Camprieu sans son lac n'est plus Camprieu



Le soir où Michel BERTRAND chanta si bien BRASSENS, BREL, Léo FERRE, et bien d'autres, le 17 août 2008, le lac de notre village, pour une raison que nous ignorons, s'est vidé de son contenu. L'affaire fit grand bruit dans le village, un article dans " Midi Libre " retraça celle-ci. Heureusement, il n'y a pas eu de dégâts particuliers.

Depuis cette date, les rumeurs courent dans le village... Le ballon obturateur, (dispositif provisoire d'obturation de l'écoulement)se serait dégonflé !Il aurait fallu en vérifier la pression périodiquement. On apprend, en outre, qu'une buse scellée par une plaque métallique aurait été détruite lors du curage du lac en 2005 par l'entreprise en chargedes travaux. C'est cette buse qui aurait été remplacée par un ballon obturateur !

 

Quel est ou quels sont les responsables ? Au lieu de reboucher la vanne sans rien dire à personne, la Mairie s'est lancée dans une chasse aux sorcières : l'entrepreneur, Monsieur Bernard Castagner (ancien Maire), aurait été mis en cause !
Une déclaration de sinistre devant être suivie d'un constat d'huissier, la mairie ferait appel aux assurances. Rien ne devais donc être fait avant la réalisation.

Les mois passent. Le 7 février 2009, la question du lac est évoquée lors d'une séance du conseil municipal. Monsieur le Maire de Camprieu fait le point et annonce que, l'assurance ayant donné son feu vert, les travaux seraientt entrepris dès que la météo le permettrait !

 

Le bruit en ayant couru, les habitants intéressés n'ont pas été satisfaits. Au restaurant du Lac, c'est la colère. La semaine dernière, nous dit-on, un groupe de 14 personnes a annulé une réservation, déclarant : " On reviendra quand le lac sera plein ! " On a alors saisi l'assurance personnelle, et envoyé une lettre recommandée à la Mairie de Camprieu.
Ne parlons pas des commerçants, des pêcheurs ou de la population en général : Camprieu sans son lac n'est plus Camprieu

Le 27 mars, coup de théâtre : Monsieur le Maire de Camprieu annonce que le dossier doit être repris à zéro...
Il faut, en effet, une délibération autorisant le Maire à effectuer les travaux, car ceux-ci sont soumis à une autorisation de la DDAF (Direction Départementale de l'Agriculture et des Forêts), le Bonheur étant un cours d'eau de première catégorie.

La législation en vigueur est la suivante : Code de l'Environnement, articles L 214, dans le respect des intérêts mentionnés à l'article L. 211-1 et des prescriptions édictées en application des articles L. 211-2 et L. 211-3, etc. Une déclaration ou une autorisation de travaux doit être transmise au Service de la Police de l'Eau, à NIMES, etc.

Beaucoup de gesticulations pour pas grand chose ! Deux ou trois sacs de ciments auraient suffi !
Les conséquences se sentent déjà. Le manque de réalisme de la Mairie est dramatique.

Pour faire face à la rumeur, L'ADHCA décide de se renseigner et envoie un courrier au chef de Service de la Police de l'Eau de la DDAF, sollicitant une réponse écrite.

Jeudi 9 avril, visite de deux techniciens, l'un de la DDAF. Je l'interpelle pour lui demander quelle est la situation :

« Les travaux peuvent être faits en aval du barrage, il n'y a pas besoin de toucher au plan d'eau, ils peuvent commencer demain, Monsieur le premier adjoint, Francis Coulange, m'a dit qu'ils commenceraient lundi ? ».

Depuis vendredi, il n'a pas arrêté de pleuvoir et le lac est plein grâce à la montée des eaux. Ce lundi de Pâques aucun travail ne pourra être entrepris.

Enfin l’espoir renait !


Voici donc notre lac dans toute sa splendeur depuis le jeudi 23 avril 2009.

Pêcheurs, à vos lignes !

L'affaire ne s'arrête pas là ! Voici deux délibérations du conseil municipal du 28 mars 2010

...(Une expertise contradictoire a eu lieu en présence des parties concernées le 31/01/2009

Le procès verbal émis à la suite de l'expertise étant contesté par la partie adverse en de nombreux point, il y a lieu de saisir un avocat afin de solliciter une expertise judiciaire et ester en justice le cas d'échéant)...Lisez cette délibération...

Ce dossier est confié à un avocat de Nîmes, c'est le contribuable qui payera !

La deuxième : Lancement de la consultation pour la maitrise d'oeuvre du projet de vérification et restauration éventuelle du barrage du Devois. .Lisez cette délibération...



Association de Défense des Habitants Contribuables de l’Aigoual,
Avenue du Devois, Le Devois, Saint Sauveur Camprieu, 30750, tel 0467826111.
Site internet : http://www.adhca.com, Email : adhca@live.fr