieu, 30750, tel 0467826111.
Site internet : http://www.adhca.com, http://www.accac.eu Email: adhca@live.fr , accac@free.fr