Le radon 222




MOTS-CLE

Radon-222, radioactivité, eau potable, historique


c'est en janvier 2015 que nous avons trouvé ce rapport dans le site internet de l'ARS

Bilan sur la qualité radiologique des eaux du robinet

Origine de la radioactivité naturelle dans les eaux La radioactivité naturelle dans les eaux est en relation directe avec la nature géologique des terrains qu’elles traversent, le temps de contact (âge de l’eau), la température, la solubilité des éléments rencontrés, etc.

L’eau se charge d’éléments radioactifs lors de son passage au travers des roches plutoniques ou métamorphiques4 profondes. Dans les zones de roches magmatiques5 riches en uranium et en thorium, la radioactivité est plus élevée que dans les régions sédimentaires. Ainsi, les eaux de source des régions granitiques présentent parfois une activité naturelle élevée due au radium-226 et au radon-222. C'est pourquoi l'eau provenant de puits profonds contient normalement une radioactivité naturelle (radon7, etc.) beaucoup plus élevée que les eaux de surface dans les rivières, les lacs ou les ruisseaux.

Lisez la suite...


Normes de radioactivité - eaux potables

Résultats des mesures de radon 222 dans l’eau de distribution

Mesures effectuées en Haute-Vienne par les services officiels (ou à leur demande)


IRSN

Mesure du radon 222 dans l’eau des captages AEP :

bilan historique des mesures réalisées entre 1977 et 2003

Le radon 222 est un radionucléide gazeux naturel de période courte (3,8 jours) qui peut être dissous dans l’eau.
L’objectif de cette note technique est de présenter l’historique des mesures de radon 222 réalisées par l’IRSN dans environ 2000 prélèvements d’eaux d’adduction dans la période 1977-2003. Ces valeurs sont archivées dans les bases de données internes de l’IRSN. Leur exploitation peut contribuer à éclairer la communauté scientifique et les autorités sur les ordres de grandeur des activités détectables dans les ressources.
Les valeurs reportées en annexe proviennent de captages situés dans 75 départements français. Pour chaque département, le nombre de captages ayant fait l’objet d’une mesure varie de 1 à 478.
Ce jeu de données a fait l’objet de communications au cas par cas aux DDASS en charge du contrôle sanitaire dans les départements d’origine et également d’une publication synthétique dans les Rapports Mensuels (édités jusqu’en 2003).


Certaines roches contiennent du Radon en concentrations plus importantes que d'autres, le granit par exemple. C'est pour cette raison que certaines régions sont plus exposées à des risques liés au Radon que d'autres. On retrouve cet élément dans des endroits peu ventilés (vallées encaissées, maisons en granit trop isolées etc), et aussi dans l'eau, il présente des risques sanitaires dans ce milieu. Des études cherchent encore à évaluer l'impact de ce gaz sur la santé.

La Criirad, un laboratoire agréé par l'Etat, après avoir mesuré des doses de radons particulièrement élevées dans la Haute-Vienne, demande l'instauration d'une norme maximale de 100 bq/l pour les analyses de l'eau destinée à la consimmation humaine. Les chercheurs spécialistes de la radioactivité exigent par ailleurs que la mesure du gaz radon soit systématisée sur les points de captages d'eau.


Normes de radioactivité - eaux potables

L'information relative aux contrôles de radioactivité n'est pas accessible

La CRIIRAD demande que tous les résultats d'analyse, réglementaires ou non, montrant des niveaux de radioactivité préoccupants soient communiqués, dans les meilleurs délais, aux municipalités et gestionnaires de réseaux de distribution concernés.
La CRIIRAD demande également que tous les résultats d'analyse disponibles (alpha et bêta total, DTI, radon, etc.) soient accessibles via le site Internet du ministère de la Santé : http://www.sante-sports.gouv.fr/resultats-du-controle-sanitaire-de-la-qualite-de-l-eau-potable.html
A ce jour, les fiches publiées indiquent seulement si les indicateurs de qualité sont ou non respectés. Lorsque ce n'est pas le cas, le consommateur ne peut savoir si le non respect concerne, ou non, la radioactivité. L'absence de ces résultats de contrôle est d'autant plus étonnante que la plupart des indicateurs de qualité sont publiés dans les fiches (y compris des indicateurs comme la saveur que le consommateur peut apprécier par lui-même et qui
ne pose pas de problème sanitaire … ce qui n'est pas le cas de la radioactivité). Lisez l'l'intégralité du document...

Lire la lettre adressée au ministre en charge de la Santé, Mme Roselyne Bachelot, le 6 mai 2010. (pdf - 100 ko)
Lire la présentation détaillée des dysfonctionnements du dispositif réglementaire et les demandes de la CRIIRAD.(pdf - 84 ko)
Lire le compte rendu des mesures effectuées par la CRIIRAD du captage à Saint-Sylvestre (Haute-Vienne). (pdf - 1,2 Mo)
Télécharger le communiqué de presse (pdf - 120 ko)
Vidéo sur les mesures radiamétriques - eau prélevée à St-Sylvestre par la CRIIRAD (lien externe - youtube)

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Du radon dans l’eau du Limousin… L’Ardèche et la Loire aussi concernés ?

La CRIIRAD, un laboratoire agréé par l'Etat, après avoir mesuré des doses de radons particulièrement élevées dans la Haute-Vienne, demande l'instauration d'une norme maximale de 100 bq/l. Les chercheurs spécialistes de la radioactivité exigent par ailleurs que la mesure du gaz radon soit systématisée sur les points de captages d'eau.

Février 2010.
Devant la caméra de France 3, un ingénieur en physique nucléaire du Criirad mesure 255 000 becquerels par mètre cube dans un captage d'eau à Saint-Sylvestre (toujours dans le Limousin) : " je n'ai jamais vu ça depuis 17 ans que je fais des mesures ! ".
La dose de radioactivité était 255 fois plus élevée que la dose seuil recommandée par les autorités sanitaires. Cette anomalie laissait présager une eau dotée d'une forte teneur en radon…

Bingo !
Chez des particuliers du village de Saint-Sylvestre, on comptait 312 bq/l. Les Directives de qualité pour l'eau de boisson de l'OMS et celle de l'Europe estiment qu'au-delà de 100 Bq/l, l'eau du robinet est impropre à la consommation. La norme est de 150 Bq/l aux USA.

Quelques minutes plus tard, on apprenait que la DDASS de Haute Vienne avait eu connaissance de ces résultats inquiétants. Elles les avaient même transmis à l'autorité de sûreté nucléaire et à l'OMS quelques mois auparavant.
Problème : la DDASS n'a pas jugé bon de prévenir les maires et les habitants !
Pourtant, le radon, lorsqu'il est ingéré par l'eau du robinet, " peut irradier l'estomac, les reins, le foie, les poumons et même la moelle osseuse " prévient l'ingénieur en physique nucléaire du Criiad.

Selon le CRIIRAD, le radon dans l'eau serait responsable de 325 décès par cancer radio-induit.
D'autres mesures ont confirmé une exposition excessive au radon dans l'eau du robinet d'une dizaine de communes de Haute-Vienne.* Des régions granitiques comme l'Ardèche ou le Puy de Dôme pourraient aussi être concernées.
POST SCRIPTUM : Après avoir vu le reportage, j'ai surfé sur le site eaupotable.gouv.fr. Et je suis tombé sur ce commentaire surréaliste de la DDASS à propos de l'eau de la commune de Blond Bourg :
" La radioactivité de l'eau, bien que supérieure au niveau de référence pour la DTI, ( 0,1 mSv / an ) ne justifie pas d'action corrective ".

Traduction : l'eau est trop radioactive ( 0,177 mSv / an), presque le double de la norme autorisée par l'UE et l'OMS, mais elle est jugée propre à la consommation !
Toutefois, je concède que je n'ai pas tous les connaissances pour évaluer le degré de dangerosité d'une exposition de la population à 0,177 mSv / an… Quelqu'un peut il nous donner son interprétation des chiffres pour un prochain article, éventuel ?
Merci,

*Villes contaminées par l'eau au Radon et citée par le reportage : Bersac sur Rivalier, Blond, Champnetery, Jabreilles les Bordes, Ladignac le Long, Laurière, Montrol Sénard, Nedde, Peyrat le Château, Saint-Amand le Petit, Saint-Amand.

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Les consommateurs sont-ils correctement protégés ?

Les consommateurs - et en particulier les enfants - sont-ils correctement protégés contre la présence de produits radioactifs dans les eaux potables ? Après avoir étudié les modalités de contrôle prévu par la réglementation, la CRIIRAD considère que non. Elle entend bien le démontrer, chiffres à l'appui, et obtenir des autorités sanitaires françaises et internationales l'amélioration des normes censées garantir la qualité radiologique des eaux destinées à la consommation humaine.

Des prélèvements d'eau potable pour analyses et calculs de dose

La CRIIRAD a procédé, jeudi 17 décembre 2009, à des prélèvements d'eau sur plusieurs communes de la Haute-Vienne (Limoges, Saint-Sylvestre et Bersac-sur-Rivalier). Ils viennent compléter ceux réalisés en Ardèche et seront suivis d'échantillonnages dans la Loire et le Puy-de-Dôme.
L'objectif n'est pas de dresser un tableau représentatif de l'état radiologique des eaux de distribution mais de disposer d'exemples concrets qui permettront d'étayer le dossier juridique de référence que la CRIIRAD est en train d'élaborer.
Les échantillons d'eau seront analysés par des laboratoires agréés, dont celui de la CRIIRAD afin de déterminer leur teneur en radionucléides. Sur la base de ces résultats d'analyse, deux types de calculs seront conduits afin d'évaluer les doses de rayonnements reçues par les consommateurs :
- un premier calcul conforme aux prescriptions réglementaires, c'est-à-dire basé sur les caractéristiques d'un consommateur adulte et prenant en compte un nombre limité de radionucléides naturels, à l'exclusion du radon 222 et ses descendants à vie courte.
- un second calcul, conforme à la méthodologie recommandée par la CRIIRAD, c'est-à-dire conduit pour toutes les tranches d'âge, et notamment les plus jeunes enfants, et prenant en compte l'ensemble des radionucléides susceptibles de contribuer à l'exposition des consommateurs.

Démontrer les graves insuffisances des contrôles officiels

L'objectif est de démontrer, sur la base de cas concrets, que les modalités de contrôle des eaux potables ne garantissent pas le respect de la limite de dose de 100 microSieverts par an (µSv/an) pourtant définie par le code de la santé publique. En effet :

1/ faute de prendre en compte tous les produits radioactifs sensibles, le calcul officiel sous-évalue la dose réellement subie par les consommateurs et par conséquent le niveau de risque auquel ils sont exposés. Par exemple, dès lors que l'activité volumique du radon atteint quelques dizaines de becquerels par litre (Bq/l), situation déjà rencontrée par la CRIIRAD, la dose reçue par les consommateurs adultes peut dépasser les 100 µSv/an. Or, ce radionucléide n'est pas comptabilisé dans les calculs ;

2/ faute de prendre en compte les caractéristiques anatomiques et physiologiques des enfants, une eau peut être considérée comme conforme aux critères de qualité radiologique alors qu'elle délivre aux enfants une dose très supérieure à la limite réglementaire de 100 µSv/an. Pour une même activité incorporée, les enfants reçoivent, en effet, des doses de rayonnements plus élevées que celles reçues par les adultes. Le fait que les volumes d'eau qu'ils ingèrent soient moindres ne compense pas la différence de radiotoxicité. Les enfants sont ainsi privés de la protection que le code de la santé publique est censé leur garantir.

Alerter et interpeller les autorités

Les résultats des différentes analyses devraient être disponibles sous trois mois. L'objectif est d'étayer le dossier scientifique qui sera adressé au printemps 2010 aux autorités sanitaires à l'appui d'une demande de modification des normes relatives à la qualité radiologique de l'eau.
Si, toutefois, les analyses préliminaires réalisées par le laboratoire de la CRIIRAD mettaient en évidence un risque radiologique sur l'une des eaux échantillonnées, les autorités concernées (Préfecture et municipalités) seraient immédiatement informées afin que des mesures de protection soient prises dans les meilleurs délais.

A Saint-Sylvestre, par exemple, les mesures de flux de rayonnements gamma effectuées par le technicien de la CRIIRAD au contact du récipient d'eau potable montrait un excès très net : 145 coups par seconde (c/s) [1] contre un bruit de fond ambiant de 95 c/s. le surcroît d'irradiation est très certainement imputable au bismuth 214 et au plomb 214, deux descendants du radon 222 qui émettent des rayonnements gamma très énergétiques, ce qui laisse supposer un niveau relativement élevé de radon 222. A la demande du particulier chez qui était effectué le prélèvement, le technicien s'est rendu ensuite au captage qui alimente son habitation, captage dit " les sauvages ", l'un des 4 captages qui alimente la commune de Saint-Sylvestre. Le petit local technique était fermé mais la mesure de flux de rayonnement effectuée à 50 cm du sol, à la jointure entre la porte et dormant, révélait un flux de 350 c/s, soit près du double de la mesure réalisée au contact du sol (180 c/s), contre le mur de pierre (la porte étant surélevée d'une trentaine de cm). Cette mesure laissant supposer des niveaux d'irradiation externe et de concentration en radon encore supérieurs à l'intérieur.

Ne pas accumuler de nouveaux retards

En dehors des zones d'impact des sites miniers et nucléaires, le contrôle radiologique des eaux potables a été mis en place très tardivement. Au niveau européen, il a fallu attendre la publication de la directive 98/83/CE du 3 novembre 1998, qui accordait un délai de 2 ans aux Etats membres pour mettre en place le dispositif de contrôle permettant de garantir le respect de la limite de 100 µSv/an. Comme souvent en matière de radioprotection, la France a accumulé les retards : le décret transposant les prescriptions européennes a été publié plus d'un an après la date butoir (décret n°2001-1220 du 20 décembre 2001) et en renvoyant qui plus est à un texte d'application qui n'a été publié qu'en 2004 et qui fixait en outre la date d'entrée en vigueur des contrôles au 1er janvier 2005, soit au total un retard de 5 ans par rapport à la date limite fixée par l'Europe.

Dès que son rapport d'étude sera publié, la CRIIRAD entreprendra toutes les démarches nécessaires, tant auprès des autorités sanitaires nationales que de l'organisation mondiale de la santé, afin que les normes soient modifiées au plus vite et qu'elles assurent une protection correcte à l'ensemble de la population, enfants compris. Lisez l'intégralité du document...

[1] Les mesures de flux de rayonnements gamma ont été effectuées à l'aide d'un SPP2 de marque Saphymo.

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La CRIIRAD demande des normes sur la radioactivité des eaux du robinet

Pas plus de 100 micro Sievert par an

En France, le laboratoire indépendant rappelle que la réglementation est censée garantir à chaque citoyen que l'eau qu'il utilise comme eau de boisson ou pour ses préparations culinaires, ne lui délivrera pas une dose de rayonnements supérieure à 100 micro Sieverts par an (100 µSv/an ou 0,1 mSv/an). Ce niveau d'exposition correspond à un niveau de risque jugé acceptable par les autorités sanitaires. La CRIIRAD estime que ce taux correspond, selon les coefficients de risque actuellement en vigueur au niveau international et européen, à un risque de décès par cancer de 5 décès pour 1 million de personnes exposées à une dose annuelle de rayonnements ionisants de 100 µSv. La CRIIRADévoque le nombre de 325 décès par cancer radio-induit pour 65 millions de consommateurs. Nous ( Enviscope) nous permettons de faire observer que cette extrapolation à 325 décès potentiels suppose que la totalité de la population française soit exposée au risque radon. Or, les habitants des zones à risques sont beaucoup moins nombreux, quelques dizaines de milliers d'habitants dans des zones très granitiques. La relative faiblesse des points à traiter ( 16 en Haute Vienne) justifie une action avec des résultats rapides. Il suffit de brasser l'eau ( et de ne pas la confiner lors du captage) pour réduire la quantité de radon dissout.
La CRIIRAD demande que les limites de dose et les indicateurs de radioactivité soient dimensionnés en fonction des groupes de population les plus sensibles (enfants en bas âge et adolescents) de façon à ce que l'ensemble des consommateurs soient protégés. La CRIIRAD demande que le dosage du radon soit ajouté à la liste des contrôles obligatoires et qu'en application de la recommandation européenne du 20 décembre 2001, une limite de référence de 100 Bq/l soit instaurée, l'adoption d'une valeur supérieure devant être dûment justifiée par les autorités sanitaires. La CRIIRAD demande aussi que l'uranium soit ajouté dans la liste des produits chimiques qui doivent être contrôlés et que lui soit appliquée une limite contraignante (une limite que la CRIIRAD souhaiterait inférieure à la valeur de 15 µg/l recommandée par l'OMS).

" Les dispositions réglementaires
En France, la réglementation [2] , est censée garantir à chaque citoyen - quel que soit son âge ou son lieu de résidence - que l'eau qui alimente son habitation [3], l'eau qu'il utilise comme eau de boisson ou pour ses préparations culinaires, ne lui délivrera pas une dose de rayonnements supérieure à 100 microSieverts par an (100 µSv/an ou 0,1 mSv/an).

" Ce niveau d'exposition correspond à un niveau de risque jugé acceptable par les autorités sanitaires. Il correspond, selon les coefficients de risque actuellement en vigueur au niveau international et européen, à un risque de décès par cancer de 5.10-5 . mSv-1, soit 5 décès par cancer pour 1 million de personnes exposées à une dose annuelle de rayonnements ionisants de 100 µSv (ou encore 325 décès par cancer radio-induit pour 65 millions de consommateurs).

Que l'on juge ce niveau de protection satisfaisant ou insuffisant, c'est celui que chaque citoyen est en droit de réclamer. Or, une analyse approfondie du dispositif de contrôle radiologique de l'eau potable montre qu'il n'en est rien. Une part importante de la population est soumise à des niveaux de dose très supérieurs. Pour les enfants en bas-âge et les adolescents, les doses, et donc, le risque peut être 10 fois, voire 100 fois, supérieur à ce que la réglementation est censée leur garantir. Lisez l'intégralité du document...

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ASPECTS REGLEMENTAIRES, LE CADRE INTERNATIONAL

La directive européenne 98/83/CE du 3 novembre 1998 [1], a imposé la surveillance de la radioactivité dans les eaux destinées à la consommation humaine mais ne prévoit pas de disposition spécifique relative à la surveillance du radon et de ses descendants à vie courte. Cette directive,
elle-même fondée sur les recommandations émises par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) [2], préconise d’évaluer la qualité radiologique des eaux à partir d’un indicateur de dose, la dose totale indicative (DTI), calculée à partir des résultats de mesures faites sur l’eau, ainsi que les
analyses des activités bêta et alpha globales, en prenant en compte le Po-210 et le Pb-210, qui sont des descendants à vie longue du radon 222 particulièrement radiotoxiques. Concernant spécifiquement la protection de la population contre l’exposition au radon dans l’eau potable, la
Commission européenne a émis une recommandation en 2001 [3] ; cette recommandation stipule que « au-delà d’une concentration de 100 Bq/l, les Etats membres devraient fixer un niveau de référence pour le radon, utilisé pour déterminer si des mesures correctives sont nécessaires pour protéger la santé humaine», et que « pour les concentrations supérieures à 1000 Bq/l1, les mesures correctives sont jugées justifiées au plan de la protection radiologique ». Ce texte est en phase avec la valeur guide de 100 Bq/l proposée par l’OMS [2].

Source : IRSN


CRIIRAD, Commission de Recherche et d'Information Indépendantes sur la Radioactivité.

La Commission de Recherche et d’Information Indépendantes sur la Radioactivité - est une association à but non lucratif qui a pour objet statutaire la défense du droit à l’information et la protection des personnes contre les dangers des rayonnements ionisants (Cf. article 1 des statuts). Pour conduire ses investigations, elle dispose de son propre laboratoire, spécialisé dans les analyses de radioactivité et agréé par l’Autorité de Sûreté Nucléaire pour les mesures de radioactivité dans l’environnement.


Association Causses-Cévennes d'action citoyenne
Avenue du Devois, Le Devois, Saint Sauveur Camprieu, 30750, tel 0467826111.
Site internet : http://www.adhca.com, Email: adhca@live.fr