Recharge d'eau sur aquifère de socle



 

Mots clés : EAU-SOUTERRAINE, NAPPE-EAU, HYDROGEOLOGIE, SOCLE, SCIENCE, RESSOURCE-EAU, EAU, RESSOURCE, HYDROGEOLOGIE


Dans notre communauté de communes, la forte dispersion des sites de captage pose des problèmes, tant de quantité que de qualité.

Nous demandons aux maires de nos communes, au Parc National des Cévennes, au Conseil Général du Gard et à l'Agence de l'Eau Adour Garonne la réalisation d'un programme de recherche scientifique et technique, destiné à mettre en valeur la ressource en eau souterraine des hydro-systèmes de socle de notre région. L'objectif est de mettre au point une méthodologie opérationnelle de prospection, adaptée au contexte, et d'apporter des éléments opérationnels de démonstration de son efficacité, par forages, et d'évaluer la ressource en eau exploitable.


Un vrai projet de société pour Camprieu.

Toute cette réflexion entre dans le cadre d'un développement vertueux économique de la commune de Camprieu, autour de son axe économique écologique et patrimonial qu'est la vallée du Bonheur. Cet axe démarre à l'Aven de Bramabiau, passe par le lac du Devois, continue par la Baraque neuve, les ressources hydrogéologiques de la vallée et l'abbaye du Bonheur.

En ce qui concerne les ressources hydrogéologiques, le point d'orgue de la démonstration est la source de l'observatoire de l'Aigoual qui est une source patrimoniale historique d'altitude (qui a dû donner son nom à l'Aigoual dès l'époque romaine) et la source de l'Hérault qui est aussi une source patrimoniale d'altitude, toutes deux pérennes toute l'année.

Donc la question qui se pose est : quel est le réservoir et quelles en sont les géométries ?

Le réservoir ne pose aucun problème car il est classique sur les socles granitiques de la région. Ce sont les altérites pré triasiques, donc secondaires et préalpines, donc tertiaires, qui forment le corps pour la plupart sableux de ce réservoir qui se développe au dépend des granites. Les deux coexistent jusqu'au sommet de l'Aigoual.

Les géométries sont plus subtiles car elles dépendent de plusieurs facteurs.

* 1- le niveau pédologique sur granite préservé par l'érosion (on distingue 3 niveaux qui sont de haut en bas : les altérites sableuses, la zone à blocs et la zone fissurée).

* 2- la cartographie des niveaux de la pédogénèse.

* 3- la gestion des niveaux structuraux.

Grâce à toutes ces observations cumulées et hiérarchisées, on peut en effet accéder à la mise en place d'un ou plusieurs forages pour exploiter vertueusement cette ressource en eau pour les habitants du village.

La possibilité de mettre en place une usine d'embouteillage d'eau de table pour valoriser cette ressource en eau, si elle est suffisante, pourrait même être envisagée.

Bien sûr, tout cela doit se faire dans un cadre économique et écologique vertueux, en accord avec le PNC et la municipalité de Camprieu qui peut valoriser son axe économique naturel.

D'ici là, la route est longue…


Les systèmes aquifères

Quelques définitions

Le bassin hydrologique est délimité par les lignes de crêtes topographiques isolant le bassin versant d'un cours d'eau et de ses affluents. Il correspond en surface au bassin hydrographique.

Le bassin hydrogéologique correspond à la partie souterraine du bassin hydrologique

Un aquifère est un corps (couche, massif) de roches perméables comportant une zone saturée suffisamment conductrice d'eau souterraine pour permettre l'écoulement significatif d'une nappe souterraine et le captage de quantité d'eau appréciable. Un aquifère peut comporter une zone non saturée (définition de Margat et Castany). L'aquifère est homogène quand il a une perméabilité d'interstices (sables, graviers); la vitesse de percolation y est lente. Il est hétérogène avec une perméabilité de fissures (granite, calcaire karstique); la vitesse de percolation est plus rapide.

Les formations peu perméables (dites semi-perméables), comme les sables argileux, peuvent stocker de l'eau mais la vitesse de transit est faible: on parle d'aquitard. Ces formations peuvent assurer la communication entre aquifères superposés par le phénomène de drainance.

Les aquicludes sont des formations imperméables ne produisant pas d'eau.

Une nappe est l'ensemble des eaux comprises dans la zone saturée d'un aquifère, dont toutes les parties sont en liaison hydraulique (Margat et Castany).

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L'eau dans le sol

Sous nos climats, l'apport d'eau au sol se fait sous forme de pluie, neige, rosée et brouillard.Toute l'eau des précipitations n'atteint pas le sol: une part est évaporée directement pendant et après la pluie; les gouttes peuvent être interceptées en partie partre interceptées en partie par le feuillage. L'eau qui atteint le sol ruisselle, s'infiltre et réhumecte le sol. Les racines absorbent cette eau que la tige et les feuilles évaporent par transpiration. Une fraction réduite finalement gagne la profondeur et atteint la nappe. Un profil habituel de la quantité d'eau contenu dans une coupe du sol et du sous-sofil habituel de la quantité d'eau contenu dans une coupe du sol et du sous-sol montre une augmentation de la teneur en eau avec la profondeur.

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Association Causses-Cévennes d'action citoyenne
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